Chemises rouges (Italie)

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Garibaldi

Les chemises rouges (en italien : Camicie rosse) sont des troupes de volontaires engagés, au XIXe siècle, à la suite de Garibaldi pour la libération de territoires occupés par des puissances étrangères, ou pour l'unité de l'Italie.

Origines[modifier | modifier le code]

Durant la guerre en Uruguay, Garibaldi perfectionne les techniques de guérilla. Son opposition aux ambitions territoriales de l’empereur du Brésil et de l’Argentine (perçues comme impérialistes) et ses victoires à Cerro et Sant'Antonio (1846) qui assurent l’indépendance de l’Uruguay, font de Garibaldi et de ses volontaires des héros. Garibaldi est d’ailleurs surnommé le Héros des Deux Mondes.

C'est en 1843, alors que Giuseppe Garibaldi est en exil, qu’il forme la légion italienne avec les immigrés italiens de Montevideo, pour soutenir la cause uruguayenne du général Rivera. Voulant habiller le plus économiquement possible sa légion italienne, Garibaldi achète à bas prix un lot de chemises rouges initialement destiné au marché de Buenos Aires alors fermé à cause du blocus : ces tuniques de laine rouge étaient à l'origine destinées aux ouvriers des abattoirs et saladeros (en) argentins, leur couleur faisant moins ressortir l'aspect sanglant du travail, aussi Garibaldi pensait-il que les hommes de sa légion qui devaient faire face à une armée de 30000 hommes ne verraient pas leur sang couler[1]. Cette légion se distingue lors de la défense de Montevideo contre l'armée argentine.

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Garibaldi tente de prendre Rome en 1849-1850, mais les « chemises rouges » n’ont pas été utilisées. Il passe quelques années en exil à New York, à Staten Island (1850-1853) avec l’inventeur italien patriote Antonio Meucci, avant de rejoindre l’Italie.

À New York, avant la guerre de Sécession, les pompiers volontaires (travaillant pour différentes compagnies privées) sont les héros de la classe ouvrière. Leur courage, leur sens civique et leur camaraderie inspirent l’admiration de fanatiques, les Buffs. Tous équipés de façon différente, les pompiers portaient tous une chemise de flanelle rouge. Quand Garibaldi retourne en Italie, les chemises rouges font leur réapparition dans les rangs de ses disciples.

Garibaldi reste un héros à New York. Le 39e régiment de volontaires de New York, appelé la Garde de Garibaldi, combat lors de la guerre de Sécession. Leur uniforme comprenait une chemise de laine rouge.

En Italie[modifier | modifier le code]

Elles furent portées en 1860 par les Mille pour la conquête du royaume des Deux-Siciles, en 1867 par les Garibaldiens pour envahir les États pontificaux et le corps des volontaires italiens lors de la troisième guerre d'Indépendance italienne.

Ce vêtement et cette couleur sont devenus par la suite les symboles de l'unification de l'Italie et même de l'émancipation des peuples.

En France[modifier | modifier le code]

Giuseppe Garibaldi participe à la guerre franco-prussienne en soutien à la jeune Troisième République française, débarquant à Marseille le 7 octobre 1870 avec une troupe de volontaires italiens.

En Grèce[modifier | modifier le code]

La bataille de Driskos (bg), le 9 décembre (26 novembre julien) 1912, où Lorentzos Mavilis trouve la mort au sein des Chemises rouges

Des corps de Chemises rouges participent du côté grec à la guerre gréco-turque (1897) puis à la Première Guerre balkanique (1912-13), principalement sous la conduite de Ricciotti Garibaldi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) H. F. Winnington-Ingram, Hearts of Oak, W. H. Allen,‎ 1889, p. 93

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]