Centre technique des industries mécaniques

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Centre technique des industries mécaniques
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CETIMVoir et modifier les données sur Wikidata
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TVA européenne

Le Centre technique des industries mécaniques (CETIM) est un centre technique industriel français créé en 1965 à la demande des industriels de la mécanique. Il a pour objectif d’apporter aux entreprises mécaniciennes des moyens et des compétences pour accroître leur compétitivité, participer à la normalisation et faire le lien entre la recherche scientifique et l’industrie. Cette mission d’utilité publique est régie par la loi du 22 juillet 1948, reprise dans le Code de la recherche[1].

Labellisé Carnot, le Cetim totalise, avec ses filiales et centres associés, 1 100 personnes dont plus des 2/3 d’ingénieurs et techniciens.

Il est placé sous la tutelle de la Fédération des industries mécaniques et du ministère de l’Industrie.

Organisation et gouvernance[modifier | modifier le code]

La gouvernance du Cetim est assurée par un comité d’administration[2] et un comité de direction[3], assistés d’un comité scientifique et technique[4], de Comités-programme[5] et de commissions professionnelles.

Chiffres clés[modifier | modifier le code]

  • 151 M€ de chiffre d’affaires en 2019 dont 58 % sont issus de ressources propres et 42 % de ressources collectives
  • 1100 collaborateurs
  • 50 % des ressources affectées à la R&D et à l’innovation, 25 % à l’accompagnement des PME et 25 % à l’appui aux métiers des mécaniciens
  • Plus de 6 500 entreprises mécaniciennes servies
  • 13 pôles comptant 700 employés dont 400 ingénieurs en 2016
  • 97 % de CDI en 2016
  • 18 brevets déposés en 2016 et 96 brevets déposés depuis 2012. 

Activités et missions[modifier | modifier le code]

Le Cetim s’est doté de trois missions principales : la conduite et la participation à des activités de recherche et développement mutualisées, la déclinaison d’une offre globale et personnalisée de prestations et l’appui aux PME.

Les activités de recherche et développement[modifier | modifier le code]

Le Cetim attache d’importants moyens financiers, humains et techniques aux activités collectives menées au profit des entreprises de la mécanique[6]. Ces activités sont financées par une taxe affectée, et permettent au Cetim d’être en France le plus important des CTI (Centres techniques industriels).

Les activités de R&D du CETIM s’organisent en quatre axes :

  • Procédés-matériaux
  • Conception-simulation-essais
  • Développement durable
  • Mécanique-contrôle-mesure.

Une synergie est assurée avec la recherche amont, notamment via la Fondation Cetim, des laboratoires communs avec les universités et CNRS et le cofinancement de thèses.

Le Cetim cofinance ainsi près de 35 thèses et participe directement à neuf laboratoires communs avec des établissements d’enseignement supérieur et de recherche (ENSAM, ENS Cachan, Centrale Nantes, CNRS, etc.)[7]

Cet investissement dans les activités universitaires et de recherche est reconnu par le label Carnot (attribué par le ministère de la Recherche), ainsi que par le dépôt de plusieurs brevets chaque année.

Les prestations[modifier | modifier le code]

Le Cetim propose une offre globale et personnalisée de prestations aux entreprises et un accompagnement dès la réflexion fonctionnelle pour les PME comme les grands groupes[8]:

  • Ingénierie et aide à la conception
  • Essais et simulation
  • Conseil, expertise, formation[9]

L'appui aux PME[modifier | modifier le code]

Enfin, l’appui du Cetim aux PME se traduit également par des actions collectives régionales, au départ à caractère technologique, qui se sont étendues au cadre stratégique des entreprises, notamment par le programme Acamas, mené avec la FIM qui a mobilisé 26 M€ sur 7 ans et s’est déployé dans 18 régions, au profit de 1 100 PME. Le savoir-faire et la reconnaissance acquis au travers de ces actions sont aujourd'hui mis au service du déploiement de l'industrie du futur et de la transition écologique du tissu productif.

Moyens et équipements[modifier | modifier le code]

Le Cetim dispose de plusieurs infrastructures en France. Il existe quatre sites principaux, des centres associés Cetim, plusieurs plateformes technologiques dédiées aux matériaux composites, à la mécatronique, au forgeage, à la fabrication additive et au machinisme agricole et neuf laboratoires associés [10] (Ledith, Latep, Lamecas, Comp-innov, Transméca, LAMFM, Lerded, Cetimat, Luppiam)

Matériaux composites[modifier | modifier le code]

En partenariat avec la région des Pays de la Loire, Technocampus Composites est une plateforme de recherche technologique dédiée à la mise en œuvre des matériaux composites hautes performances. Mutualisant les moyens d’acteurs majeurs de l’industrie et de la recherche tels que le Cetim, Airbus Group, le CEA, CIMPA, DAHER et l’école des Mines de Nantes, le Technocampus accueille des activités s’étendant de la recherche fondamentale jusqu’à la pré-industrialisation[11].

Mécatronique et objets connectés[modifier | modifier le code]

Résultant d’une réflexion menée avec l’université de technologie de Compiègne (UTC), l’Institut de mécatronique est un centre de recherche appliquée et un espace commun de développement de solutions. Inauguré en 2008, l’institut a pour vocation de favoriser la formation d’ingénieurs mais également de présenter une offre commune de compétence pour les entreprises nationales et internationales.

Le centre de ressource mécatronique d’Annecy en Haute-Savoie est consacré au développement de capteurs autonomes et communicants, d’actionneurs mécatronique ou de systèmes d’aide à la conduite d’engins. Il intègre notamment une plateforme dédiées aux objets connectés avec un ensemble de machines nécessaires pour concevoir, développer et industrialiser des capteurs autonomes communicants s’appuyant sur une technologie de jauge de déformation à couche épaisse (capteurs d’effort, de couple, de pression, de température, de déplacement, de niveau, de concentration en gaz, etc.).

Forgeage[modifier | modifier le code]

Né de la collaboration entre le Cetim et les Arts et Métiers ParisTech, la plateforme technologique Vulcain, inaugurée en 2014, a permis de mener une centaine de projets dans le domaine du forgeage. La plateforme s’articule autour de 6 axes[12]:

  • La simulation du forgeage
  • La maîtrise du procédé et l’optimisation des gammes
  • Les procédés innovants
  • Les procédés de mise en forme near net shape
  • Le forgeage agile grâce à la robotisation
  • L’intégration.

Machinisme agricole[modifier | modifier le code]

Lancée en 2015 en collaboration avec la région Picardie, Pima@Tech est une plateforme technologique dédiée à la R&D pour le machinisme agricole. Répartie sur deux bâtiments à Beauvais (2 000 m2) et Senlis (700 m2), Pima@Tech est doté de moyens spécifiques au secteur des agro-équipements[13] :

  • Un banc de puissance pour tracteurs, des bancs de mise au point ou d’endurance pour les transmissions
  • Divers équipements de contrôles et de mesures, vibrateurs de forte puissance, vérins haute dynamique, cabine vibro-acoustique mobile, générateur climatique.

Fabrication additive[modifier | modifier le code]

Bénéficiant du soutien financier de la région Île-de-France, Additive Factory Hub prévoit la mutualisation d’expertises et de moyens pour relever les défis de la fabrication additive et augmenter son impact dans l’industrie. Localisée sur le site du CEA List à Saclay et portée par le Cetim, AFH constitue une vitrine internationale du savoir-faire de la filière française.

Partant des besoins industriels, cette plateforme s’appuie sur un écosystème de recherche reconnu mondialement (université Paris-Saclay) dans les domaines du numérique, de la physique et des matériaux. Elle a également pour vocation de diffuser, de former et d’accompagner les industriels par un transfert technologique vers les PME.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]