Dea Dia

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Dea Dia est une divinité romaine qui nous est connue par le culte que lui rendait la confrérie des Frères Arvales. Dea Dia signifie en latin déesse lumineuse.

Dea Dia était l'une des déesses protectrices des champs. Les divers écrits des frères Arvales nous renseignent sur les particularités détaillées de son culte. Ce culte local, très ancien, est néanmoins ignoré. Aucun des écrivains latins ou grecs ne fait allusion à cette déesse. Il n'est connu que par les inscriptions trouvées dans la vigne des Ceccarelli, à Rome.

Celui-ci fut toujours limité à la confrérie qui le desservait. Il ne fut jamais reconnu, malgré la protection qu'Auguste lui accorda. Les cérémonies religieuses des Frères Arvales, sur lesquelles les inscriptions nous renseignent abondamment, étaient célébrées dans le bois sacré de Dea Dia, bois de lauriers et de chênes. Ce bois sacré se situait près de la via Campana, au cinquième mille.

Sa fête, célébrée trois jours en mai (les 17, 19 et 20 mai), avait pour but d'attirer sa bénédiction sur les champs.

Dea Dia est au cœur du roman de Jean Martet, Les Cousins de Vaison (1932).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Broise et John Scheid, Recherches archéologiques à la Magliana : le balneum des frères Arvales, Rome, 1887.
  • Henri Broise et John Scheid, « Étude d'un cas : le lucus de Dea Dia à Rome », in Les bois sacrés, Actes du colloque international de Naples (« Coll. du centre J. Bérard »), Naples, 1993.
  • John Scheid, « Le bois sacré de Dea Dia et la limite du territoire de la cité de Rome », Comptes rendus de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, 2013/1.

Fascicule 2013-1