Cornelis de Witt

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Cornelis de Witt
Portrait of Cornelis de Witt after Jan de Baen Rijksmuseum Amsterdam SK-A-4763.jpg
Fonction
Bourgmestre
Biographie
Naissance
Décès
(à 49 ans)
La Haye, Provinces-Unies
Nationalité
Activité
Famille
Jacob de Witt [père]
Andries de Witt [oncle]
Johan de Witt [frère]
Andries Bicker [beau-père]
Cornelis de Graeff [beau-père]
Andries de Graeff [beau-père]
Père
Fratrie
Conjoint
Maria van Berckel
Enfant
Johan de Witt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Cornelis de Witt ou Cornelius de Witt, en français Corneille de Witt, né à Dordrecht le , mort à La Haye le , frère de Johan de Witt, est un homme d'État néerlandais.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1650, Cornelis de Witt devient bourgmestre de Dordrecht et membre des États de Hollande et de Frise-Occidentale. Il est ensuite nommé au poste élevé de gouverneur (ruwaard) de Putten et bailli de Beierland.

Il s'associe plus étroitement avec son frère, le Grand-pensionnaire, et le soutient tout au long de sa carrière avec une grande détermination et efficacité. En 1667, il est choisi par les États de Hollande pour accompagner l'amiral Michiel de Ruyter dans le fameux raid sur la Medway durant lequel il se distingue par sa fraîcheur et son intrépidité. En 1672, il accompagne de nouveau Ruyter et prend une part honorable dans la bataille de Solebay contre les flottes alliées anglaise et française. Contraint par la maladie de quitter la mer, il trouve à son retour Dordrecht aux mains du parti orangiste. Lui et son frère sont l'objet de suspicion et livrés à la vindicte populaire. Sur la base de fausses accusations de trahison, il est arrêté. Soumis à la torture, il refuse d'avouer et est condamné au bannissement.

Victime d'un complot soigneusement organisé par les Orangistes Johan Kievit et l'amiral Cornelis Tromp, il est lynché par la foule, qui tue également son frère qui devait être libéré le jour même. Leurs cœurs et leurs corps horriblement mutilés sont exposés à la foule comme des trophées. Aujourd'hui, cet événement est considéré par les Néerlandais comme la période la plus honteuse de l'histoire des Pays-Bas.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Dumas raconte en détail la dernière journée de Cornelis (Corneille) de Witt au début de son roman La Tulipe noire, paru en 1850.
  • Dans le « Recueil de lettres, pour servir d’éclaircissement à l’histoire militaire du règne de Louis XIV », édition Chez Antoine Boudet, imprimeur du roi, à Paris, il y a, pages 199 à 203, la copie d’une lettre de La Haye, écrite à une personne de la ville d’Utrecht en date du 21 août 1672, et envoyée le 23 août 1672 par monsieur Stouppe, (le lieutenant colonel Pierre Stoppa, commandant la place d’Utrecht) à monsieur de Louvois. Cette lettre mentionne, heure par heure et avec toutes les détails, le déroulement de la funeste journée du 20 août.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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