Anna Prohaska

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Anna Prohaska
Anna prohaska 1954.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (34 ans)
Neu-UlmVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Tessiture
Fach
Soprano léger (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Distinction
Berliner Kunstpreis (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Anna Prohaska (Neu-Ulm, ) est une jeune artiste lyrique autrichienne, soprano, habitant Berlin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en 1983 à Neu-Ulm en Allemagne, elle est issue d'une famille d'une longue lignée de musiciens : déjà, son arrière-grand père Karl Prohaska était compositeur et son grand-père chef d'orchestre. Ses parents sont respectivement directeur d'opéra et chanteuse lyrique, son frère se produit comme ténor.

Baignée dans cette atmosphère musicale, et poussée par le chef d'orchestre Eberhard Kloke, un ami de sa famille, Anna commence ses études vocales sous la direction de Brenda Mitchell et Norma Sharp au conservatoire de musique Hanns Eisler à Berlin; Elle reçoit le prix Hanns Eisler d'interprétation de musique contemporaine en 2005.

Parcours artistique[modifier | modifier le code]

Orfeo ed Euridice, Staatsoper Unter den Linden, Berlin 2016
Chef d'orchestre : Daniel Barenboïm, directeur : Jürgen Flimm, scène : Gehry Partners, avec Anna Prohaska et Bejun Mehta

Elle fait ses débuts en 2002 dans l'opéra Le tour d'écrou de Benjamin Britten, à l'Opéra-Comique de Berlin, où elle interprète Flora. À partir de 2006, elle devient membre permanent du Deutsche Staatsoper de Berlin, et enchaine les rôles sous la direction des plus grands chefs (Daniel Barenboim, Claudio Abbado, Daniel Harding...) : Blonde dans L'Enlèvement au sérail de Mozart, Popea dans Agrippine de Haendel, Zerlina dans Don Govianni à la Scala de Milan... mais aussi des œuvres plus contemporaines comme Lulu d'Alan Berg ou des lieder de Bernd Alois Zimmermann.

En 2008, elle reçoit le Prix Daphné et en 2010 le Schneider-Schott Music Prize.

Elle se produit comme chanteuse de lieder à Salzbourg, Vienne, Lucerne puis dans toute l'Europe.

Peu connue du public français, celui-ci la découvre dans un documentaire de 43 min diffusé sur Arte en 2013, Les airs merveilleux d'Anna Prohaska[1] .

En France, elle a chanté salle Pleyel (il rumore del tempo de Manzoni), au festival d'Aix en Provence (rôle de Morgana dans Alcina de Haendel), au Palais Garnier (L'Enlèvement au sérail de Mozart).

En 2014, à l'occasion du centenaire de la Grande Guerre 1914-1918, elle chante un lied au Bundestag devant Angela Merkel et les parlementaires.

En 2016 , elle obtient le Berliner Kunstpreis (Prix artistique de Berlin) dans la catégorie «Arts de la Scène»[2].

Tessiture[modifier | modifier le code]

Sa tessiture et agilité la classe dans la gamme des «soprano lyrique » . Comme elle le dit elle-même , (en 2013) elle n'est pas un soprano dramatique[3].

Certains observateurs ont souligné « l'apparente facilité » ou la «spontanéité» avec laquelle elle chante[4]. Sa voix, dans le registre grave, prend des tonalités un peu rauques bien adaptées à certaines pièces dramatiques. Ecoutez l'aria Ach ja, die Ketten und die Bande dans Trauermusik de Johan Ludwig Bach[5].

Discographie[modifier | modifier le code]

(non exhaustive)

En 2011, elle signe un accord d'exclusivité avec Deutsche Grammophon.

En 2012, elle reçoit un «Echo Klassic Award» pour son album intitulé Sirène : accompagnée par le pianiste Eric Schneider, elle y chante des lieders de Schubert, Gabriel Fauré, Gustav Mahler, Claude Debussy, Joseph Haydn… allant de la période de la Renaissance à l'époque moderne.

En 2013, un CD consacré à la musique baroque, Enchanted Forest avec entre autres le célèbre lamento della ninfa de Monteverdi.

En juin 2014 elle consacre un CD complet à des lieder sur la guerre de 1914-1918 intitulé Behind the lines qui trouve un écho favorable dans la presse[Note 1],[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Ceci est un recueil superbement conçu et merveilleusement réalisé sur la guerre et son impact émotionnel...» «...L'imagination  et le soin apporté à cette compilation est exceptionnel, et les résultats sont tout à fait convaincants. » The Guardian, juillet 2014.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Placenta Vortex, « Les Airs Merveilleux d'Anna PROHASKA (Arte) », (consulté le 16 mars 2016)
  2. klassik.com, « klassik.com : Berliner Kunstpreise für Sopranistin Anna Prohaska und Komponist Stefan Prins », sur magazin.klassik.com (consulté le 25 mars 2016)
  3. « Anna Prohaska : « Je ne serai ni la Reine de la Nuit, ni Zerbinette » | Forum Opéra », sur www.forumopera.com (consulté le 22 mars 2016)
  4. « Anna Prohaska, un naturel très réfléchi (Actualité) | Opera Online - Le site des amateurs d'art lyrique », sur www.opera-online.com (consulté le 16 mars 2016)
  5. « Trauermusik Anna Prohaska », sur Amazon (consulté le 31 décembre 2016)
  6. (en-GB) Nicholas Kenyon, « Behind the Lines review – an exceptional set of songs about war », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]