Dindo Yogo

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Dindo Yogo
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Informations générales
Nom de naissance Théodore Djangi Dindo Yogo
Naissance
Lokotou Manzanza, Équateur,
Drapeau du Congo belge Congo belge
Décès
Kinshasa,
Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo
Activité principale Instrumentiste, chanteur
Genre musical Musiques du monde
Années actives 1973 - 2000

Dindo Yogo (de son vrai nom Théodore Djangi Dindo Yogo) est un musicien congolais, né le à Kinshasa (Congo belge, aujourd'hui République démocratique du Congo) et mort le dans la même ville.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les premières années et Papa Wemba[modifier | modifier le code]

Dindo Yogo passe son enfance dans l'ancienne région de l'Equateur RDC. Il fait de très brillantes études primaires au pensionnat de Boyange (un internat d’élite à 40km à l’est de Lisala) dans les années 1963-1967. Déjà apprécié pour la chaleur de sa voix, il est pré-chantre de la chorale. À la suite de la rébellion qui secoua le pays, la famille s’établit à Kinshasa.

Adolescent, Dindo commence à jouer au football avec les jeunes de son quartier, Yolo (à l'époque, on l'appelait Abou Gahysha).

C'est à 15 ans que Dindo commence la musique, en cofondant l'Orchestre Macchi avec Théo Lolango. Il réalise quelques titres tels que Lola muana et Koko ozana solo entre 1973 et 1976. Puis il a fondé l'orchestre Etumba Na Ngwaka avec son ami Nseka Huit Kilos.

En 1978, il fait sa demande d'emploi dans l'orchestre Viva la Musica de Papa Wemba.

En 1981, Dindo Yogo quitte l'orchestre Viva La Musica pour rejoindre, comme l'un des sept patrons de Langa Langa Stars, Evoloko Atshwamo Jocker, Djuna Djanana, Mbenzu Ngamboni Bozi Boziana, Bolenge Djo Mali, Kisangani Espérant, et d'autres, avec lesquels il travaillera de 1981 à 1984. Tshimpaka Roxy rejoindra le groupe en 1982. Les chansons Solanga (Djanana), Bakutu et Bakutu bis (Djo-Mali), Mace femme africaine (Bolenge Djo Mali), Tête africaine (Kisangani Espérant), La Migonne (Bozi Boziana), Ata pneu ya reserve (Bozi Boziana), Avenir Mbeya Mbeya (Evoloko Jocker), Tantine Betena (Dindo Yogo), Parfum na Ngai (Djanana Wampanga), Autopsie Beloti (Kisangani Espérant) sont lancées sur le marché zaïrois du disque d'octobre 1981 à février 1982, et font le succès triomphal de cet orchestre sur la difficile scène musicale zaïroise.

Dès le retour d'une tournée triomphale en Europe de l'automne 1982 jusqu'à janvier 1983, les défections s'enregistrent dans Langa Langa Stars. Toutes les anciennes têtes d'affiche (dits les patrons) reprochent à Evoloko Jocker sa tendance à l'autoritarisme et à l'autoproclamation en chef du groupe contre l'esprit d'association des "patrons" qui était au départ de la création du groupe et de la mise en commun de ces grosses pointures de la musique zaïroise du moment). Kisangani Espérant rentrera en Europe en avril 1983 et les autres « patrons » désertaient le groupe, n'y laissant que Dindo Yogo, Djuna Djanana Wampanga et Evoloko Atshwamo Jocker. Djanana rejoint les Choc Stars de Ben Nyamabo en juillet 1985. Dindo part pour Zaïko Langa Langa vers fin 1984 début 1985. Leya tentera d'ailleurs d'imiter la voix cassée de Dindo Yogo parti à son tour à la fin de 1983. Nzembo Elengi est la dernière chanson de Dindo Yogo dans Langa-Langa Stars avant qu'il s'en aille à Zaïko.

Zaïko Langa-Langa, la stabilité[modifier | modifier le code]

Commence alors en 1984 une période durant laquelle Dindo joue dans Zaïko Langa Langa de N'Yoka Longo, jusqu'en 1991. Dindo Yogo compose alors de nombreuses chansons (Mokili Echanger, Liwa Yo Moyibi, Bolingo Etumbu.)

L'orchestre Zaiko se sépare en 1988. Une partie du groupe (JP Buse, Bimi Ombale (en), Lengi-Lenga, Bébé Atalaku, Béniko Popolipo, Djimmy Yaba, Petit Poisson, Bakundé Ilo-Pablo, Yvon Kamamba et Manzeku Djerba) fonde Zaïko Langa Langa Familia-Dei. Dindo, lui, poursuit avec Zaïko Langa Langa en compagnie de Nyoka Longo, Matima Mpiosso, Belobi Meridjo, Gilbert Benamayi, Oncle Bapius, Zamwangana Enoch et Nono Monzuluku. Dindo est alors chef d'orchestre ; Jossart étant président, les deux leaders engagent de nouveaux musiciens. Ils réalisent ainsi un concert pour la Skol dans les années 1990.

À son départ en 1991, Dindo Yogo fonde Ngwaka Ayé. Cette nouvelle expérience est particulièrement riche, car elle lui permet d'enregistrer de nombreux albums. Invité en 1995 à l'anniversaire des 25 ans de Zaïko Langa Langa, il réaffirme à cette occasion son indépendance du groupe.

La fin d'une carrière bien remplie[modifier | modifier le code]

Son fils Lola Mwana a rejoint l'orchestre de Dindo en 1996 - il le quittera trois ans plus tard, en 1999-2003, pour l'orchestre Quartier Latin International de Koffi Olomidé. Ce départ n'empêchera toutefois pas le père et le fils de continuer à réaliser des duos ensemble.

Dindo Yogo est mort à Kinshasa en 2000 des suites d'une longue maladie.

Clips[modifier | modifier le code]

DVD[modifier | modifier le code]

  • Hommage à Dindo Yogo (Place aux vedettes 2) - DVD (2010)

VHS[modifier | modifier le code]

  • Les Variétés Zaïroises Vol.2 (VHS) (Flash Diffusion Business 1992)
  • Les Hits Zaïroises (1991, Éditions Mayala & Vidéo Plus Productions & Anytha Ngapy Productions)

Discographie[modifier | modifier le code]

Anciens Musiciens et Anciennes Danseuses du Ngwaka Ayé (1991-2000)[modifier | modifier le code]

    • Chanteurs/Chanteuses:
  • Selika, de 1991-1996
  • Mi Flo La Rose, de 1991-1994
  • Michaux Chamberton Dix, de 1995-1998
  • Lola Mwana, de 1996-1999
  • Marcel Bakenda, de 1996-1997
    • Animateurs:
    • Guitaristes/Bassistes:
  • Blaise Belo Musikasika (rythmique), de 1997-2000
    • Batteurs:
    • Percussionistes:
    • Synthétiseurs:
    • Danseurs:
  • Lambio Lambio, de 1991-1996
    • Danseuses:
  • Guylaine Bangeleka, de 1991-1992
  • Zina Bilaho, de 1991-1992
  • Carine Evoloko, de 1991-1993
  • Mireille Kondé, de 1992-1993
  • Marie-Vincent Ekoundé, de 1992-1993

Références[modifier | modifier le code]