Carl Stamitz

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Carl Stamitz
Description de l'image Karl Stamitz.jpg.
Nom de naissance Carl Philipp Stamitz
Naissance
Mannheim, Drapeau du Palatinat du Rhin Palatinat du Rhin
Décès (à 56 ans)
Iéna, Drapeau du duché de Saxe-Weimar Duché de Saxe-Weimar
Activité principale Compositeur
Maîtres Johann Stamitz, Christian Cannabich, Ignaz Holzbauer, Franz Xavier Richter
Ascendants Johann Stamitz

Carl Philipp Stamitz est un compositeur allemand, né à Mannheim le et mort à Iéna le . Issu d'une famille de musiciens − son frère Anton Stamitz et son père Johann Stamitz sont compositeurs −, il est l'un des compositeurs les plus représentatifs de la seconde génération de ceux qui travaillèrent à la cour de l'électeur palatin, à Mannheim, durant la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, Johann Stamitz, directeur d'orchestre, forme musicalement son fils avant que d'autres maîtres (Christian Cannabich, Ignaz Holzbauer et Franz Xavier Richter, dont il épousera la fille Marie Anne Françoise Xavière) ne prennent le relais. Après être resté un temps second violon à la cour, il quitte Mannheim en 1770 et part à l'âge de 25 ans pour Paris, engagé comme compositeur à la cour du duc Louis de Noailles.

C'est à Versailles, deux ans plus tard, qu'il compose La Promenade royale, première d'une série de symphonies. Malgré des zones d'ombre, on sait qu'il s'est rendu à Augsbourg, Vienne, Strasbourg et Londres. On le retrouve en 1779 à la Haye à la cour de Guillaume V d'Orange où, le , il joue avec Beethoven alors âgé de douze ans. Son épouse, Marie Anne Françoise Xavière, fille de François-Xavier Richter, meurt à Bruxelles le 8 janvier 1782[1]. Les années suivantes sont à bien des égards (et peut-être surtout financièrement parlant) d'une grande instabilité et, tout en composant, il occupe différents postes. À sa mort, en novembre 1801, quelques mois après le décès de sa seconde femme, ses possessions sont intégralement vendues pour payer ses dettes.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Carl Stamitz laisse 250 œuvres. Comme les autres membres de l’École de Mannheim, il a beaucoup pratiqué la symphonie concertante — notamment de nombreux concertos pour bois et cordes — et de la musique de chambre. Il est à l'origine du style galant.

En 1810, un catalogue de ses œuvres, disparu depuis, fut édité.

On notera notamment :

  • 2 opéras (disparus)
  • 11 concertos pour clarinette
    • Concerto pour clarinette no 1 en fa majeur, dit aussi Concerto « Darmstadt »
    • Concerto pour clarinette no 2 en si bémol majeur
    • Concerto pour clarinette no 3 en si bémol majeur (1778-1785)[2]
    • Concerto pour clarinette no 4 en si bémol majeur
    • Concerto pour clarinette no 6 en mi bémol majeur
    • Concerto pour clarinette no 7 en mi bémol majeur
    • Concerto pour clarinette no 8 en si bémol majeur
    • Concerto pour clarinette no 10 en si bémol majeur
    • Concerto pour clarinette no 11 en mi bémol majeur
  • 1 concerto pour hautbois
  • 15 concertos pour violon
    • Concerto pour violon en ré majeur op.1
  • 7 concertos pour flûte
  • 4 concertos pour violoncelle
  • 80 symphonies, en partie avec des groupes de solistes concertistes
  • sonates en trio
  • 6 quatuors op.14
  • 12 trios à cordes op.16
  • 6 duos pour violon et violoncelle op.19
  • 19 duos pour violon et alto
  • duos pour violon
  • 7 concertos pour basson
  • 1 concerto pour cor de basset
  • 3 concertos pour cor (disparus)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Registres paroissiaux de la Ville de Bruxelles, paroisse Sainte-Gudule.
  2. (en) Susan Ann Treiber, A recital (Master of Music), Kansas State University, (lire en ligne [PDF])

Liens externes[modifier | modifier le code]