Bride (cheval)

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec la bride complète qui est un type particulier de bride.
Gros plan sur la tête d'un cheval harnaché d'une bride.
Détail de la têtière et des montants sur une bride.

Bride est un terme générique désignant un harnais placé sur la tête d'un cheval permettant de le diriger. Il existe différents types de brides. Certaines sont composées d'un ou deux mors, alors que d'autres en sont dépourvues. Elles sont le plus souvent en cuir et présentent des coloris variés comme le noir, le marron foncé ou le marron clair. Elles peuvent également être ornées de pièces décoratives. Le nylon, le vinyle ou les matières synthétiques peuvent également être observées, notamment en endurance.

Étymologie et terminologie[modifier | modifier le code]

Le mot « bride » est attesté en France vers 1200 et est d'origine germanique. Il est probablement issu du moyen haut allemand brîdel signifiant « rêne »[1].

Dans les dictionnaires français du XVIIIe siècle, le terme désigne un « assortiment de pièces de cuir et de pièces de fer propre à tenir la tête d'un cheval sujette et obéissante ». Il est également précisé que la bride est composé de deux rênes, d'une têtière et d'un mors[2]. Au XIXe siècle, la définition ne présente pas d'évolution[3], mais des nuances de forme apparaissent en fonction de son origine. Ainsi dans son Dictionnaire d'hippiatrique et d'équitation, F. Joseph Cardini distingue la bride française, la bride anglaise et la bride américaine qui est décrite comme permettant de diriger le cheval sans mors[4]. Dans la seconde partie du XIXe siècle, le terme de bride tend à se perdre dans son sens générique. Il désigne alors la bride anglaise. Le terme de bridon est quant à lui employé pour désigner une bride avec un seul mors et une seule paire de rênes[5]. Cette distinction se poursuit au XXe siècle et au XXIe siècle[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières tentatives des hommes pour mener un cheval ont débouché sur l'utilisation d'un collier passé autour de l'encolure. Serré derrière les oreilles, une longe pouvait y être attachée. Vint ensuite la création d'un collier-frein placé plus bas sur l'encolure, qui permettait de faire tourner l'animal et l'arrêter. Le harnachement évolua par la suite vers une longe placée autour du chanfrein et derrière les oreilles, ce qui améliora nettement la conduite de l'animal. Sur cette base, on ajouta enfin une têtière et un mors[7].

Différents types[modifier | modifier le code]

Bride avec mors[modifier | modifier le code]

Filet[modifier | modifier le code]

Tête d'un cheval noir en concours équipé d'un filet.
Frison équipé d'un filet.
Article détaillé : Filet (équitation).

Le filet ou bridon est un harnachement simple qui ne comprend qu'un seul mors et qu'une seule paire de rênes[8]. Il peut être complété par une muserolle qui prend différentes formes plus ou moins sévères, empêchant le cheval d'échapper aux actions de la main en évitant qu'il ouvre la bouche. Le mors associé au filet peut également présenter différentes formes en fonction de l'action recherchée. Son choix varie en fonction des besoins du cavalier[9].

Bride complète[modifier | modifier le code]

Tête d'un cheval bai en concours équipé d'une bride complète.
Cheval équipé d'une bride complète.
Article détaillé : Bride complète.

Nommée « bride anglaise » en France au XIXe siècle et au début du XXe siècle[10] et « double bride » (double briddle) dans les pays anglo-saxons[9], la bride dite « complète » est composée de deux mors et de quatre rênes[8],[6]. Elle combine deux actions distinctes : un effet « releveur » au moyen du mors de filet et un effet « abaisseur » au moyen du mors de bride. Ces deux actions permettent de maintenir un port de tête équilibré[9],[11]. La bride complète offre ainsi une grande finesse et est particulièrement adaptée à la discipline du dressage[9].

Bride sans mors[modifier | modifier le code]

Tête d'un poney alezan crins lavés équipé d'une bride sans mors avec des pièces métaliques attachées à la muserolle.
Haflinger équipé d'un hackamore mécanique.
Article détaillé : Bride sans mors.

Il existe une grande variété de brides pour le cheval, dépourvues de mors pour le contrôler. Le hackamore et le side-pull en sont des exemples. Le contrôle de la direction s'effectue grâce à la muserolle ou à un caveçon. La bride sans mors agit principalement sur le nez du cheval. Elle est aussi sévère qu'une bride avec mors. Une mauvaise utilisation peut causer de grandes douleurs ou blessures au cheval[12],[13].

Matières[modifier | modifier le code]

Les différentes brides sont le plus souvent en cuir et présentent des coloris variés comme le noir, le marron foncé ou le marron clair[14]. Elles peuvent également être ornées de pièces décoratives en cuir, en métal ou en couture[6]. En endurance, les filets en nylon, en vinyle ou en matière synthétiques sont appréciés du fait des arrosages fréquents sur les courses[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Rey, Dictionnaire Historique de la langue française, Nathan,‎ , 14833 p. (ISBN 2321000139 et 9782321000136, lire en ligne)
  2. Dictionnaire universel françois et latin, Vve Delaulne,‎ (lire en ligne), p. 1471
  3. Louis Pierre François Adolphe Chesnel de la Charbouclais (marquis de), Dictionnaire de technologie, étymologie et définition des termes employés dans les arts et métiers, J.-P. Migne,‎ (lire en ligne), p. 301
  4. F. Joseph Cardini, Dictionnaire d'hippiatrique et d'équitation, Bouchard-Huzard,‎ , 751 p. (lire en ligne), p. 85
  5. Philippe Daryl, L'Équitation moderne: Encyclopédie des sports équestres (lire en ligne)
  6. a, b et c Andrea Fitzpatrick, Le Monde fascinant des chevaux, Paris, Nov'edit,‎ , 437 p. (ISBN 9782350332086), p. 385
  7. Collectif, « Selles, brides et mors », dans La Grande Encyclopédie Fleurus Cheval, Fleurus,‎ , 320 p. (ISBN 9782215051756), p. 178-179
  8. a et b Julie Deutsch, « Le bridon », dans Débuter l'équitation, Editions Artemis,‎ , 128 p. (ISBN 2844163408 et 9782844163400, lire en ligne), p. 32-34
  9. a, b, c et d Edwards 2005, p. 34-35
  10. Ch. Le Brun-Renaud, Manuel pratique d'équitation, Paris, Librairie Garnier Frères (lire en ligne), p. 54-57
  11. Programme officiel, Galop 7, Vigot,‎ (ISBN 9782711414895 et 2711414892), p. 42-43
  12. (en) Heather Smith Thomas, Storey's Guide to Training Horses, 2nd Edition : Ground Work * Driving * Riding, Storey Publishing,‎ , 504 p. (ISBN 1603423885 et 9781603423885, lire en ligne), p. 198
  13. (en) Cynthia McFarland, Horsemans GT Tack & Equipement : F, Rowman & Littlefield,‎ , 192 p. (ISBN 0762795980 et 9780762795987, lire en ligne), p. 138
  14. Audrey Pavia, L'Equitation Pour les Nuls, EDI8, 366 p. (ISBN 275404258X et 9782754042581, lire en ligne), p. 104
  15. Nancy S. Loving, Tenir la distance : Tout sur le cheval d'endurance, Acte Sud,‎ (ISBN 9782742742776)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]