Asile Bethléem

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Asile Bethléem
Ancien asile Bethléem 07.jpg

Ruines de la chapelle de l'asile Bethléem

Présentation
Type
Destination initiale
Destination actuelle
Ruines
Construction
Démolition
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Quartier
Commune
Adresse
Rue de la Raffinerie et rue Abbé-Gosse
Coordonnées
Localisation sur la carte de la Martinique
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Localisation sur la carte des Petites Antilles
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L'asile Bethléem était une institution catholique privée se consacrant au soin des personnes âgées et des enfants ne pouvant subvenir à leurs besoins, installée à l'angle de la rue de la Raffinerie et de la rue Abbé-Gosse, dans le quartier du Mouillage à Saint-Pierre, en Martinique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Repas servi par les sœurs de la congrégation de Saint-Paul de Chartres aux vieillards de l'asile Bethléem.

Les bâtiments abritent dès 1653, un logement conventuel et une raffinerie appartenant aux Ursulines. Après leur départ, le terrain et les bâtiments reviennent aux pères dominicains, puis à la paroisse du Mouillage.

En 1866, la conférence de Saint-Vincent-de-Paul cherche un lieu où loger soixante-dix personnes dont elle a la charge. Des religieuses hospitalières, les sœurs de Saint-Paul de Chartres, viennent les aider et quêtent pour les pensionnaires. Grâce aux nombreux dons, deux pavillons sont construits sur ce terrain donné par les demoiselles Duchamp de Chastaigné, issues d'une très ancienne famille pierrotine. L'un d'eux est réservé aux vieillards, l'autre aux enfants. Cette institution charitable catholique privée prend le nom d'asile Bethléem, en référence au village de Judée dans lequel la Sainte-Famille avait trouvé refuge à la naissance du Christ.

Après le départ des sœurs de Saint-Paul de Chartres en 1874, Laure Duchamp de Chastaigné, que tout Saint-Pierre désigne sous le nom de « Madone », continue son œuvre charitable privée, secondée par l'Abbé Gosse, alors curé de la paroisse du Mouillage. Elle a pour chaque vieillard une chambrette propre, toujours sereine. Elle lave et bande leurs plaies sans fatigue, ni dégoût. Il est possible d'entrer et de sortir de l'asile à sa guise, sans que personne ne s'inquiète de savoir qui entre et d'où il vient. Il suffit de souffrir. En plus des malades qui y séjournent, ceux que l'on appelle les malades externes viennent chercher des médicaments aux heures de consultation, car un médecin est attaché à l'établissement[1].

L'asile est bâti sur deux niveaux entièrement lambrissés de bois. Les malades résident au rez-de-chaussée. L'établissement comprend également un joli jardin, une chapelle, une pharmacie et une chambre à bains, admirablement installée.

À sa mort en 1887, l'abbé Gosse est inhumé dans le chœur de la chapelle de l'asile, au pied de l'autel.

La terrible nuée ardente émise au matin du 8 mai 1902 par la montagne Pelée laisse l'asile à l'état de ruines. Laure Duchamp meurt avec tous ses pensionnaires dans la catastrophe.

Les ruines de la chapelle avec la dalle funéraire de l'Abbé Gosse ont été inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du [2]. Le monument est la propriété d'une association.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Garaud, Trois ans à la Martinique, Alcide Picard et Kaan éditeurs, Paris, 1892
  2. Notice no PA00105948, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]