Andravida (cheval)

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Eleia

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Andravida
Eleia
Région d’origine
Région Drapeau de la Grèce Grèce
Caractéristiques
Morphologie Cheval de selle et de trait léger
Taille 1,42 à 1,62 m
Robe Bai, bai-brun, alezan, aubère, rouan, plus rarement gris
Tête Rectangulaire, profil rectiligne

L'Andravida (grec moderne : Ανδραβίδα) ou Élide (Ηλεία) est une race de chevaux de selle et de trait léger. Originaire de la région d'Élide en Grèce, il est développé à partir de chevaux locaux croisés à des étalons de race Cob normands, Anglo-normand et Nonius. Officiellement reconnue, la race est considérée comme en danger critique d'extinction par le Ministère grec de l'agriculture. Les Haras helléniques (E.I.- Ελληνικά Ιπποφορβεία) tentent une reconstitution et une réorganisation du cheptel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est également nommé Oronis Ilias[1]. Ses origines remontent au IVe siècle av. J.-C., puisque les chevaux de la région d'Élide utilisés par la cavalerie grecque sont déjà mentionnés pour leur taille et leur puissance[2].

La race a été créée au début du XXe siècle par croisement de juments locales avec des étalons anglo-normands[3], puis des étalons Nonius un peu après 1920[3],[4].

De nombreux croisements mènent toutefois la race au bord de l'extinction[5]. Dans l'après-guerre, les produits de croisement avec des étalons Pur-sang sont utilisés pour les compétitions équestres, en saut d'obstacles. Au début des années 1990, un étalon Selle français, rebaptisé Pegasus et amené d'un centre équestre d'Athènes, est stationné à Andravida, renommé de « race Elis-Andravida ». Il engendre plusieurs poulains avec des juments de toute origines, surtout des Pur-sang. Les propriétaires de ces poulains tentent de les inscrire au stud-book Eleia qui permet des primes annuelles d'élevage aux éleveurs de chevaux en voie d'extinction pour leur sauvegarde, mais le ministère, connaissant la supercherie, radie la race Élide des races grecques. Une concurrence existe avec les chevaux de trait léger importés de Bulgarie ou de Roumanie. Pratiquement plus aucun éleveur de Grèce ne couvre ses juments avec les étalons de la Basse Élide. L'adjonction de sang Frison et KWPN a porté préjudice à la crédibilité à l'association des éleveurs d'Andravida[réf. nécessaire].

En 1998, seuls 17 chevaux conformes au standard de la race sont recensés[1]. Le stud-book est re-créé en 2011[1].

Description[modifier | modifier le code]

C'est un grand cheval fort, sa hauteur varie de 1,42 à 1,62 m selon CAB International (2016)[2], de 1,52 à 1,62 m selon Bonnie Lou Hendricks (université d'Oklahoma)[3], de 1,50 m à 1,60 m selon le guide Delachaux[5]. Cela en fait le plus grand des chevaux grecs[5]. Certains sujets ressemblent au Nonius hongrois[5]. Sa tête est large[5], rectangulaire, avec un profil rectiligne et d'assez longues oreilles[3]. La poitrine est large, le dos légèrement plongeant, l'épaule inclinée, la croupe légèrement inclinée[3]. Les jambes sont fines[5] mais particulièrement solides, et dépourvues de fanons[3].

Une analyse génétique sur cinq races de chevaux natives de Grèce montre que l'Andravida est plus proche du Skyros que les autres[6].

Robe[modifier | modifier le code]

Article connexe : Robe du cheval.

Sa robe est généralement baie, bai-brun, plus rarement alezane, aubère ou rouanne, et exceptionnellement grise[3],[2]. Les marques blanches sont possibles[4].

Sélection[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de standard. Une tentative de reconstitution de la race est en cours.

Utilisations[modifier | modifier le code]

La race est utilisée sous la selle et à l'attelage[5]. Elle convient particulièrement à l'attelage léger et à l'équitation de loisir[5].

Diffusion de l'élevage[modifier | modifier le code]

Il est en danger critique d'extinction, avec seulement 35 individus de pure race recensés en 2010, et 75 chevaux croisés[4], issus de l'influence de l'étalon Pegasus[5]. La base de données DAD-IS (2018) n'indique pas de niveau de menace[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d DAD-IS.
  2. a, b et c Porter et al. 2016, p. 437.
  3. a, b, c, d, e, f et g Hendricks 2007, p. 170.
  4. a, b et c Kugler et Monitoring Institute 2009, p. 77.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Rousseau 2016, p. 156.
  6. (en) A. P. Apostolidis, Z. Mamuris, E. Karkavelia et T. Alifakiotis, « Comparison of Greek breeds of horses using RAPD markers », Journal of Animal Breeding and Genetics, vol. 118, no 1,‎ , p. 47–56 (ISSN 0931-2668, DOI 10.1111/j.1439-0388.2001.00272.x, lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E.I.-Ellinika Ippoforveia (Haras Hellenikes|- www.ei-gr.com Ippoi kai Ippologia, Tome A, par Theodore Antikas, DVM,PhD, Vétérinaire Fédéral, Historien du cheval hellène.
  • Ippoi kai Ippollogia, Theodoros G.Antikas, DVM. Tome A', 2010
  • The autochtonous greek Horses, Greek Ministery of agriculture, Th. Alifakiotis, T.G. Antikas. 2000
  • Oi Istorikoi veltiotes ton Ellinikon fylon, E.I.-Ellinika Ippoforveia, (E-I, Haras Hellenikes) Athanasios Iliopoulos-Deliyannis, General director (2011).
  • [Hendricks 2007] (en) Bonnie Lou Hendricks, International Encyclopedia of Horse Breeds, Norman, University of Oklahoma Press, , 2e éd., 486  p. (ISBN 0-8061-3884-X, OCLC 154690199, lire en ligne), « Eleia », p. 170. Voir et modifier les données sur Wikidata
  • [Kugler et Monitoring Institute 2009] (en) Waltraud Kugler et Monitoring Institute, Rare Breeds and Varieties of Greece : Atlas 2010, Montricher, Suisse, Institute for Rare Breeds and Seeds in Europe, (lire en ligne)
  • [Porter et al. 2016] (en) Valerie Porter, Lawrence Alderson, Stephen J.G. Hall et Dan Phillip Sponenberg, Mason's World Encyclopedia of Livestock Breeds and Breeding, CAB International, , 6e éd., 1 107  p. (ISBN 1-84593-466-0, OCLC 948839453)Voir et modifier les données sur Wikidata
  • [Rousseau 2016] Élise Rousseau (ill. Yann Le Bris), Guide des chevaux d'Europe, Delachaux et Niestlé, (ISBN 978-2-603-02437-9), « Zante », p. 157. Voir et modifier les données sur Wikidata