Esem France

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Esem France
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Histoire et statut
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Localisation
Pays
Divers
Site web

L’Esem France est un média spécialisé dans le conseil en orientation médicale et paramédicale. Les programmes principaux proposés par le biais de ses établissements affiliés sont notamment de médecine dentaire, de kinésithérapie et de pharmacie. Les enseignements sont délivrés dans plusieurs campus en France et à l'étranger dont à La Garde (Var), à Irun (Espagne) ainsi qu'à Dublin (Irlande).

Historique[modifier | modifier le code]

Le 28 septembre 2012 à Toulon est créé l'Association université Fernando Pessoa sous le régime juridique de l'association loi de 1901. L'association a été déclarée et immatriculée par la préfecture du Var le 15 octobre 2012[1]. L’établissement est alors attaché à l'université Fernando-Pessoa[2],[3], une université privé de Porto, au Portugal.

Par la suite[Quand ?] l'association a modifié son intitulé en « Centre libre d'enseignement supérieur international » (Clesi)[4] et a modifié son objet social afin de pouvoir dispenser des formations dans les domaines médicaux et paramédicaux. Elle est inscrite au Répertoire SIRENE[5].

Suite aux actions judiciaires de certains syndicats français de chirurgiens-dentistes[Qui ?] depuis l'ouverture de l'école en 2012, le tribunal de grande instance de Toulon a proclamé la fermeture du Clesi le 18 septembre 2014 pour violation de la loi Fioraso, l'établissement privé n'ayant pas établi de convention avec un centre hospitalier universitaire (CHU) pour la formation clinique de ses étudiants en odontologie ni reçu d'agrément pour dispenser une formation médicale, même partielle, sur le territoire[6],[7]. Cependant l'établissement ayant fait appel, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a considéré que le jugement rendu le 18 septembre 2014 par le tribunal de Toulon était excessif et a fait empêcher la fermeture du Clesi. Le Clesi poursuit son activité dans la légalité dans l’attente du jugement définitif[8]. Celui ci est rendu le mardi 27 septembre 2016 et ordonne la fermeture de la filière odontologie, mettant fin à cet enseignement au sein des campus en France de l'école [9]. Le Clesi réalise donc aujourd'hui les deux premières années de formation en médecine dentaire sur son campus à Dublin. Par la suite les élèves terminent leurs études au Portugal. Pour des raisons de communication le Clesi a fermé juridiquement en 2017[10] et est remplacé par différentes structures d'établissements regroupées sous l'appellation Esem France qui en est le principal promoteur via son média.

Présentation[modifier | modifier le code]

Sa particularité est de conclure des conventions avec des universités européennes et d’assurer en leur nom des prestations de service d’enseignement supérieur en France et en Europe, assurant ainsi la reconnaissance automatique des diplômes conformément au Processus de Bologne[11]. Les étudiants réalisent leurs premières années en France et terminent leurs formations dans une université partenaire à l'étranger. Une fois diplômés d'une de leurs universités partenaires, les étudiants peuvent exercer dans toute l'Union européenne[12],[13],[14],[15].

Formations[modifier | modifier le code]

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Kinésithérapie, médecine dentaire, préparation au concours d'infirmier, pharmacie

  • Inscription : à partir du baccalauréat.
  • Sélection : sur dossier

Argumentaire[modifier | modifier le code]

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l'Esem France a depuis le début suscité beaucoup de réactions[16],[17],[18],[19],[20],[21] de débats[22] car il facilite le contournement du numerus clausus et du concours Paces[23],[24],[25],[26].

Les arguments des partisans des établissements affiliés à l'Esem France sont pour la plupart :

  • Permettre de lutter contre la pénurie de professionnels de santé et les déserts médicaux[27],[28],[29],[30], qui sont en grande partie responsables de l'inflation des coûts des soins dentaires[31],[32],[33].
  • Permettre de lutter contre le numerus clausus qui ne serait fait que pour protéger un monopole commercial[34] en empêchant la concurrence entre professionnels de santé.
  • Permettre de ne plus exclure des études médicales et paramédicales des étudiants qui seraient pourtant tout à fait capables de suivre ce type de cursus.
  • Permettre de répondre à l'incapacité de l'État à financer plus de place d'étudiant[35].
  • Le coût important des études est rendu nécessaire par le fait que les établissements de l'Esem France ne reçoivent aucune aides publiques.
  • L'université publique française ne pourrait garantir l'égalité des chances. En effet, certaines études montrent que dans le milieu médical les étudiants en médecine sont en majorité issus de milieux favorisés ayant fait des prépas privées (qui sont elles aussi potentiellement très onéreuses)[36],[37],[38],[39]

Les arguments des opposants des établissements affiliés à l'Esem France sont pour la plupart[40],[41] :

  • Le coût important des études des établissements affilés à l'Esem France lié à son caractère privé sont accusés de conduire à un mode de sélection par l'argent à l'instar des écoles de commerces, d'art ou d'ingénieurs. L'enseignement privé ne serait pas basé sur le mérite contrairement à l'enseignement public.
  • Concernant la filière kinésithérapie, pour laquelle il existe depuis longtemps des instituts de formation privés français, son coût (9,500 /an[42]) est supérieur à des instituts de formation privés à but lucratif (de 8 300 € à 8 700 €/an[43])
  • Les syndicats professionnels invoqueraient la nécessité de réguler le nombre de professionnels afin qu'il soit adapté à la demande. Quant au gouvernement il y verrait un moyen de contrôler le nombre d'actes réalisés et donc de contrôler les dépenses de la sécurité sociale[44].
  • Le fait que le Clesi se situe uniquement à Toulon et Béziers, qui sont sur le pourtour méditerranéen, lieux où la densité en professionnels de santé est forte[45] risquerait d'aller à l'encontre de l'objectif affiché par le Clesi de pallier les déserts médicaux ( Bien que rien ne prouve que les étudiants du Clesi s'installeront dans les zones où ils étudient). En effet, comme le pense la ministre de la Santé c'est une hausse ciblée de l'offre de formation dans les zones sous-dotées qui a le plus de chance de remédier au manque de professionnel[46].[réf. insuffisante]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Association : Université Fernando Pessoa France », sur www.journal-officiel.gouv.fr,
  2. « L'université portugaise Pessoa veut s'étendre en France », sur France Info,
  3. « La fac portugaise qui irrite la France », sur tempsreel.nouvelobs.com/education,
  4. « Centre Libre D'Enseignement Supérieur International », sur www.journal-officiel.gouv.fr,
  5. « Centre Libre D'Enseignement Supérieur International », sur infogreffe.fr,
  6. « Affaire Fernando-Pessoa : le Clesi condamné à la fermeture - Letudiant.fr », sur www.letudiant.fr (consulté le 12 février 2016)
  7. « Vers la fermeture de l’université portugaise de Toulon et Béziers », sur France info (consulté le 12 février 2016)
  8. « Béziers : le Clesi, université privée, peut continuer jusqu'à nouvel ordre », sur MidiLibre.fr (consulté le 12 février 2016)
  9. Aurore Abdoul-Maninroudine, « Dentaire : clap de fin pour le Clesi, condamné à fermer », sur www.letudiant.fr/,
  10. « Special Sciences Education », sur https://moodle.eduss.pt
  11. « Enseignement supérieur et recherche », sur www.coe.int Conseil de l'Europe
  12. « FAQ - Formations Esem France - odontologie et kinésithérapie », sur esemfrance.fr (consulté le 6 mars 2016)
  13. Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, « La reconnaissance des diplômes au sein de l'UE », sur France Diplomatie : : Ministère des Affaires étrangères et du Développement international (consulté le 6 mars 2016)
  14. « Médecins - Commission européenne », sur ec.europa.eu (consulté le 6 mars 2016)
  15. Eric Nunès, « Médecine : les stratégies des étudiants pour contourner le « numerus clausus » », Le Monde.fr (consulté le 6 mars 2016)
  16. « Les professions de santé manifestent contre l’essor des formations privées », sur Le Monde,
  17. « Faut-il fermer autoritairement les antennes françaises de l’université privée Fernando Pessoa ? », sur Le Monde,
  18. « Chez les professionnels de santé, la fac Fernando-Pessoa ne fait pas l'unanimité », sur www.lemonde.fr,
  19. « Des étudiants dans la rue contre une école », sur www.lefigaro.fr,
  20. « Les « dentistes portugais » sèment l'émoi dans les facs de médecine », sur etudiant.lefigaro.fr,
  21. « L'université portugaise qui drague les recalés du système français », sur www.lepoint.fr,
  22. « L'Université Fernando Pessoa a-t-elle le droit de former nos futurs dentistes ? », sur Sciences et Avenir,
  23. « Médecine : les stratégies des étudiants pour contourner le « numerus clausus » », sur Le Monde,
  24. « Centre libre d'enseignement supérieur international », sur Sénat,
  25. « Boris Cyrulnik : « Le système français du numerus clausus est totalement absurde » », sur Les Échos,
  26. « Une université de médecine portugaise installée dans le Var: le ministère saisit la justice sur fond d'atteinte au numerus clausus », sur Huffington Post,
  27. « Les dentistes aussi désertent certaines régions », sur sante.lefigaro.fr (consulté le 12 février 2016)
  28. « Recherche dentiste désespérément », sur Le blog de EMILIENNE MALFATTO (consulté le 12 février 2016)
  29. François Béguin, « Près de 2,5 millions de Français vivent dans un désert médical », Le Monde.fr (ISSN 1950-6244, consulté le 12 février 2016)
  30. « L'origine de la pénurie des médecins en France », sur www.atoute.org (consulté le 12 février 2016)
  31. « Les dentistes plombent le budget des ménages », sur 60 Millions de Consommateurs (consulté le 12 février 2016)
  32. « Les "sans-dents" : emblême de soins dentaires trop chers », sur Sciences et avenir (consulté le 12 février 2016)
  33. « Inflation excessive des tarifs des soins dentaires | Companeo.com », sur www.companeo.com (consulté le 12 février 2016)
  34. « L’insoutenable concurrence portugaise des arracheurs de dents et des boutiquiers herboristes », sur Contrepoint,
  35. « Université portugaise en France, ne craignons pas la concurrence ! », sur Contrepoint,
  36. « Ecole : l'échec du modèle français d'égalité des chances »
  37. « Les étudiants en médecine sont en majorité issus de milieux favorisés », sur Le Figaro Étudiant (consulté le 12 février 2016)
  38. Taris Philippe, « Les études de médecine reste l'apanage des étudiants aisés », sur SudOuest.fr (consulté le 12 février 2016)
  39. « Les études supérieures de moins en moins accessibles aux enfants d'ouvriers », sur La Tribune (consulté le 12 février 2016)
  40. « Actualité focus sur pessoa-le-clesi »
  41. « Le Centre Universitaire Fernando PESSOA : Le piège à étudiants ! »
  42. « Devenir dentiste ou kiné ? Le diplôme s'achète à Toulon ! »
  43. « Coût des études de kinésithérapie : la grande injustice »
  44. « Numerus clausus : qu'est-ce que c'est ? »
  45. « Cartographie interactive de la démographie médicale »
  46. « Déserts médicaux : Touraine va relever le numerus clausus »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]