Empereur cloîtré

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L' empereur cloîtré (Daijō Hōō ou Daijō Hō?) (deux lectures acceptées de 太上法皇, le terme peut aussi être abrégé en Hōō (法皇)), est un empereur japonais (tennō) qui abdique et entre dans la communauté monastique bouddhiste en recevant le rite pravrajya (en).

Les empereur cloîtrés agissent parfois en tant que daijō tennō (empereur retiré), conservant donc leur pouvoir effectif. Le titre est porté pour la première fois par l'empereur Shōmu, puis est plus tard repris par beaucoup d'autres empereurs qui « prennent la tonsure », indiquant une décision de devenir moine bouddhiste[1].

Époque de Heian[modifier | modifier le code]

Les empereurs qui reignent en tant qu'empereur cloîtré sont :

  • Shirakawa (1053–1129, r. 1073-1087 puis 1087-1129)
  • Toba (1103–1156, r. 1107-1123 puis 1129-1156)
  • Go-Shirakawa (1127–1192, r. 1155-1158 puis 1158-1192)
  • Go-Toba (1180–1239, r. 1183-1198 puis 1198-1221)
  • Go-Horikawa (1212–1234, r. 1221-1232 puis 1232-1234)
  • Go-Saga (1220–1272, r. 1242-1246 puis 1246-1272)

L'empereur Go-Hanazono abdique en 1464 (5e année de l'ère Kanshō) mais peu après éclate la guerre d'Onin (Onin-no-ran) et il n'y a plus d'abdication jusqu'en 1586 (la 5e année de l'ère Tenshō), quand l'empereur Ōgimachi transmet les rênes du gouvernement à son petit-fils, l'empereur Go-Yōzei. L'état de désordre du pays est à l'origine de l'arrêt de cette pratique ainsi que le fait qu'il n'y ait plus de parti ni d'argent pour soutenir un ancien empereur et son pouvoir[2].

Époque d'Edo[modifier | modifier le code]

Le dernier empereur cloîtré est l'empereur Reigen.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ponsonby-Fane, Richard. (1963). Vicissitudes of Shinto, p. 27.
  2. Ponsonby-Fane, Kyoto, pp. 340-341.

Source de la traduction[modifier | modifier le code]