Balanin des noisettes

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Curculio nucum, en langue vernaculaire, le Balanin des noisettes, est une espèce de charançons (de la famille des curculionidés). C'est un coléoptère répandu en Europe, jusqu'au Caucase, et en Asie mineure, puis au Proche-Orient, jusqu'en Syrie, ainsi qu'en Afrique du Nord (Algérie notamment).

Description[modifier | modifier le code]

Larve du balanin des noisettes

L'adulte mesure 12 mm environ. Le corps est de couleur brune, recouvert de poils et d'écailles fines de couleur beige. Il a de gros yeux noirs et un long « nez » (rostre) très incurvé, faisant un tiers de la longueur totale du corps, portant à son extrémité de petites mandibules et au milieu duquel se trouvent deux antennes coudées.

Comportement[modifier | modifier le code]

Trous de sortie de larves

La larve du Balanin, ou Charançon des noisettes, est responsable des noisettes véreuses. En automne, lorsque la noisette est tombée, les larves sortent de la coquille et se confectionnent une coque entre les racines du noisetier, à une profondeur de 10 à 15 cm où elles passent l'hiver. Au printemps suivant, elles se muent en chrysalide. De nombreuses larves ne se muent en chrysalide qu'au bout de quelques années dans la cellule. Fécondité moyenne : 25 à 30 œufs[1].

L'adulte cause de grands dégâts aux noisetiers en dévorant les feuilles et en perforant l'écale des noisettes non encore mûres. Celles-ci tombent alors avant leur maturité.

Au printemps, après leur hibernation, les adultes sortent de leur cachette et s'attaquent aux jeunes fruits. En mai-juin, la femelle creuse un trou dans une noisette verte et y pond. Les larves se développent à l'intérieur et se nourrissent de l'amande.

Prise sur la main, la larve mord.

Vivante, fraîche et mouillée de rosée, elle est appréciée du hamster russe.

Traitement et lutte biologique[modifier | modifier le code]

Larve de Curculio nucum
  • Certains cultivateurs déposent de la glu le long du tronc des noisetiers pour tenter d'empêcher ou au moins de décourager l'insecte de monter dans l'arbre. Les balanins volent très bien et cette aptitude favorise la propagation des espèces. Les balanins adultes sont polyphages et ils tirent leur subsistance du feuillage et des tiges de très nombreuses espèces végétales et arbustives.
  • En été, dès la chute des fruits troués, s'ils contiennent encore les larves il est recommandé de les brûler.
  • En automne, nettoyer le sol permet rendre les larves plus accessibles aux oiseaux et plus sensibles au gel.
  • Au printemps (de mai à juin), on peut capturer les adultes en secouant l’arbre et en tendant un drap blanc en dessous.
  • L’installation d'abris pour les auxiliaires de culture comme des tas de branches, de pierres ou un espace non fauché, favorise la présence des carabes qui consomment les larves[2].
  • En phyto-sanitaire, seule la lambda-cyhalothrine est autorisée, mais celle-ci n'est pas commercialisée sous forme « jardin » pour le grand public en France[3].
  • En agriculture biologique, une macération d'origan permet de lutter contre le balanin et divers autres curculionidae[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]