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Maurice Dutheil de La Rochère

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Maurice Dutheil de La Rochère
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Charles Marie Maurice Dutheil de La RochèreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Parentèle
Alexis de La Rochère (d) (grand-père paternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Membre de
Arme
Grade militaire
Conflits
Lieu de détention
Sonnenburg (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Archives conservées par
Service historique de la Défense (GR 16 P 205855, AC 21 P 640235, AC 21 P 178434, GR 16 P 206096)Voir et modifier les données sur Wikidata

Charles Marie Maurice Dutheil de La Rochère, né à Versailles le et mort en déportation en Allemagne le , est un officier et résistant français.

Famille et formation

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Fils aîné du colonel Charles Alfred Marie Dutheil de La Rochère et de Léontine Marie Cécile Aubert du Petit-Thouars de Saint-Georges, Maurice Dutheil de La Rochère est élève de Polytechnique (promotion 1889).

Le , il épouse à Toulon, Anne Louise Noëlle Marie de Brion de Boisgillet, née à Pipriac le et morte dans le 7e arrondissement de Paris le . Le couple a un fils et quatre filles, dont Cécile (1903-1992)[1], résistante membre du réseau du musée de l'Homme.

Maurice Dutheil de La Rochère est capitaine de réserve d’artillerie coloniale au Soudan français (). Pendant la campagne du Soudan (1898), il se lie d'amitié avec un autre artilleur colonial polytechnicien, Paul Hauet.

Il devient ensuite administrateur de sociétés. Mobilisé en 1914, sept fois cité, deux fois blessé, il est lieutenant-colonel en 1918.

Ami d'enfance de Charles Maurras, dont il partage les convictions, il entre en résistance dès les premiers jours de l'occupation, après la destruction de la statue du général Mangin par les Allemands[2].

Pendant l'occupation, il anime un mouvement de résistance de la zone Nord de La Vérité française, lié à l'UNCC (union nationale de combattants coloniaux) que son ami, le colonel Hauet, a transformée en filière d'évasion de prisonniers de guerre. Après la guerre, l'UNCC est homologuée par Germaine Tillion dans le Groupe du musée de l'Homme.

Arrêté par la Geheime Feldpolizei, le , il est condamné à mort. Le , il est déporté en Allemagne. D'abord à la prison de Karlsruhe, puis à celle de Rheinbach, enfin au bagne de Sonnenburg où il meurt.

Décoré de la croix de guerre 1914-1918, de la médaille de la Résistance, de la croix de guerre 1939-1945 et de la croix de guerre américaine, il est commandeur de la Légion d'honneur.

Décorations

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Pour approfondir

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Références

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  1. Jacques Ghémard, « Cecile Dutheil de la Rochère - Les Français Libres », sur www.francaislibres.net (consulté le )
  2. Julien Blanc, Dictionnaire historique de la résistance. Résistance intérieure et France libre, Paris, Robert Laffont, 2006, p. 412-413.
  3. « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  4. a b c d et e « Ecole Navale / Espace tradition / Officiers célèbres », sur ecole.nav.traditions.free.fr (consulté le )
  5. « Rechercher dans les bases nominatives », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )