Der Gott, der Eisen wachsen liess

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Der Gott, der Eisen wachsen ließ est un poème patriotique du poète allemand Ernst Moritz Arndt. Il était écrit juste avant les guerres de 1813 à 1815, pendant lesquelles l’Allemagne se libérait du règne de Napoléon.

Le poème reflète la haine contre Napoléon et le sentiment anti-français[réf. nécessaire] du poète, bien qu’il ne nomme pas de noms ou dates historiques d'actualité. Avec une mélodie composée plus tard, ce poème est devenu un des chants les plus importants du mouvement nationaliste allemand.

Texte et traduction[modifier | modifier le code]

allemand(de) français

Der Gott, der Eisen wachsen ließ,
der wollte keine Knechte.
Drum gab er Säbel, Schwert und Spieß
dem Mann in seine Rechte;
drum gab er ihm den kühnen Mut,
den Zorn der freien Rede,
dass er bestände bis aufs Blut,
bis in den Tod die Fehde.

So wollen wir, was Gott gewollt,
mit rechter Treue halten
und nimmer im Tyrannensold
die Menschenschädel spalten.
Doch wer für Tand und Schande ficht,
den hauen wir in Scherben.
Der soll im deutschen Lande nicht
mit deutschen Männern erben.

O Deutschland, heil’ges Vaterland!
O deutsche Lieb und Treue!
Du hohes Land, du schönes Land,
dir schwören wir aufs Neue:
Dem Buben und dem Knecht die Acht!
Der füttre Krähn und Raben!
So ziehn wir aus zur Hermannsschlacht
und wollen Rache haben.

Lasst brausen, was nur brausen kann,
in hellen, lichten Flammen!
Ihr Deutschen alle, Mann für Mann,
fürs Vaterland zusammen!
Und hebt die Herzen himmelan
und himmelan die Hände,
und rufet alle Mann für Mann:
Die Knechtschaft hat ein Ende!

Lasst klingen, was nur klingen kann,
Trompeten, Trommeln, Flöten!
Wir wollen heute Mann für Mann
mit Blut das Eisen röten,
mit Henker- und mit Knechteblut.
O süßer Tag der Rache!
Das klinget allen Deutschen gut,
das ist die große Sache.

Lasst wehen, was nur wehen kann,
Standarten wehn und Fahnen!
Wir wollen heut uns Mann für Mann
zum Heldentode mahnen.
Auf, fliege, stolzes Siegspanier
voran den kühnen Reihen!
Wir siegen oder sterben hier
den süßen Tod der Freien.

Le Dieu qui faisait croître le fer
ne voulait pas d’esclaves.
Puis, il donnait le sabre, l’épée et l’épieu
dans la droite de l’homme ;
puis, il lui donnait le courage hardi,
l’ire de la parole libre,
pourqu’il continue jusqu’au sang,
jusqu’à la mort la querelle.

Nous voulons donc tenir ce que Dieu a voulu
en bonne fidélité
et ne jamais pour la solde des tyrans
fendre les crânes humains.
Mais celui qui lutte pour la vanité et la honte,
nous le hacherons en lamelles.
Celui-là ne doit point, au pays allemand,
hériter à côté des hommes allemands.

Ô Allemagne, ô patrie sacrée !
Ô amour et fidélité allemands !
Pays si haut, pays si beau,
à toi, nous jurons de nouveau :
La proscription aux garçons et aux esclaves !
Qu’ils fassent manger les corneilles, les corbeaux !
Mais nous allons à la bataille de Teutobourg
et réclamons vengeance.

Faites gronder ce qui peut gronder
aux flammes claires et lucides !
Les Allemands, tous les hommes,
ensemble pour la patrie !
Et élevez les cœurs au Ciel
et au Ciel aussi les mains,
et criez, tous les hommes :
La servitude est finie !

Faites retentir ce qui peut retentir,
les trompettes, les timbales, les flûtes !
Nous voulons aujourd’hui, tous les hommes,
rougir le fer par le sang,
par le sang des bourreaux et des esclaves.
O chéri jour de la vengeance !
C’est un bon son à chaque Allemand,
ceci est la grande chose.

Faites flotter ce qui peut flotter,
les fanions et les drapeaux !
Nous voulons aujourd’hui, tous les hommes,
nous exhorter à la mort héroïque.
Hardi, vole, ô fière bannière de la victoire
devant les lignes audacieuses !
Nous vaincrons ou nous mourons ici
de la douce mort des libres.