Blanche Lohéac-Ammoun

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Blanche Lohéac-Ammoun
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Blanche AmmounVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Période d'activité
Père
Fratrie
Charles Ammoun (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
André Loheac (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Frank Lohéac-Ammoun (d)
Lyne Lohéac (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Blanche Lohéac-Ammoun, née le au Liban et morte le à Paris 16e (France), est une artiste peintre, illustratrice et écrivaine franco-libanaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Daoud Ammoun (1867-1922) et nièce d'Iskandar Anṭūn ʿAmmūn, Blanche Ammoun naît au Liban en 1912[1]. Elle entreprend des études de droit[1] et obtient sa licence[2]. Elle est l'une des deux premières Libanaises à obtenir ce diplôme[3].

Elle est cependant artiste et pratique les arts depuis son enfance[1]. Sa première exposition personnelle se tient en 1938 à Beyrouth[3]. Ayant épousé en 1944 un officier français, le colonel André Lohéac, résistant FFL[4],[1],[5], elle s'installe à Paris et s'y consacre complètement à la peinture[1].

Blanche Lohéac-Ammoun travaille surtout en France, mais elle expose ses peintures à Beyrouth et à Paris[1],[6], avec un certain succès[1],[7].

Elle innove techniquement avec la technique des « sablirisés »[3] ou « sablinisés »[8] donnant des éclats de miroir par des supports de métal montés comme un mobile[8]. Elle est parfois considérée comme « une véritable magicienne »[9].

Elle passe momentanément dans le domaine de la littérature[7] et écrit les textes d'ouvrages qu'elle illustre. Elle publie une Histoire du Liban à Beyrouth en 1937[7], avec « finesse et humour »[6]. Son ouvrage Zénobie, reine de Palmyre, publié en 1964, reçoit l'année suivante le prix Sobrier-Arnould[10].

Elle meurt dans le 16e arrondissement de Paris le [1],[11],[12].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Histoire du Liban, Beyrouth, 1937 ; 3e édition, Le Jour, 1948 ; 4e édition, Beyrouth, 1968.
  • Zénobie reine de Palmyre, Le Réveil, 1964 – Prix Sobrier-Arnould 1965.
  • Les Phéniciens en quatorze tableaux, Beyrouth, 1984.
  • Folklore libanais, Beyrouth, 1986.
  • Liban de jadis et d'hier, Beyrouth, 1988.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h (en) « Ammoun, Blanche Lohéac », sur oxfordartonline.com, Benezit Dictionary of Artists, (consulté le ).
  2. « Lohéac-Ammoun, Blanche », sur catalogue.bnf.fr, Bibliothèque nationale de France, (consulté le ).
  3. a b et c Encyclopédie Maronite, vol. 1, Université Saint-Esprit, , p. 59.
  4. André Léopold Marie Lohéac sur francaislibres.net.
  5. (en) « Loheac Ammoun (Blanche, Daoud) », dans Who's who in Lebanon, Éditions Publictec, , p. 206.
  6. a et b « Blanche Ammoun », dans Anthologie des auteurs libanais de langue française, Commission libanaise du mois de l'Unesco, , p. 21.
  7. a b et c Sélim Abou, « Le bilinguisme arabe-franc̨ais au Liban: essai d'anthropologie culturelle », Presses Universitaires de France, , p. 365.
  8. a et b Connaissance des arts 1971, numéros 233 à 238, p. 78.
  9. Pierre Lyautey, Liban moderne, R. Julliard, , p. 137.
  10. « Académie française - Prix Sobrier-Arnould », sur academie-francaise.fr, Académie française (consulté le ).
  11. Insee, « Extrait de l'acte de décès de Blanche Ammoun », sur MatchID
  12. Relevé généalogique sur Filae

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) « Ammoun, Blanche Lohéac », sur oxfordartonline.com, Benezit Dictionary of Artists, (consulté le ).
  • « Blanche Ammoun », dans Anthologie des auteurs libanais de langue française, Commission libanaise du mois de l'Unesco, , p. 21 [extraits en ligne].

Liens externes[modifier | modifier le code]