Daniel Rabel

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Daniel Rabel
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Peintre et Ingénieur du roi Louis XIII
Maître
Mouvement

Daniel Rabel né à Paris en 1578, mort et enterré à Paris, sans descendance, le , est un peintre, graveur, miniaturiste, décorateur et botaniste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Rabel, Daniel Rabel peint des portraits en miniature, des fleurs, des oiseaux, des papillons[1].

Parmi les objets du trésor de Saint-Denis, il enlumine la Bible et édite un livre sur les armoiries d’Allemagne. Il travaille beaucoup, comme son père, pour l’astronome Nicolas de Peiresc, élève de Galilée. C’est peut-être lui qui grave la première carte de la lune, l’année d’avant sa mort.

En 1633, le savant Peiresc correspond avec un Rabel et lui demande d’exécuter des dessins d’après des vases antiques possédés par des particuliers. Les minutes de ces lettres, datées des 21 mars, 4 avril, 12 juin, , sont conservées dans la riche bibliothèque de Carpentras, elles ne mentionnent aucune adresse[2].

En 1612, il est peintre du duc de Nevers Charles de Gonzague. En 1618, il s’installe à Saint-Germain-des-Prés, où il peint Suite de fleurs (1624, Cabinet des estampes de la BNF) et Ballet de la douairière de Bilbao (Louvre). Il peint également des paysages à l’huile, ainsi que des sujets de chasse.

Il va à Paris pour Louis XIII qui lui commande le portrait de sa fiancée Anne d’Autriche[3], et le nomme ingénieur du Roi en 1625.

En 1631 et 1632, il est le premier peintre employé par Gaston d'Orléans, troisième fils d’Henri IV.

De 1617 à sa mort, il est dessinateur de théâtre et de ballet de cour. L'histoire du costume de ballet[4] mentionne les costumes qu'il réalisa pour Les Fées de la forêt de Saint-Germain, ainsi que pour le Grand Ballet de la douairière de Billebahaut (Bilbao) 1626[5]. Sa veuve, Anthoinette Guibourg, épousera d'ailleurs Jacques de Belville, maître des ballets du roi et ami de la famille. Il exerça une influence sur Inigo Jones ainsi que sur d'autres artistes des cours européennes de l'époque [6].

Grand Ballet de la douairière de Billebahaut 1626
Dessin botanique de 1624

Prince de l’art botanique, exilé par Mazarin à Blois, Rabel se consacre aussi à l'étude des étoiles.

Il est le fondateur du premier jardin botanique de province et importe, par l’entremise de son médecin Brunyer, de nombreuses espèces des Antilles[7].

Ses descendants semblent avoir continué de vivre à Blois, où un Kléber Rabel figure sur le monument aux morts de 1914 ; son frère vivait encore en 1962.

La Bibliothèque nationale de France détient l’original des planches qui viennent d’être éditées : Daniel Rabel : « Recueil de cent fleurs et insectes » (édition Anthèse reprise par Claude Draeger, 1991) ; carton pour le ballet royal : Daniel Rabel, Esquisse pour un opéra du grand bal de la Douairière de Billebahaut : musique de l'Amérique (Bibliothèque nationale de France, Cabinet des Estampes)[8].

Ballet des fées des forêts de Saint-Germain - Entrée des Esperlucates (1625)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Daniel Rabel, Cent fleurs et insectes, collection Bibliothèque nationale, Arcueil, France : Anthèse, ©1991.
  • Daniel Rabel, Livre de différents desseings de parterres , Fondo Cicognara (Biblioteca apostolica vaticana), Microforme édité à Paris chez F.L.D. entre 1600 et 1640[9]
  • Daniel Rabel, Theatrum florae : in quo ex toto orbe selecti mirabiles, venustiores ac praecipui flores tanquam ab ipsus deae sinu proferuntur. Éditeur : Lutetiae Parisiorum : Apud Petrum Firens, 1627.
  • Daniel Rabel, Cartouches de différentes inuentions tres utiles a plussieurs sortes de personnes, chez Melchior Tauernier, 1632, Paris[10]
  • E. T. Hamy, Jean Le Roy de la Boissière et Daniel Rabel, peintres d'histoire naturelle du commencement du XVIIe siècle... Éditeur : Paris, Masson et cie, s.d.
  • Léo R. Schidlof, La Miniature en Europe aux XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, Graz, Akademiche Druck Verlagsanstalt, 1964, vol. II (M-Z).Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Rabel - Encyclopedia Universalis
  2. Sources : Archives du Louvre, janvier 1947 ; Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, tome XIII ; Encyclopædia Universalis, index 3, p. 2473 - col. 1.
  3. Arrivée d'Anne d'Autriche à Paris, par Rabel - Gallica
  4. John H. Astingtion, Daniel Rabel and the Grotesque, University of Toronto
  5. Article sur les costumes de ballet dessinés par Rabel
  6. Lindley, The Court Masque, Manchester University Press, 1984
  7. Y aurait-il un lien avec la ville de Jean-Rabel en Haïti ? Une recherche sur l'origine du nom de cette ville fait remonter celui-ci au moins à 1583 (Origine du nom Jean-Rabel sur le site Histoire et Généalogie de la Caraïbe) époque ou Daniel Rabel avait cinq ans, alors que Jean Rabel, père de Daniel, était dans la fleur de l'âge. On relate que ce dernier a vécu à Paris et qu'il était fils d'un orfèvre nommé lui aussi Jean Rabel, mais il n'y a aucune trace d'un voyage aux Caraïbes ni du premier ni du second
  8. Daniel Rabel - Gallica
  9. Livre de différents desseings de parterres
  10. Cartouches de différentes inuentions tres utiles a plussieurs sortes de personnes