Cause finale

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La cause finale est l'une des quatre causes décrites par Aristote dans l'Éthique à Nicomaque. Les quatre causes sont la cause matérielle, la cause formelle, la cause efficiente et la cause finale. Celle-ci ne doit pas être confondue avec la cause première, bien qu'elle puisse lui être reliée.

Aristote considérait que la cause la plus importante, parmi les quatre causes, était la cause finale, qu'il appelait aussi telos (Τέλος), c'est-à-dire la fin ou la finalité. Aristote distingue à ce sujet deux significations du mot « fin » : la fin comme but (qui est la finalité au sens propre) et celle comme terme (c'est-à-dire ce qui termine une série)[1]. L'étude de la cause finale s'appelle, chez Aristote, la téléologie. La cause finale fait l'objet du finalisme.

Toujours chez Aristote, dans le domaine des actes humains, la cause finale est ce pour quoi l'on agit, le but que l'on se donne, recouvre l'intention ; dans le domaine de la physique, les corps lourds chutent pour retrouver leur état de repos naturel (celui dans lequel ils sont ou reviennent à moins d'une intervention extérieure), la chute est due à cette cause finale. Cela ne signifie pas que les objets eux-mêmes ont des intentions, il n'y a pas d'animisme chez Aristote, cela signifie que chez lui la cause n'engendre pas obligatoirement l'effet, entendu par là qu'elle ne provoque pas le changement, qu'elle est distincte de la cause motrice.

Dans la théologie chrétienne, la cause finale de l'homme est appelée « vision béatifique » ou théosis.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Physique, II, 2, 194a