Christine Major

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Christine Major
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Naissance
(54 ans)
Québec
Nationalité
Canadienne
Activités
Artiste visuelle
Autres activités
Professeur à l'université du Québec à Montréal
Formation
Université d'Ottawa et Université du Québec à Montréal

Christine Major, née le 9 août 1966 à Québec est une artiste visuelle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Christine Major a fait ses études universitaires à l’Université d’Ottawa. Elle a un baccalauréat en arts visuels profil atelier et un second avec une spécialisation en théorie et histoire de l’art. Elle a fait sa maîtrise en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle a enseigné à Ottawa et elle est désormais professeure à l’Université du Québec à Montréal. C’est une artiste visuelle de la scène contemporaine québécoise depuis la fin des années 1990. Elle a longtemps été représentée par la galerie Donald Browne à Montréal qui a tenu plusieurs de ses expositions solos[1]. Elle a participé à de nombreuses expositions collectives ou personnelles à travers le Canada. Sa production artistique est influencée par Georges Didi-Huberman et ses écrits dont on peut voir plusieurs références dans ses œuvres[2]. Dans sa pratique, Christine Major utilise des images d’archive, des médias, d’internet, d’autres œuvres etc. Elle revisite des images déjà existantes et explore notre relation à ces images sources. Un thème persistant dans sa production est la relation de pouvoir autant envers la femme que les animaux. Elle exploite également notre rapport aux autres et aux images[3]. Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections canadiennes et québécoise comme le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée national des beaux-arts du Québec[4] et dans les collections de la Caisse de dépôt et placement du Québec et la Collection Hydro-Québec[5].

Expositions [1][modifier | modifier le code]

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • 2016 Elles Aujourd'hui, Musée des beaux-arts de Montréal, 8 octobre 2015 - 7 août 2016, Montréal, Québec [2].
  • 2008   MANIF D’ART 4 – LA BIENNALE D’ART DE QUÉBEC, 1er mai au 15 juin 2008 [3].
  • 2007 Rétrospective 1982-2006, Symposium international d’art contemporain de Baie Saint-Paul, Centre d’exposition de Baie Saint-Paul, 2 juin – 30 septembre 2007, Baie Saint-Paul, Québec [4].
  • 2006  Réingénierie du monde, Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, Montréal, Québec   Commissaire: Éric Ladouceur.
  • 2004  Ils causent des systèmes, Acquisitions récentes en art actuel, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec   Commissaire: Anne-Marie Ninacs.
  • 2004   Eaux vives – Regards croisés, Maison de la culture Marie-Uguay, Montréal.
  • 2003   Vous êtes ici !, œuvres récentes des artistes du Symposium 2003, Le Centre d’exposition de Baie  Saint-Paul, Baie-Saint-Paul, Québec   Commissaire: Gaston St-Pierre.
  • 2002   La collection Prêts d’œuvres d'art du Musée national des beaux-arts du Québec, Québec.
  • 2001   Des nouvelles de Tchekhov, Plein Sud et le Théâtre Opsis, Longueuil, Québec, Commissaire: Bernard Lamarche  
  • La collection Prêt d’œuvres d'art du Musée national des beaux-arts du Québec, Québec.
  • 1999   Les Peintures, Galerie René Blouin, Édifice Belgo, Montréal, Québec.
  • 1998   La collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec, Québec.
  • 1997  Blaast, Galerie Rochefort, Église Saint-Pierre-Apôtre, Montréal, Québec.
  • 1996   Trans•mission, Galerie La Centrale / Powerhouse[5], Montréal, Québec .

Expositions solos[modifier | modifier le code]

  • 2012 Crash Theory, Galerie Donald Browne, Montréal, Québec[3].
  • 2010  Ninfa moderna, Galerie Donald Browne, Montréal, Québec. 
  • 2009  Peintures, Galerie Donald Browne, Montréal, Québec.
  • 2008  Parade, Galerie Donald Browne, Montréal, Québec.
  • 2007   Les jardins d’Éden, Galerie Donald Browne, Montréal, Québec.
  • 2006   Le sens du bois (duo), Centre d’exposition de Mont-Laurier, Mont-Laurier, Québec.
  • 2005   Amener l’eau au moulin (duo), Moulin banal du Trois-Saumons, projet hors les murs   du Centre Est-Nord-Est, Saint-Jean-Port-Joli, Québec.
  • 2005  Contact, Esthésio art contemporain, Québec.
  • 2005   Constellation, Centre des migrations, Montmagny, Québec.
  • 2004  Vivarium, Zone Libre-projet 8, Musée des beaux-arts de Montréal.
  • 2003   La disposition, Galerie d’art d’Outremont, Montréal, Québec.
  • 2000   La mécanique des fluides, Langage Plus, Alma, Québec. 
  • Terreurs intimes, Axe Néo-7 Art contemporain, Hull, Québec.  
  • Terreurs intimes, Galerie La Centrale /Powerhouse, Montréal, Québec [6].
  • 1999   Les speakerines, Plein Sud, Longueuil, Québec.  
  • La mécanique des fluides, Galerie B-312, Montréal, Québec [7].
  • 1998   Depth of Field, WARC, Toronto.
  • 1997  Anatomie de la lune, Édifice Belgo, espace 130, Montréal.
  • 1996  Le palais des glaces/The Hall of Mirrors, Galerie La Centrale / Powerhouse Gallery,    Montréal, Québec.

Exposition Vivarium, 2004[modifier | modifier le code]

Exposition au Musée des beaux-arts de Montréal qui est marquante dans sa carrière. Un vivarium est une cage vitrée pour petits animaux où leur habitat naturel est reproduit. Un vivarium peut également être le lieu qui contient les petites cages (les petits vivariums). Ce dernier permet à une personne d’observer les animaux qui sont en cage[6]. Les animaux représentés dans les toiles de Major sont sauvages (des éléphants, des chiens, des singes et un tigre). Le thème de l’exposition tourne autour de l’isolation et de l’aliénation[7]. La plasticité est un fil conducteur qui unit les œuvres par la couleur et l’empâtement. C’est un procédé qui est également présent dans d’autres séries. Cette série contient une référence au phasme dont Georges Didi-Huberman a parlé dans ses écrits[8].

Exposition Ninfa moderna, 2010[modifier | modifier le code]

Série dont le titre réfère à Didi-Huberman avec le terme de Ninfa qu’il a utilisé et expliqué dans Ninfa moderna. Essai sur le drapé tombé paru en 2002 chez Gallimard [8]. Major y explore le thème de la survivance et la persistance de certaines images[9]. Il y a un fil conducteur plastique qui est la couleur rouge présente dans toutes les toiles de différentes façons. Major met en relation la poupée Barbie et la nymphe ou Vénus antique, la tragédie avec des cas de violence moderne ou des cas médiatisés comme l’affaire Jaycee Lee Dugard[10]. Les œuvres de cette série traitent du corps féminin affaibli ou étendu et la violence qui leur est fait au quotidien. Les œuvres ont une esthétique du désordre et une palette chromatique vive et saturée[11].

Exposition Elles Aujourd'hui, 2015[modifier | modifier le code]

Cette récente exposition au Musée des beaux-arts de Montréal concerne six artistes femmes du Canada en écho au Groupe de Beaver Hall qui était présent sur la scène artistique 100 ans auparavant et exposé au musée en 2015[12]. La commissaire de l’exposition, Marie-Ève Beaupré y a mis en valeur les artistes féminines canadiennes contemporaines suivantes : Marie-Claude Bouthillier, Wanda Koop, Angèle Verret, Carol Wainio, Janet Werner (en) et Christine Major.

Citation de l'artiste[modifier | modifier le code]

« En puisant dans l’imagerie de la société de consommation, je veux effacer les frontières par l’entremise d’une combinaison d’images et de manières divergentes de peindre les figures. Nous sommes transformés par les images, et fabriquer des images dépend de la connaissance que nous avons du corps. » - Christine Major[13]

Bibliographie complémentaire[modifier | modifier le code]

  • NINACS, Anne-Marie (2001). « Terreurs intimes de Christine Major », Annie Gauthier (coordination), Pink Link ou la proposition rose, Montréal : La Centrale/Galerie Powerhouse, p. 18-21, 60.
  • MAJOR, Christine (1996). «Corps à corps avec l'œuvre», Élaine Frigon, Danièle Racine et Manon B. Thibault (coordinatrices), Trans-mission, Montréal : La Centrale/Galerie Powerhouse, p. 18-23.
  • MAJOR, Christine (2010). Programme ICI Doctorat en études et pratique des arts; École des arts visuels et médiatiques; Faculté des arts; Galerie Donald Browne; UQAM, 18 février 2010, durée de 64 minutes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. CV, « Le projet peinture »
  2. Jean-Claude Rochefort, « Christine Major, Angèle Verret :« Quand voir, c'est perdre » », Spirale,‎ , p. 39-41 (ISSN 0225-9044)
  3. a et b Édith-Anne Pageot, « Corps et chaos : Regard sur le travail récent de Christine Major / Body and Chaos : in Christine Major’s Recent Work », Esse arts + opinions,‎ , p. 58-61 (ISSN 0831-859X)
  4. « Christine Major | Collection Musée national des beaux-arts du Québec », sur collections.mnbaq.org (consulté le 23 juin 2019)
  5. « La Galerie Donald Browne présente MATIÈRE NOIRE de Christine Major », Le Vadrouilleur urbain,‎ (lire en ligne, consulté le 7 novembre 2018)
  6. Michel Hellman, « De visu - Le paradoxe du vivarium », sur Le Devoir, (consulté le 7 novembre 2018)
  7. Michel Bricault, « Une fable à dé/lire / Christine Major, Le Vivarium, Musée des beaux-arts de Montréal. 21 octobre 2004 - 13 mars 2005 », ETC,‎ , p. 15-19 (ISSN 0835-7641)
  8. Michel Hellman, « De visu - Le paradoxe du vivarium », sur Le Devoir (consulté le 7 novembre 2018)
  9. Marie-Ève Charron, « Nymphes jonchant le sol », sur Le Devoir, (consulté le 7 novembre 2018)
  10. Michel Bricault, « L’emblème / Christine Major, Ninfa moderna, Galerie Donald Brown, 20 février - 20 mars 2010 », ETC,‎ octobre-novembre-décembre 2010, janvier 2011, p. 55-56 (ISSN 0835-7641)
  11. Christine Major, « Description | Christine Major | Le Projet Peinture », sur www.leprojetpeinture.uqam.ca (consulté le 7 novembre 2018)
  12. Melina Schoenborn, « Six femmes peintres au musée », Gazette des femmes,‎ (lire en ligne, consulté le 7 novembre 2018)
  13. Christine Major, « Citation | Christine Major | Le Projet Peinture », sur www.leprojetpeinture.uqam.ca (consulté le 7 novembre 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]