Anise Postel-Vinay

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Anise Postel-Vinay
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (95 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Anise GirardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Enfant
Autres informations
Membre de

Anise Postel-Vinay, née Girard le à Paris[1], est une déportée résistante française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Anise Postel-Vinay est née dans une famille de l'est de la France. Son père a fait toute la Première Guerre Mondiale comme médecin et, vers 1920, après s'être marié, il s'est installé à Paris comme oto-rhino[2].

À l'âge de 19 ans, Anise intègre un réseau de l'Intelligence Service. Elle était notamment chargée de relever les positions des bunkers allemands dans la ville de Paris. Ces renseignements étaient traduits en anglais, photographiés, miniaturisés et envoyés à Londres, cachés dans des allumettes à double fond. Dans son livre "Vivre", Anise explique : « J'ai appris, il y a dix ans seulement, que ce camarade qui savait si bien l'anglais, qui traduisait et transmettait les documents au photographe, c'était Samuel Beckett ! »[2].

Elle est arrêtée pour faits de résistance le 15 août 1942, à l’âge de 20 ans. Emmenée au siège de la Gestapo no 11 rue des Saussaies, elle se retrouve dans la prison de La Santé. Le 13 octobre 1942, toutes les femmes de la prison de la Santé sont transférées à la prison de Fresnes. Puis une escale entre prison et camp au fort de Romainville avant d'être déportée à Ravensbrück en octobre 1943, avec Germaine Tillion. Elle est libérée le 23 avril 1945 par la Croix-Rouge suédoise[3]. Après la guerre, le retour en France est tragique. Anise apprit la mort de sa sœur, Claire Girard. Elle eut cependant la satisfaction de revoir son frère revenir de Buchenwald et son père du Camp de concentration de Dora.

Le 6 juin 1946 elle épouse André Postel-Vinay. Ils ont 4 enfants : Olivier, Daniel, Claire et Cyril[4].

Elle assiste à l'Hommage de la nation rendu au Panthéon le 27 mai 2015 à Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay et est citée dans le discours prononcé par le président de la République française François Hollande lors de la cérémonie[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]