Cana (ville)
| Cana (ar) قـانـا | |
Entrée du village en 2019. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Gouvernorat | Sud-Liban |
| District | Tyr |
| Géographie | |
| Coordonnées | 33° 12′ 33″ nord, 35° 17′ 58″ est |
| Localisation | |
| modifier |
|
Cana, Qana, Cana al Galil ou Qana al Galil (en arabe : qānā, قـانـا) est une petite localité qui se trouve dans le Liban du Sud, non loin de Tyr. Elle est connue pour son lien probable avec l'épisode biblique des noces de Cana et pour avoir été le théâtre de plusieurs massacres causés par l'armée israélienne lors de sa guerre contre le Hezbollah.
Histoire
[modifier | modifier le code]Antiquité biblique
[modifier | modifier le code]Cette ville ne doit pas être confondue avec Kafr Cana, située en Galilée, Palestine historique (aujourd'hui Israël). Cana et Kafr Cana sont parmi les lieux possibles de l'épisode des Noces de Cana raconté dans l'Évangile selon Jean où Jésus transforme l'eau en vin[1],[2].
- Ancienne presse à raisins.
- La grotte de Cana où Jésus aurait passé trois jours en méditation avant d'accomplir le premier miracle, et où ses disciples se seraint ensuite réfugiés pour échapper aux persécutions.
- Bas-relief des Apôtres à Cana, illustration de l'historien allemand Johann Nepomuk Sepp, 1879.
- Bas-relief des Apôtres en 2008, lieu de pèlerinage chrétien au Liban.
Histoire récente
[modifier | modifier le code]La ville est le terrain de nombreux combats entre le Hezbollah et l'armée israélienne.
Le , au cours de l'opération « Raisins de la colère », elle est le lieu d'un massacre, quand l'aviation israélienne bombarde le Sud-Liban. La population de Cana, terrorisée, se met à l'abri dans un camp sous contrôle de la FINUL. 106 personnes, en majorité des femmes et des enfants, périssent lors de cette opération ordonnée par Shimon Peres, à l'époque Premier ministre d'Israël. Un cimetière et un monument commémorent cette tragédie. En réaction à ce bombardement, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 1052, condamnant le bombardement et demandant une cessation des hostilités[3].
Le , au cours de nouveaux affrontements entre Israël et le Hezbollah, le bombardement d'un bâtiment abritant des réfugiés cause la mort d'au moins 28 personnes, dont 16 enfants[4].
- Tombes à Cana des 28 victimes du bombardement israélien.
- Mémorial improvisé pour les victimes du bombardement israélien.
Le , 15 personnes sont tuées par une frappe israélienne au cours du conflit entre Israël et le Hezbollah, lié à la guerre de Gaza[5].
Le 2 mai 2026, deux doubles frappes de l‘aviation israélienne touchent deux camionnettes civiles[6].
Jumelage
[modifier | modifier le code]La ville de Cana est jumelée avec les villes suivantes :
Patrimoine
[modifier | modifier le code]- L'église grec-catholique Saint-Joseph.
- Intérieur.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Conder and Kitchener, 1881, SWP I, pp. 367, 391-394
- ↑ The near-miracle in Kafr Kana
- ↑ « Resolution 1052 », sur docs.un.org (consulté le )
- ↑ Cécile Hennion, « Dix jours après le bombardement du village de Cana, les morts n'ont pas de sépulture », sur Le Monde,
- ↑ Marion Basma, « 15 personnes sont mortes dans un bombardement à Cana dans le sud du Liban ce mardi », sur Euronews, (consulté le )
- ↑ « Toujours plus de tués et de maisons détruites par les frappes israéliennes au Liban-Sud », L’Orient-Le Jour, 2 mai 2026.