Carolyn Ferriday

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Carolyn Ferriday
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
BethlehemVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Propriétaire de
Bellamy-Ferriday House and Garden (en) (jusqu'au )Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Carolyn Woolsey Ferriday, née le et morte le , est une philanthrope et actrice américaine connue pour son engagement au cours de la Seconde Guerre mondiale. Elle est impliquée dans la reconnaissance auprès du public américain des Lapins de Ravensbrück, nom désignant les femmes polonaises victimes d'expérimentations médicales nazies dans le camp de Ravensbrück.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Caroline Ferriday nait le 3 juillet 1902. Ses parents, Eliza et Henry Ferriday acquièrent la Bellamy-Ferriday House, en 1912. La famille y passe ses étés et vit à New York le reste du temps[réf. souhaitée].

Carrière d'actrice[modifier | modifier le code]

Elle fait ses débuts dans la pièce de Shakespeare, Le Marchand de Venise, avec le rôle de Balthazar[1].

Activisme philanthropique[modifier | modifier le code]

Ferriday se porte volontaire au consulat général de France à New York. Elle travaille aussi auprès de l'Association des Déportées et Internées Résistantes (ADIR) afin d'aider les orphelins français[2].

Les « Lapins » de Ravensbrück[modifier | modifier le code]

Ferriday s'implique dans la reconnaissance auprès du public américain des « Lapins », nom désignant les femmes polonaises victimes d'expérimentations médicales nazies dans le camp de Ravensbrück[3].

Ferriday rencontre Anise Postel-Vinay de l'Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR), qui la met en contacte avec deux victimes de Ravensbrück, Nina Iwańska et Helena Piasecka[4]. Dès lors elle s'engage énergiquement pour que ces victimes obtiennent reconnaissance et réparations[2].

Ferriday prend contact avec Norman Cousins pour écrire un article dans le Friends Journal dont l'objectif est alors de sensibiliser les lecteurs et lever des fonds pour les survivantes des expérimentations médicales nazies au camp de concentration de Ravensbrück[5],[6]. Elle permet à 35 de ces femmes de rejoindre les États-Unis pour des opérations de chirurgie reconstructive[7]. Elle visite Varsovie, en Pologne, en 1958 pour rencontrer ces femmes et préparer leur voyage. Elle y retourne au courant de la même année avec le docteur William Hitzig, qui avait déjà travaillé avec les « Hiroshima Maidens », pour évaluer les soins médicaux nécessaires[2].

Carolyn Ferriday a écrit trois article sur les « Lapins » qui la considéraient comme une grande amie et même l'appelaient leur « marraine ». Elles se rendent aux USA de décembre 1958 à décembre 1959 et visitent l'ensemble du pays, hébergées dans des familles d’accueil et recevant des soins médicaux. Carolyn Ferriday, elle-même, en accueille quatre pour Noël. Elles se retrouvent toutes à l'été 1959 pour aller de San Francisco jusqu'à New York avec un arrêt important à Washington D.C., où elles rencontrent des sénateurs et des représentants. Ferriday reste en contact avec plusieurs de ces femmes après leur départ des États-Unis[réf. souhaitée].

Elle prend également contact avec Benjamin Ferenzc au nom de l'ADIR, en charge de collecter les preuves pour le procès des Einsatzgruppen à Nuremberg afin qu'il l'aide à obtenir réparations pour les victimes[8].

Décès et reconnaissance posthume[modifier | modifier le code]

Carolyn Ferriday est décédée le 24 avril 1990 à l'âge de 87 ans. Une cérémonie commémorative a eu lieu le jour suivant à l'église du Christ de Bethléem[9].

Elle est une des trois protagonistes du roman historique Lilac Girls de Martha Hall Kelly[10],[11].

Décorations[modifier | modifier le code]

Ferriday a été décorée de la Croix de Lorraine et de la Légion d'Honneur par le gouvernement français dans les années 50 pour son soutien à la Résistance française et son engagement auprès des survivantes de Ravensbrück[12].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Caroline And The Lapins »
  2. a b et c (en) Jarosław Gajewski, « Regained Faith » Accès libre [PDF], sur individual.utoronto.ca
  3. (en) « Carolyn Ferriday, Philanthropist, 87, Who Aided Poles - The New York Times » Accès payant, sur Nytimes.com, (consulté le )
  4. (de) Silke Schäfer, Zum Selbstverständnis von Frauen im Konzentrationslager. Das Lager Ravensbrück. (Thèse de doctorat en philosophie), Berlin, TU Berlin, , 266 p. (DOI 10.14279, lire en ligne Accès libre), p. 104
  5. « Reining in the Rogue Royal of Arabia », Saturday Review,‎
  6. « Info », sur www.friendsjournal.org,
  7. Mia De Graaf, « How an American socialite helped treat concentration camp survivors », sur Mail Online, (consulté le )
  8. (en-US) « Caroline Ferriday », sur Saving the Rabbits of Ravensbrück (consulté le )
  9. « ONE New England - The Bellamy-Ferriday House », sur www.onenewengland.com
  10. « Women are the real Civil War heroes in Martha Hall Kelly's 'Sunflower Sisters' | The Spokesman-Review », sur www.spokesman.com (consulté le )
  11. (en) Martha Hall Kelly, Lilac girls : a novel (ISBN 978-0-593-49945-0 et 0-593-49945-X, OCLC 1291876358)
  12. « Destination: The Bellamy-Ferriday House & Garden », sur ctexplored.org

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]