Apparitions mariales d'Itapiranga

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Les apparitions d'Itapiranga sont de prétendues apparitions mariales qui se seraient déroulées depuis 1994, essentiellement dans la petite ville d'Itapiranga dans l’État d'Amazonas (Brésil). Elles ne sont pas reconnues par l'Église catholique.

Description[modifier | modifier le code]

Le témoin de ces apparitions est Edson Glauber, ainsi que sa mère Maria Do Carmo. Cette dévotion a été reconnue par l'évêque du lieu, Mgr Carillo Gritti, en 2009[1], et par la bénédiction par cet évêque de la première pierre du sanctuaire, le . Ces apparitions ne sont en revanche pas, pour l'instant, reconnues par l'Église catholique.

Historique[modifier | modifier le code]

De 1994 à 1999[1], la Vierge Marie, se désignant elle-même comme Marie, Reine du Rosaire et de la Paix, apparaîtrait à un jeune homme du nom de Edson Glauber. Apparaîtraient également, moins souvent, Jésus, saint Joseph et l'Archange saint Michel.[réf. nécessaire]

Le , l’évêque du lieu, Mgr Carillo Gritti, publie un décret autorisant les pèlerinages et cultes publics pour invoquer la Vierge Marie sous le titre de Reine du Rosaire et de la Paix. Le but de ce décret est de "promouvoir la vie spirituelle du Peuple de Dieu qui vient […] pour honorer les apparitions de Notre-Dame qui ont suscité cette dévotion en ce lieu."[2]. Mgr Carillo Gritti y précise que de plus amples investigations seront menées pour porter un jugement juste et équitable sur les événements survenus à Itapiranga.

Dans le cadre de la préparation des Journées mondiales de la jeunesse prévus au Brésil en 2013, le Vatican a envoyé le à Itapiranga la croix des JMJ et l'icône de Notre-Dame Salus Populi Romani, sur le lieu des apparitions[3].

Le , la congrégation pour la Doctrine de la Foi a fait savoir qu'elle considérait ces apparitions comme inauthentiques[réf. nécessaire][4].

Le , la prélature d’Itacoatiara publie un communiqué [5] dans lequel elle annonce la "non reconnaissance de l’authenticité des apparitions", conformément à la position de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Elle ordonne le silence sur les prétendues apparitions, demandant à ce qu’il n’en soit plus fait mention dans le culte et à ce que la divulgation des messages soit interrompue.

Le , Mgr Sergio Eduardo Castriani, archevêque de Manaus, publie une lettre ouverte[6] à l’attention de M. Edson Glauber et de l’association responsable du sanctuaire d’Itapiranga pour un rappel à l’obéissance aux autorités ecclésiales, dans l’attente d’une décision ultérieure sur les événements d’Itapiranga. Il leur est demandé de se rétracter quant à leur souhait de poursuivre l’Eglise en justice, faute de quoi tout dialogue au sujet des événements d’Itapiranga serait clos.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Laurentin, « Itapiranga », dans : René Laurentin et Patrick Sbalchiero, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge, Fayard, Paris 2007
  • Olivier Alberici et Fabrice Kedinger, Les Apparitions de la Reine du Rosaire et de la Paix à Itapiranga (Brésil), L'Appel du Ciel Editions, 2012
  • Mark Miravalle (en), The Three Hearts: Apparitions of Jesus, Mary, and Joseph from the Amazon, 2017, 3e édition

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Clémence Houdaille, « Il y a une nette inflation des récits d’apparitions mariales », La Croix,‎ (lire en ligne)
  2. Posicao da Igreja, consulté le 21 août 2018
  3. Livre de mai 2013 Un appel..., p. 5.
  4. Notification concerning the present ecclesiastical status of the apparitions in Itapiranga, consulté le 31 juillet 2018.
  5. Lettre de la prélature d'Itacoatiara présentant la position de l'Église sur les apparitions d'Itapiranga, consulté le 21 août 2018
  6. Lettre ouverte au conseil d'administration de l'association Reine du Rosaire et de la Paix d'Itapiranga, consulté le 21 août 2018