Lépinas

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Lépinas
Lépinas
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton Ahun
Intercommunalité Communauté intercommunale d'aménagement du territoire Creuse-Thaurion-Gartempe
Maire
Mandat
Régis Parayre
2014-2020
Code postal 23150
Code commune 23107
Démographie
Population
municipale
146 hab. (2016 en diminution de 12,05 % par rapport à 2011)
Densité 0,15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 39″ nord, 1° 55′ 45″ est
Altitude Min. 515 m
Max. 681 m
Superficie 1 004,80 km2
Localisation

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Lépinas (L'Espinaç en occitan) est une commune française située dans le département de la Creuse et dans la région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lépinas est située à quelques kilomètres de sa source qui se trouve à Pétillat sur la commune de Peyrabout. Le territoire communal est arrosé par la rivière Gartempe.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Lépinas fut un centre important de Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Trois points principaux de ralliement virent le jour entre 1942 et 1944.

L'école de Lavaud, dont l'institutrice Suzanne Boiron fut très tôt acquise aux idées de la Résistance, servit de point de passage et de refuge à de nombreux proscrits de toutes obédiences. C'est ainsi que de nombreux réfractaires du Service du travail obligatoire (ou "STO") se retrouvèrent dans cette école, avant d'être dirigés vers des caches de la région. Albert Fossey, dit "François", futur chef départemental des FFI de la Creuse, fréquentait régulièrement le lieu au temps de l'organisation des maquis. Eugène France, héroïque dirigeant de la résistance communiste, y passa sa première nuit de clandestin.

Le village de Rissat abrita dès 1942 un groupe de résistance d'obédience communiste sous la responsabilité d'un ancien des Brigades internationales, juif allemand : Adolf Low.

Le village du Coux devint le point de ralliement de nombre de réfractaires du STO. En avril 1943, le commandant Fossey décida de regrouper les volontaires du secteur en ce lieu, qui devint son poste de commandement, et où s'installa son État major. De nombreuses opérations partirent de ce lieu. Repéré, le groupe du Coux dut se replier vers Bellesauve, dans la commune de Janaillat, le 31 mai 1944.

Dans ce secteur boisé, isolé - où l'on ne va guère par hasard - ces groupes très divers, malgré leurs différences, vécurent en bonne intelligence, s'entraidant, se rendant visite. À ce titre, on peut considérer ce petit morceau de Creuse comme un creuset de la Résistance départementale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Élisabeth Bouchy-Pommier
mars 2014 En cours Régis Parayre SE Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2].

En 2016, la commune comptait 146 habitants[Note 1], en diminution de 12,05 % par rapport à 2011 (Creuse : -2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
769757808788891844915988958
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
920834874798815876810791758
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
759738682595550561577426384
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
343306269231225191179177175
2013 2016 - - - - - - -
157146-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église remaniée du XIVe siècle dans le centre du village attire en été des artistes locaux qui exposent leurs réalisations. La Gartempe s'écoule à Lépinas, alimentée par plusieurs ruisseaux provenant de Peyrabout.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Patris Jeanne, née Robert (1910-2005) institutrice de Belfort fut nommée à l'école de Lépinas de 1940 à 1942, après la Débâcle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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