Eugène France

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Eugène France
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Mouvement
Résistance en Creuse stèle d'Eugène France.JPG
Stèle à la mémoire d'Eugène France.

Eugène France né le à Vichy et décédé le à La Chaize commune de Saint-Pardoux-Lavaud était un militant communiste et un résistant creusois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le militant[modifier | modifier le code]

Le Résistant[modifier | modifier le code]

Dès 1940, malgré la surveillance policière, Eugène France tente de regrouper, dans la région de Guéret, les militants du parti communiste dissous. Il entretient également des contacts fréquents avec les autres groupes de résistants en formation. Il voit notamment régulièrement Albert Fossey membre du mouvement Libération-Sud qui deviendra le chef départemental FFI en 1944. Il prend le pseudonyme de Randonneau, et devient le responsable politique (commissaire aux effectifs) des FTP creusois. Durant l'année 1943, il participe activement à la structuration de la Résistance communiste départementale et des groupes de combat FTP. Pourchassé par la police et la Gestapo, il entre en clandestinité le . Il passe sa première nuit à l'école de Lavaud dans la commune de Lépinas[1] avant de rejoindre le maquis. Il poursuit son action dans le maquis jusqu'au , jour de la première libération de Guéret, qui voit l'ensemble des forces de la Résistance creusoise libérer sa préfecture.

En tant que représentant du PCF, Eugène France siège au directoire du Comité départemental de libération (CDL) mis en place dès le . Face à la contre attaque allemande, les résistants doivent évacuer Guéret le . Il est un des derniers à quitter la ville accompagné de son ami Albert Coucaud[2]. Selon Marc Parrotin[3], au cours des jours suivants, une violente altercation l'oppose au lieutenant-colonel Albert Fossey-François au sujet de l'évacuation. Il reprend le maquis.

Au cours de la dispersion des maquis qui suit l'attaque de la brigade Jesser, il trouve la mort le , près du village de La Chaize (commune de Saint-Pardoux-Morterolles), dans des conditions jamais totalement élucidées. C'est une des figures politiques départementale des plus prométeuses qui disparait. Le , le préfet Henry Castaing, prononçant son éloge funèbre, le définit ainsi : Franc et loyal, convaincu, France n'a jamais accepté un renoncement à son idéal ; il n'a jamais accepté un compromis avec ses convictions[4].

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Auguste Tourtaud alias commandant "André" Membre de l'État major FTP de la Creuse. Député communiste de la Creuse (1945-1958)
  • Raymond Belmont alias Commandant "Martin" Chargé des liaisons FTP/AS. Chef d'État major départemental FFI en 1944.
  • Albert Coucaud Membre du PCF Clandestin. Responsable de la CGT clandestine Creusoise. Responsable de l'école des cadres FTP. Membre du CDL en 1944. Secrétaire départemental de la CGT (1944-1950)

Évènements[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gabrielle Thévenot, Une vie de Creusois, Verso, 1981
  • Marc Parottin, Le Temps du maquis, Verso, 1981

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Témoignage de Suzanne Boiron (Archives départementales de la Creuse 147J37)
  2. Gabrielle Thévenot, Une vie de creusois, Verso, 1981
  3. Marc Parrotin, Le Temps du maquis, Verso, 1981
  4. Arch. dép. Creuse, 21W81