Antoine-Roger Bolamba

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Antoine-Roger Bolamba
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Nationalité
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Antoine-Roger Bolamba, né à Boma le et mort à Kinshasa le , connu depuis 1972 comme Bolamba Lokolé, est le premier écrivain et journaliste congolais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antoine-Roger Bolamba devenu Bolamba Lokolé (sous la zaïrianisation) est né le 13 juillet 1913 à Boma dans la province du Bas-Congo. Dès le séminaire de cours élémentaire, il montre un intérêt grandissant pour la littérature. Après la fin de ses études, il travaillera à la FOREAMI (Fonds Reine Élizabeth pour l’Assistance Médicale aux Indigènes), puis sur recommandation d’un haut cadre de l’administration coloniale belge, il est nommé rédacteur en chef de la revue Brousse qui vient de voir le jour.

C’est à cette époque qu'il commence sa carrière d’écrivain, essayiste et poète. En 1939, il se présente au concours littéraire de l’Association des Amis de l’Art indigène avec son œuvre Les aventures de Ngoy, héros légendaire de Bangala. N’ayant pas obtenu de prix, il se présente au concours de la première édition de la Foire coloniale avec Essai sur la vie et les mœurs des Mongo. Et là une fois de plus, il ne gagne pas de prix. C’est en 1950 qu'il verra son œuvre Elima Nganga primée.

En 1952, Bolamba effectue avec une délégation d’écrivains congolais, un voyage officiel en Europe où il rencontrera d’autres écrivains d’Afrique noire et des Caraïbes. Mais c’est à Léopoldville, en 1954 que Bolamba rencontre le poète guyanais Léon-Gontran Damas venu en voyage officiel. De cette rencontre, Bolamba fera son premier article dans la revue La voix du Congolais qu'il dirige. Peu de temps après sa rencontre avec Damas, il publie Esanzo. Chants pour mon pays.

En 1956, il prend part accompagné de l’écrivain Paul Lomami Tshibamba, au Congrès des écrivains et artistes noirs à Paris sur le thème de la Négritude. Pendant les années qui vont suivre, il mettra entre parenthèses sa carrière d’écrivain pour se consacrer à la politique. En 1956, il entre au ministère des Colonies qu'il quittera une année plus tard. Il devient vice-président du Parti de l’indépendance et de la liberté en 1959 et finit par se présenter aux législatives en Équateur sous la bannière du Mouvement national congolais de Patrice Lumumba. Après l’indépendance, il occupera des postes dans divers gouvernements.

Il fut nommé Secrétaire d’État à l’Information et aux Affaires culturelles par Patrice Lumumba, puis plus tard ministre de l’Information du Gouvernement Adoula en 1963[1]. L’un de ses célèbres poèmes Lokolé est inspiré de la tradition populaire mongo.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L’échelle de l’araignée, contes bakongo (préf. de Joseph d’OLIVEIRA, ill. de l’auteur), s.l. [Léopoldville], s.d. [1938].
  • Les Aventures de Ngoy, 1940.
  • La chaîne brisée (conte), La Voix du Congolais, 2, mars-avril 1945.
  • Premiers essais(préf. de Olivier DE BOUVEIGNES [pseud. de Léon Guébels]), Élisabethville, Éditions de l’Essor du Congo, 1947.
  • Relations entre Blancs et Noirs, La Voix du Congolais, 23 (1948), p. 54.
  • Les problèmes de l’évolution de la femme noire, Élisabethville, L’Essor du Congo, 1949 (coll. « Études sociales »).
  • Elima-Nganga (récit-fable), Bruxelles, Éditions du Progrès, 1950.
  • Esanzo, chants pour mon pays, poésie, Présence Africaine, 1955, 42 pages.
  • Carnets de voyage (Congo-Belgique, 1945-1959), Textes choisis, présentés et annotés par Christophe Cassiau- Haurie avec la collaboration de Jacques Hellemans.Vignettes de Barly Baruti. Paris, Éd. L’Harmattan, coll. L’Afrique au cœur des lettres, 2009, 280 p[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert Gérard, « Antoine Roger Bolamba, ou la révolution subreptice », La Revue Nouvelle, XLIV, 10, 1966, p. 286-298 ; nouvelle édition dans Études de littérature francophone, Dakar – Abidjan, Les Nouvelles Éditions Africaines, 1977, p. 97-114[3].

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Notes et références[modifier | modifier le code]