Benguela

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Benguela
Benguela
Benguela
Administration
Pays Drapeau de l'Angola Angola
Province Benguela
Démographie
Population 513 000 hab.
Géographie
Coordonnées 12° 33′ 00″ sud, 13° 25′ 00″ est
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Angola
Voir sur la carte administrative d'Angola
City locator 14.svg
Benguela

Benguela (graphie française Benguéla) est une ville d'Angola, chef-lieu de la province de Benguela. La ville est aussi le chef-lieu d'un évêché et possède une cathédrale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Benguela est située sur la côte Atlantique, dans la province de Benguela, à 430 km au sud de la capitale, Luanda, et à 35 km au sud du port de Lopito.

« Rade de Benguela et rivière de Cantonbelle » (carte XVIIIe siècle)

Histoire[modifier | modifier le code]

Royaume de Benguela, atlas Van der Hagen, 1662
Ancien blason de Benguela, fin 17ème
Hôtel de ville

En 1578, officiellement, commence l'exploration de la région, à partir de Benguela-Velha, mais sans doute dès 1483 par le navigateur Diogo Cão, qui remonte l'embouchure de la rivière Catumbela. Le courant marin froid, nommé courant de Benguela, paraît propice à une installation.

L'implantation coexiste avec le Royaume de Benguela (pt), autonome de 1617 à 1779, et dont le nom provient du mot "Mbegela".

La ville de Benguela est fondée en 1617 par les Portugais, menés par Manuel Cerveira Pereira, autour du Fort de São Filipe de Benguela (pt). Le point d'ancrage, à environ dix mètres de profondeur, est seulement à deux km de la ville.

Durant la guerre néerlando-portugaise (1601-1661), de 1641 à 1648, la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales (GWC) gère l'implantation portugaise, jusqu'à la reprise du poste par la troupe menée par Rodrigues Castelhano, lors de la reconquête de l'Angola et Sao Tomé (pt).

La ville redevient ensuite un centre commercial important, en particulier pour la traite des esclaves vers le Brésil et Cuba[1].

En 1705, le fort et la ville sont pris et détruits par les Français. Les travaux de reconstruction durent de 1710 à 1733.

En 1899, débutent les travaux du Chemin de fer de Benguela, entre Lobito (ville et port en eau profonde) et Luau (à la frontière du Congo, à proximité des exploitations minières belges, du Congo, du Kantaga, et de la Zambie).

Population[modifier | modifier le code]

Benguela comptait 40 996 habitants suivant le recensement de 1970. Sa population était de 155 000 habitants en 1983 en raison de l'installation de nombreux réfugiés pendant la guerre civile. Au recensement de 2014, la population de Benguela s'élevait à 513 441 habitants.

Transports[modifier | modifier le code]

La ville est reliée par le transport aérien avec l’Aéroport de Benguela.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Parmi les lieux de culte, il y a principalement des églises et des temples chrétiens : Diocèse de Benguela (Église catholique), Igreja Evangélica Congregacional em Angola (Communion mondiale d'Églises réformées), Igreja Evangelica Reformada de Angola (Communion mondiale d'Églises réformées), Convention baptiste de l’Angola (Alliance baptiste mondiale), Église universelle du royaume de Dieu, Assemblées de Dieu [2]. Il y a aussi des mosquées musulmanes.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. W. Martin James, Historical Dictionary of Angola, Rowman & Littlefield, USA, 2018, p. 54
  2. Britannica, Angola, britannica.com, USA, consulté le 28 juillet 2019

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (en) Benguela Railways and the development of Southern Africa, Editorial Vanguarda, Angola, 1988, 153 p.
  • (fr) Ndombasi Tshingi Kueno, Le chemin de fer de Benguela, 1903-1953. Le capital privé et la colonisation portugaise en Angola, Presses universitaires du Septentrion, 1999, 519 p. (texte remanié d'une thèse, Université Paris 7)
  • (pt) João Loureiro, Memórias de Benguela e do Lobito, Maisimagem, Lisbonne, 2004, 127 p. (ISBN 972-988983-X)