Daniel Vangarde

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Daniel Vangarde
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Daniel BangalterVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant
Autres informations
Genre artistique

Daniel Vangarde (de son vrai nom Daniel Bangalter), né en 1947[1], est un producteur, parolier et auteur-compositeur français.

Au début des années 1970, il travaille avec Ringo et Sheila. Il a enregistré un album dans la vague contestataire (avec des titres comme : Un bombardier avec ses bombes, Comme le juge avait mal mangé, Une comète va rencontrer la terre[2],[3],[4]).

Son label Zagora[5], a produit des artistes tels que La Compagnie Créole, les Gibson Brothers, Paula Moore ou encore Vic Edimo. Zagora a été distribué par Carrère, Barclay et Philips/Phonogram[6].

Il s'est ensuite reconverti dans les musiques festives (il est le parolier de La Compagnie créole : Le Douanier Rousseau, Le Bal masqué, Souris à la vie, La Machine à danser, C'est bon pour le moral, Ça fait rire les oiseaux ; compositeur Jean Kluger). Ses principaux travaux ont été effectués dans les années 1970 pour les interprètes Ottawan, Gibson Brothers et Sheila, soit comme parolier, compositeur ou producteur. Il a alors largement travaillé avec Jean Kluger.

En 1978 , Daniel Vangarde réalise le track Aqua avec Wally Badarou sous le nom de DVWB[7],[8]. Ce disco mutant, avec force synthés, boîtes à rythme et vocoder, a été repris dans la compilation Cosmic Machine (A voyage through French Cosmic & Electronic Avantgarde 1970 -1980) de Because Music[9].

D'origine juive polonaise[10], il trouve, en 1999, dans les archives de la Sacem, dirigée alors par Jean-Loup Tournier, des documents inédits sur son comportement à l’égard des artistes juifs, via une note interne du 7 novembre 1941, qui « a édicté le fichage des auteurs “non aryens”, décidé du blocage de leurs droits, et menacé d’internement “en camp de concentration” »[11].

Il est également le père de l'artiste compositeur Thomas Bangalter du groupe de musique électronique Daft Punk[12]. Une chanson d’Eddie Johns, More Spell On You, sortie en 1979 et produite par Daniel Vangarde serait à la base de One More Time. Son utilisation par Daft Punk a été source de polémique, le groupe n’a jamais reconnu avoir utilisé cette chanson qui n’est pas créditée. Il a finalement fallu que des gens réussissent à reconstruire One More Time à partir de More Spell On You pour que l’utilisation du sample soit prouvée.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sylvie Tanette, « La sombre affaire de la Sacem, depuis la guerre jusqu’à Daft Punk », largeur.com, 4 juillet 1999
  2. Discographie sur discogs.com
  3. Discographie sur bide-et-musique.com
  4. Discographie sur encyclopedisque.fr
  5. (en) « Zagora », sur Discogs (consulté le 8 décembre 2017)
  6. « Zagora - Afrisson », sur www.afrisson.com (consulté le 8 décembre 2017)
  7. (en) « Dvwb », sur Discogs (consulté le 8 décembre 2017)
  8. « DVWB "Aqua" », sur youtube.com (consulté le 5 août 2019)
  9. « "Cosmic Machine" pour découvrir la French Touch des années 70 », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 8 décembre 2017)
  10. (en) Jonah Weiner, « Daft Punk : All Hail Our Robot Overlords », sur rollingstone.com, (consulté le 9 septembre 2020).
  11. http://www.leparisien.fr/faits-divers/la-sacem-accusee-d-avoir-spolie-les-juifs-07-05-1999-2000611112.php
  12. L'Obs, « Pourquoi Daft Punk boycotte les Victoires de la musique », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 9 septembre 2020).