Amédée de Césena

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Amédée Barthélémy Gayet de Césena fut un journaliste et patron de presse français du Second Empire né le à Sestri Levante (États Sardes) et mort le dans le 9e arrondissement de Paris[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Sestri, il était le frère aîné du poète Sébastien Gayet, dit Sébastien Rhéal[2]. "Je me demande toujours s'il y a une rivière, une montagne, une vallée ou un village sous ce nom de Césena !", disait-il.

En 1848, il devint rédacteur en chef-propriétaire du Triomphe du Peuple, feuille ultra-révolutionnaire, et admirateur de Proudhon.

Il a ensuite dirigé Le Journal des chemins de fer avec Auguste Lireux[3], qui avait cofondé en 1841 La Patrie. Amédée de Césena fut parallèlement rédacteur du journal Le Pays, autre titre racheté par le banquier Jules Mirès.

En 1852, Le Constitutionnel, victime de législation nouvelle sur la presse, s'attire deux avertissements en deux jours (7 et 8 juin 1852). Jules Mirès rachète le journal, dans des conditions controversées, à Louis Véron, pour 1,9 million de francs et fonde la Société des journaux réunis, au capital de trois millions de francs[4].

Amédée de Césena fut alors appelé à la rédaction en chef du Constitutionnel, qu'il a quitté en 1857, pour fonder la Semaine politique, qui devait s'appeler plus tard le Courrier du dimanche.

Il sera ensuite rédacteur en chef du quotidien La Patrie. Il a également essayé, vers la fin des années 1850 de lancer un journal d'informations, La Nouvelle, qui n'eut pas beaucoup de lendemains, avant de revenir au Piémont pour devenir directeur du Bulletin de la Guerre en 1859, qui fut pendant quelque temps le seul journal autorisé à être crié dans la rue, donnant les nouvelles de l'armée, des lettres italiennes, confectionnées pour la plupart à Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris 9e, acte de décès no 1182, année 1889
  2. "La littérature française: depuis la formation de la langue jusqu'à nos jours : lectures choisies. Auteurs enlevés à la littérature depuis la Révolution : (1790-1869)", page 1123, Didier, 1869
  3. "Dictionnaire universel des contemporains", Volume 2, par Gustave Vapereau, page 1148
  4. "Les grands journaux de France", par Jules Brisson, page 303

Liens externes[modifier | modifier le code]