Bombardement de Haïphong

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Le bombardement de Haïphong le , parfois appelé incident de Haïphong, est une action militaire entreprise par l'armée française[1].

C'était une des premières opérations entreprises par l'amiral Georges Thierry d'Argenlieu, promu trois mois plus tôt.

Contexte[modifier | modifier le code]

Lorsqu'en septembre 1945, Hô Chi Minh proclame à Hanoï l'indépendance de son pays, la politique française hésite entre la reconquête ou la conciliation[2]. Le voyage présidentiel en France (été 1946) permet d'envisager un compromis. Mais, dans chaque camp, on se prépare à l'affrontement[3].

Déclenchement[modifier | modifier le code]

Le 10 septembre, les Français reprennent le service des douanes alors que cela devait être négocié. L'état-major français, sur place, obéissant aux ordres de de l'amiral d'Argenlieu, multiplie les provocations. A Haïphong, les Vietnamiens s'opposent à un contrôle douanier, le 20 novembre[4].

L'objectif est de profiter de la situation pour améliorer la position française et mettre un terme à l'indépendance que le Vietnam était en train d'acquérir. Le colonel Dèbes, sur ordre du général Valluy, remplaçant d'Argenlieu, attaque le 23 novembre et fait bombarder Haïphong par trois avisos: le Chevreuil[5], le Savorgnan de Brazza et le Dumont d'Urville[6].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Cette affaire marque le début de la guerre d'Indochine, car en décembre, les milices viêt-minh répliquent à Hanoï.

Bilan[modifier | modifier le code]

D'après Paul Mus, conseiller politique de Leclerc, citant l'amiral Robert Battet, il y aura 6 000 morts. D'autres sources avancent de 300 à 20 000 victimes, principalement des civils.

Références[modifier | modifier le code]