Andrew Wang

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Andrew Wang
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Biographie
Naissance
Décès
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Formation

Andrew Wang (, Yancheng - , Londres), de son nom chinois Wang Chuan-pu (汪傳浦), dit aussi Mister Shampoo, est un intermédiaire taïwanais impliqué dans le scandale des frégates vendues par Paris à Taipei en 1991. Il s'est réfugié à Londres après avoir été mis en cause.

Affaire des frégates de Taïwan[modifier | modifier le code]

Andrew Wang fut l'agent à Taïwan de Thomson-CSF. Il est soupçonné d'avoir versé des commissions occultes pour corrompre des décideurs français, taïwanais et chinois, dans le cadre de la vente de six frégates à Taïwan (« opération Bravo ») pour un montant d'environ 2,8 milliards de dollars américains (16 milliards de francs) en 1991. Cette vente aurait donné lieu au versement de 500 millions de dollars de commissions occultes pour le seul M. Wang.

Enquête à Taïwan[modifier | modifier le code]

  • Andrew Wang était recherché par la police taïwanaise depuis septembre 2000. Depuis 2001, la justice taïwanaise souhaitait obtenir son extradition du Royaume-Uni pour « escroquerie, blanchiment, corruption et meurtre ». Il y était soupçonné d'avoir commandité l'assassinat, en 1993, d'un officier taïwanais, le capitaine Yin, qui enquêtait sur les pots-de-vin versés lors de l'opération Bravo.
  • Bien qu'en fuite, il avait pu obtenir en personne auprès des bureaux de représentation de Taïwan au Royaume-Uni et en Suisse l'authentification de certains actes en 2000, 2001 et février 2003.

Enquête en France[modifier | modifier le code]

Une instruction judiciaire est ouverte depuis le 22 juin 2001 à Paris et confié aux juges Renaud Van Ruymbeke et Dominique de Talancé.

Les comptes suisses[modifier | modifier le code]

Les juges Renaud Van Ruymbeke et Dominique de Talancé, qui instruisent en France l'affaire des frégates de Taïwan, ont délivré en 2001 une commission rogatoire internationale à la Suisse pour avoir accès aux comptes suisses d'Andrew Wang, près de 700 millions de dollars, bloqués depuis 2001 par les autorités helvétiques. Après quatre ans de recours divers, la Suisse a donné son feu vert le 27 octobre 2005 à la demande française d'entraide judiciaire.

L'étude des comptes suisses d'Andrew Wang n'a pas révélé l'existence de rétrocommissions. Seules deux séries de versements suspects, dérisoires au regard des sommes en jeu dans ce dossier, ont été mises au jour.

Les premiers ont été effectués, entre 1991 et 1993, pour 17 millions de dollars, au profit d'un militaire de la marine taïwanaise, le capitaine Kuo Lin-heng, emprisonné à vie à Taïwan pour corruption. L'homme est suspecté d'avoir joué un rôle dans l'assassinat, en décembre 1993, de son supérieur, le capitaine Yin Ching-feng, qui enquêtait sur les dessous de la vente des frégates.

Une somme de 150 000 dollars a par ailleurs été versée par Andrew Wang en 1994 à l'intermédiaire Étienne Leandri, un proche de Charles Pasqua décédé en 1995. Alain Gomez, l'ex-président du groupe Thomson-CSF, pour lequel agissait Andrew Wang, a reconnu le 15 septembre 2005 devant les gendarmes avoir demandé à Etienne Leandri "de manière officieuse" de fournir de faux passeports à Andrew Wang.

Des rétrocommissions ont pu être versées à partir d'autres comptes détenus à l'étranger par Andrew Wang.

L'interview refusée au Figaro[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • « Affaire des frégates : une authentification gênante est annulée » - Taiwaninfo - 6 mars 2003
  • « Frégates Taïwan : pas de rétrocommissions sur les comptes d'un intermédiaire » - AFP - 17 novembre 2005
  • « Les secrets de "Mister Shampoo", au cœur de l'affaire des frégates » - Le Monde - 20 octobre 2004
  • « Frégates de Taïwan : L'interview d'Andrew Wang », Le Point, 9 septembre 2004 (par Jean Guisnel).
  • « Chuan-pu Andrew Wang : Je n'ai jamais payé de commissions à un politique français », Le Monde, 20 octobre 2004, page 11 (interview par Gérard Davet et Fabrice Lhomme).
  • « L'homme de Taïwan », Le Monde, 20 octobre 2004, page 19 (Rubrique « Horizons » par Gérard Davet et Fabrice Lhomme).
  • «Le revendeur d'armes de l'affaire des frégates, Andrew Wang, serait mort au Royaume-Uni»
  • (en) «Ex-Lafayette agent Andrew Wang reported dead in UK»

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]