Effet miroir (nouvelle)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Effet miroir
Publication
Auteur Isaac Asimov
Titre d'origine Mirror Image
Langue Anglais américain
Parution
Traduction française
Parution
française
1976
Intrigue
Genre Science-fiction

Effet miroir (titre original : Mirror Image) est une nouvelle d'Isaac Asimov publiée pour la première fois en dans Analog Science Fiction and Fact. Elle est disponible en France dans les recueils de nouvelles Espace vital et Nous les robots.

Résumé[modifier | modifier le code]

R. Daneel Olivaw, l'androïde spacien, rend une visite impromptue à Elijah Baley, le détective terrien. Il lui explique qu'un navire est en orbite et qu'on y a besoin de lui pour résoudre une querelle en propriété intellectuelle : le vieil Alfred Barr Humboldt et le jeune Gennao Sabbat, en route pour un congrès de neurobiophysique, affirment tous deux avoir pensé le premier à une théorie capitale, s'en être ouvert à l'autre à bord du navire, et avoir vu ce dernier voler l'idée. Face à cet effet miroir, R. Daneel a suggéré de faire un détour par la Terre pour consulter Baley.

L'enquête s'annonce difficile car les deux savants refusent d'être interrogés par un Terrien. Baley se rabat sur leurs robots domestiques, quasiment identiques et chacun loyal à son maître. Il commence par celui de Sabbat et lui fait valoir que Humboldt souffrirait terriblement d'une accusation qui entacherait sa longue carrière, alors que Sabbat a tout le temps de se racheter. Le robot acquiesce et accuse alors Sabbat. R. Daneel pense l'affaire résolue.

Baley insiste cependant pour interroger l'autre robot. Il lui fait valoir que le legs scientifique de Humboldt lui vaudrait le pardon, mais que, si Sabbat est condamné, cela condamne du même coup tous les progrès qu'il pourrait amener à l'humanité. Le robot plonge alors en état de gel mental, incapable de choisir entre cette perspective et, selon Baley, un ordre direct de mentir. Apprenant cela, Humboldt avoue le vol et le mensonge.

R. Daneel tout en félicitant Baley, remarque que l'autre robot aurait très bien pu craquer à l'idée de trahir un innocent. Baley explique que cela ne changeait rien, car il avait déjà une bonne idée du coupable — Humboldt, vieux génie finissant, tenté de finir en beauté aux dépens du jeune Sabbat venu quêter l'approbation de son aîné. L'important était donc de lui « mettre la pression », ce que Baley pouvait aussi bien accomplir dans les deux éventualités.