Europe Eduss

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Europe Eduss
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Histoire et statut
Fondation
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Localisation
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Europe Eduss est un établissement d'enseignement supérieur privé. Les principaux programmes qu'il propose sont : médecine dentaire, kinésithérapie, pharmacie, psychologie et l'audiovisuel . Les enseignements sont délivrés dans plusieurs écoles en France et à l'étranger dont à Toulon, Irun, San Giljan, Lugano, Mouscron, ainsi qu'à Chaves et Amares.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le à Toulon est créé l'Association université Fernando Pessoa sous le régime juridique de l'association loi de 1901. L'association a été déclarée et immatriculée par la préfecture du Var le [1]. L’établissement est alors attaché à l'université Fernando-Pessoa[2],[3], une université privé de Porto, au Portugal.

Par la suite[Quand ?] l'association a modifié son intitulé en « Centre libre d'enseignement supérieur international » (Clesi)[4] et a modifié son objet social afin de pouvoir dispenser des formations dans les domaines médicaux et paramédicaux. Elle est inscrite au Répertoire SIRENE[5].

À sa création, l’Europe Eduss (alors une simple annexe de l’Université Fernando Pessoa) a suscité beaucoup de réactions et de débats[6],[7],[8],[9],[10],[11]car il était le premier centre d’enseignement privé à délivrer en France des formations en médecine dentaire, en kinésithérapie et en pharmacie. Ses opposant lui ont reproché de contourner le numerus clausus[12],[13],[14],[15] et le concours de la paces (dorénavant supprimé) ainsi que le coût des cursus. À l’inverse ses partisans ont défendu le fait que le secteur de l’enseignement privé devait avoir le droit (comme la majorité pays de l’OCDE) de former des professionnels du domaine médical et paramédical. Ils ont souligné le fait que l’Europe Eduss permet de lutter contre la pénurie de professionnels de santé et les déserts médicaux[16],[17] et de ne plus exclure des études médicales et paramédicales des étudiants qui seraient pourtant tout à fait capables de suivre ce type de cursus, en répondant à l'incapacité de l'État à financer plus de places d'étudiants ainsi que d'éviter l'expatriation en masse des étudiants[18],[19],[20]. Concernant le coût des cursus l'école se défend de ne disposer d'aucune aides publiques et affirme que l'université publique française ne pourrait garantir l'égalité des chances car de ombreuses études montrent que dans le milieu médical les étudiants en médecine sont en majorité issus de milieux favorisés ayant fait des prépas privées (qui sont elles aussi potentiellement très onéreuses)[21],[22],[23]

Suite aux actions judiciaires[Qui ?] depuis l'ouverture de l'école en 2012, le tribunal de grande instance de Toulon a proclamé la fermeture du Clesi le 18 septembre 2014 pour violation de la loi Fioraso, l'établissement privé n'ayant pas établi de convention avec un centre hospitalier universitaire (CHU) pour la formation clinique de ses étudiants en odontologie, ni de convention avec une université dispensant une formation de chirurgie dentaire, ni reçu d'agrément de l'État français pour dispenser une formation médicale, même partielle, sur le territoire[24],[25]. Cependant l'établissement ayant fait appel, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a considéré que le jugement rendu le par le tribunal de Toulon était excessif et a fait empêcher la fermeture du Clesi. Le Clesi poursuivit son activité dans l’attente du jugement définitif[26]. Celui-ci est rendu le mardi 27 septembre 2016 et ordonne la fermeture de la filière odontologie, mettant fin à cet enseignement au sein des écoles en France de l'école[27], [1] Suite à une plainte du conseil de l'ordre des masseurs kinésithérapeutes le Clesi a interdiction également de poursuivre sa formation de kinésithérapie en 2017 mais uniquement sur ses campus en France. Il poursuit donc la formation dans ses autres campus dont principalement à Irun.

L'Esem France ouvra par la suite les deux premières années de formation en médecine dentaire sur un campus à Dublin. Par arrêt de la Cour d'Appel d'Aix en Provence du le syndicat est débouté de toutes ses demandes et est condamné à verser au Clesi la somme de 5 000  de dommages et intérêts plus tous les frais de procédures engagés contre le Clesi

Puis en 2019, est créé un campus à Chavez et à Mouscron.

En l'Esem France est renommé Europe Eduss.

Le , le Conseil d'État valide définitivement l'inscription à l'Ordre de praticiens diplômés en chirurgie-dentaire de l’Université Fernando Pessoa du Portugal qui sont passés par le Clesi[28],[29].

Sa particularité est de conclure des conventions avec des universités européennes et d’assurer en leur nom des prestations de service d’enseignement supérieur en France et en Europe, assurant ainsi la reconnaissance automatique des diplômes conformément au Processus de Bologne[30]. Les étudiants réalisent leurs études en langue française sur les campus de l'Europe Eduss et valident leurs formations dans une université partenaire à l'étranger. Une fois diplômés d'une de leurs universités partenaires, les étudiants peuvent exercer dans toute l'Union européenne[31],[32],[33],[34].

En janvier 2021 Europe Eduss s'élargit au domaine de l'audiovisuel par la reprise d'une école nommée le Cadase[35]

Formations[modifier | modifier le code]

  • Kinésithérapie
  • Médecine dentaire
  • Psychologie
  • Bachelor sport et santé
  • Audiovisuel

L'inscription est faite à partir du baccalauréat et la sélection sur dossier.

Parmi ses représentants notables, Boris Cyrulnik, fut le président du comité scientifique[36] (2012 à 2014) de l'Europe Eduss, anciennement nommé Clesi.

Campus[modifier | modifier le code]

Un des laboratoires du campus de La Garde

L'établissement a plusieurs sites à travers l'Europe :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Association : Université Fernando Pessoa France », sur www.journal-officiel.gouv.fr, .
  2. « L'université portugaise Pessoa veut s'étendre en France », sur France Info, .
  3. « La fac portugaise qui irrite la France », sur tempsreel.nouvelobs.com/education, .
  4. « Centre Libre D'Enseignement Supérieur International », sur www.journal-officiel.gouv.fr, .
  5. « Centre Libre D'Enseignement Supérieur International », sur infogreffe.fr, .
  6. « Les professions de santé manifestent contre l’essor des formations privées », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 mars 2020).
  7. « Faut-il fermer autoritairement les antennes françaises de l’université privée Fernando Pessoa ? », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 mars 2020).
  8. le figaro, « Après le plombier polonais, le dentiste portugais ? », sur Le Figaro Etudiant (consulté le 9 mars 2020).
  9. « Chez les professionnels de santé, la fac Fernando-Pessoa ne fait pas l'unanimité », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 mars 2020).
  10. AFP, « Des étudiants dans la rue contre une école », sur Le Figaro.fr, (consulté le 9 mars 2020).
  11. Louise Cuneo, « L'université portugaise qui drague les recalés du système français », sur Le Point, (consulté le 9 mars 2020).
  12. « L'université portugaise qui voulait vous arracher les dents », sur Le Huffington Post, (consulté le 9 mars 2020).
  13. « Centre libre d'enseignement supérieur international - Sénat », sur www.senat.fr (consulté le 9 mars 2020).
  14. « Médecine : les stratégies des étudiants pour contourner le « numerus clausus » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 mars 2020).
  15. « Boris Cyrulnik : « Le système français du numerus clausus est totalement absurde » », sur Les Echos, (consulté le 9 mars 2020).
  16. « Les dentistes aussi désertent certaines régions », sur sante.lefigaro.fr, (consulté le 9 mars 2020).
  17. « Près de 2,5 millions de Français vivent dans un désert médical », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 mars 2020).
  18. « Ces étudiants qui font leur cursus de médecine à l’étranger », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 9 mars 2020).
  19. « Etudes de médecine : les Français s’expatrient toujours plus loin », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 mars 2020).
  20. « Sélectivité, cursus, ambiance : ils ont préféré étudier en Europe », sur start.lesechos.fr (consulté le 9 mars 2020).
  21. le figaro, « Les étudiants en médecine sont en majorité issus de milieux favorisés », sur Le Figaro Etudiant (consulté le 9 mars 2020).
  22. « Les études de médecine reste l’apanage des étudiants aisés », sur SudOuest.fr (consulté le 9 mars 2020).
  23. « Ecole : l'échec du modèle français d'égalité des chances », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 mars 2020).
  24. « Affaire Fernando-Pessoa : le Clesi condamné à la fermeture - Letudiant.fr », sur www.letudiant.fr (consulté le 12 février 2016).
  25. « Vers la fermeture de l’université portugaise de Toulon et Béziers », sur France info (consulté le 12 février 2016).
  26. « Béziers : le Clesi, université privée, peut continuer jusqu'à nouvel ordre », sur MidiLibre.fr (consulté le 12 février 2016).
  27. Aurore Abdoul-Maninroudine, « Dentaire : clap de fin pour le Clesi, condamné à fermer », sur www.letudiant.fr/, .
  28. « Les anciens du CLESI peuvent bien s’inscrire au tableau de l’Ordre tranche le Conseil d’Etat », sur L'Information Dentaire, (consulté le 3 novembre 2020).
  29. Texte intégral (lire en ligne).
  30. « Enseignement supérieur et recherche », sur www.coe.int Conseil de l'Europe.
  31. « FAQ - Formations Esem France - odontologie et kinésithérapie », sur esemfrance.fr (consulté le 6 mars 2016).
  32. Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, « La reconnaissance des diplômes au sein de l'UE », sur France Diplomatie : : Ministère des Affaires étrangères et du Développement international (consulté le 6 mars 2016).
  33. « Médecins - Commission européenne », sur ec.europa.eu (consulté le 6 mars 2016).
  34. Eric Nunès, « Médecine : les stratégies des étudiants pour contourner le « numerus clausus » », Le Monde.fr (consulté le 6 mars 2016).
  35. « Nos valeurs | CADASE » (consulté le 7 mars 2021)
  36. « L’université Fernando-Pessoa condamnée à fermer ses portes », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 février 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]