Autoroute A605 (Belgique)

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Autoroute A605
Longueur : 12,49 km
Image illustrative de l’article Autoroute A605 (Belgique)
Liste des croisements
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  Beaufays A26 E25
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1 Louveigné
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  Tunnel du Bois Lemoine
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  Viaduc de la Waltine
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2 Chaudfontaine
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  Viaduc de la Garonade
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3 Fléron
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  Tranchée couverte de l'échangeur de Retinne
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4 Retinne
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  Cerexhe A3 E40 E42

L'autoroute belge A605 est un projet de construction d'un tronçon autoroutier de 13 km à l'est de Liège. L'autoroute, aussi appelée liaison Cerexhe-Heuseux/Beaufays («CHB» en abrégé), doit relier l'A3 (E40) et l'A26 (E25), terminant ainsi la construction d'un périphérique jusque-là inexistant autour de la ville de Liège, la circulation étant actuellement dirigée vers le centre-ville.

Ce projet a été conçu dans les années 1960, dans le but de désengorger la circulation du centre-ville où vivent un peu moins de 200 000 personnes et aurait dû être terminé aux alentours de l'année 2012 selon les dernières perspectives.

Il a fait l'objet de contestations récurrentes[1] de la part des riverains[2], des groupements écologistes, du parti vert, du parti communiste et de divers groupes de citoyens dans la région liégeoise. Les opposants estiment notamment que le projet est trop coûteux (il est actuellement estimé à 400 millions d'euros HTVA par les autorités wallonnes) et que cette dépense hypothèquera des investissements plus urgents, en particulier la réalisation d'un tram dans l'agglomération liégeoise[3].

Le 12 avril 2008, le journal Le Soir[4] annonçait qu'une procédure juridique était lancée par le commissaire européen à l'encontre de ce projet autoroutier en raison de l'absence d'une étude d'impact préalable au projet.

Le 18 juin 2009, le ministre Michel Daerden annonce, dans une interview à la RTBF radio[5], que le projet n'était plus d'actualité, « pour des raisons politiques et budgétaires »[6].

Le 30 septembre 2014, le ministre wallon de la mobilité, Carlo Di Antonio, relançait le projet en demandant de remettre ce dossier à l'ordre du jour du gouvernement wallon [7]

Avril 2017 : Les riverains vont recevoir un courrier de la Région wallonne. Un courrier pour leur demander s'ils désirent vendre leur maison ou terrain situés sur l'étendue concernée par cette liaison. Si c'est le cas, le cabinet du ministre des Travaux publics précise qu'il s'agira bien d'un achat à l'amiable, donc pas d'expropriation. D’après les derniers comptages, il subsisterait encore 78 immeubles ainsi que quelques emprises non bâties le long de cette liaison[8].

Cette démarche de longue haleine ne devrait pas aboutir avant 2020.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Une revue de presse assez complète est proposée par le portail Mouvements.be.
  2. Source: Le Soir.
  3. C'est notamment l'objet d'une pétition qui a réuni plus de 5000 signataires. Voir aussi une carte blanche signée dans le journal Le Soir par Caroline Lamarche, Pierre Leprince, Jean-Luc Outers, Pierre Ozer, Jean-Pierre Pécasse, André Ruwet, Jacques Teller et Jean-Pascal van Ypersele : www.lesoir.be.
  4. Un coup de frein autoroutier, Christophe Schoune et Pierre Morel
  5. Matin Première, RTBF.
  6. Voir aussi le reportage de RTC
  7. Source : La Meuse
  8. DH.be, « Liaison Cerexhe-Heuseux-Beaufays : il reste 78 immeubles sur le tracé ! », DH.be,‎ (lire en ligne)