Alexandrina de Balazar

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Alexandrina de Balazar
Bienheureuse catholique
Image illustrative de l'article Alexandrina de Balazar
Portrait de Alexandrina Maria da Costa
Vierge et «Victime de l'Eucharistie»
Naissance le
Balazar, Póvoa de Varzim Drapeau du Portugal Portugal
Décès le
Balazar, Póvoa de Varzim Drapeau du Portugal Portugal
Nationalité portugaise
Vénéré à Sanctuaire de Balazar
Béatification  Rome
par Jean-Paul II
Vénéré par l'Église catholique
Fête 13 octobre

Alexandrina Maria da Costa (plus connue sous le nom de bienheureuse Alexandrina de Balazar), née le à Balazar, Póvoa de Varzim - au nord de Porto - et morte dans la même ville le , est une mystique catholique portugaise qui a laissé une œuvre écrite où elle relate les propos que Jésus lui a tenus à plusieurs reprises.

La vie d'Alexandrina de Balasar[modifier | modifier le code]

Alexandrina Maria da Costa naît à Gresufes, paroisse de Balazar, petit bourg situé à environ 50 kilomètres de Porto, dans l'archidiocèse de Braga, le , d'un milieu de paysans honnêtes et travailleurs. Elle est baptisée le Samedi Saint suivant, 2 avril 1904.

Le village de Balazar, Portugal.

À la suite du saut d'une fenêtre quand elle a 14 ans pour fuir trois hommes qui la poursuivent, elle souffre d'une paralysie progressive qui la cloue, à partir de 1925, au lit.

En 1936, elle demande au pape Pie XI la consécration du monde au Cœur immaculé de Marie, vœu exaucé par le pape Pie XII le [1].

En 1935 Jésus lui annonce la guerre en châtiment des nombreux péchés de i’humanité :

Ce sont les victimes de mes Tabernacles qui soutiendront le bras de la Justice divine, pour que le monde ne soit pas détruit, pour que ne viennent pas de plus grands châtiments.

Jésus lui ordonne, le 30 juillet 1935, de demander au Pape la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, et l’institution de sa fête liturgique :

Comme j’ai demandé à Marguerite-Marie (Alacoque) la dévotion à mon divin Cœur, de même Je te demande à toi que le monde soit consacré au Cœur de ma Très Sainte Mère avec une fête solennelle en son honneur.

Pendant la guerre, Jésus lui dit, le 6 décembre 1940 :

La paix reviendra, mais au prix de beaucoup de sang. Le Saint-Père sera ménagé. Le dragon orgueilleux et enragé, qui est le monde, n’osera toucher à son corps, mais son âme sera victime de ce dragon.[2]

Elle s’offre en victime pour le Pape et lui écrit le rassurant parmi les dangers des catastrophes internationales.

Le 22 novembre 1937, alors qu'elle n’est connue que d’un cercle d’amis et de la famille, Jésus lui affirme :

Je veux qu’après ta mort, ta vie soit connue, et elle le sera ; je ferai qu'elle le soit. Elle arrivera aux confins du monde.

Le Saint-Siège accrédite le témoignage du médecin affirmant que, du à sa mort, son seul aliment a été la communion quotidienne.

Ses biographes rapportent qu'à la fin de sa vie, elle revit la passion du Christ tous les vendredis. Pendant une extase elle tombe sur le plancher sous le poids de la croix, deux hommes essayent de la soulever, mais n'y parviennent pas. Elle ne pèse alors que 34 kilos. À la question du directeur spirituel sur le poids de la croix qu'elle porte, Alexandrina répond qu'elle porte "un poids mondial"[2].

Elle meurt le [1].

Son histoire crée alors une ferveur qui suscite un pèlerinage populaire, bien que l'archevêché de Braga ait interdit toute visite entre 1944 et 1952, époque où l'Église a toute l'oreille du pouvoir totalitaire portugais.

Le pape Jean-Paul II l’a déclarée Vénérable, le 12 janvier 1996, puis bienheureuse, le .

Alexandrina Maria da Costa laisse une vaste œuvre écrite, étudiée principalement en Italie par le Père Umberto Pasquale, Chiaffredo et Eugenia Signorile. Dans ses écrits, elle affirme que Jésus lui a demandé d'être sa victime :

Combien de victimes j'ai choisies ... Combien de victimes j'ai choisies et qui se sont refusées ! […] Si tu m’aimes, si tu es toute à moi, ne me refuse pas ce que je te demande. Sois ma victime.

Promesses de Jésus[modifier | modifier le code]

Le tombeau de la bienheureuse Alexandrina (Balazar, Portugal).
La chambre de la bienheureuse Alexandrina (Balazar, Portugal).

Dans ces révélations, Jésus fait deux promesses à Alexandrina de Balazar :

Dévotion des 6 Premiers Jeudis à l'Eucharistie[modifier | modifier le code]

Ma fille, mon épouse bien-aimée, fais que Je sois aimé, consolé et soulagé dans mon Eucharistie. Annonce ceci en mon nom : Tous ceux qui communieront respectueusement, avec sincérité et humilité, ferveur et amour les 6 premiers jeudis de cinq mois consécutifs et feront une heure d'adoration et d'intime union avec Moi, devant mon Tabernacle, Je leur promets le Ciel. C'est pour honorer par l'Eucharistie mes saintes Plaies, honorant en premier celle de mon épaule, si oubliée. Celui qui le fera, celui qui en se souvenant de Mes divines Plaies et adjoindra celles de Ma Mère bénie en leur nom nous demandera des grâces, qu'elles soient spirituelles ou non spirituelles, Je le lui accorderai, à moins que les grâces demandées soient nuisibles à son âme. Au moment de la mort, Je prendrai Ma Très-Sainte Mère avec Moi, pour le défendre.[3]

Visiter le tombeau de la bienheureuse Alexandrina[modifier | modifier le code]

Le tombeau de la bienheureuse Alexandrina Maria da Costa se trouve à gauche du maître-autel de l'église paroissiale de Balazar. Pour évaluer son importance, il est indispensable de connaître la promesse que Jésus lui fit en juin 1946 :

Je te promets — lui dit le Seigneur — qu'après ta mort toutes les âmes qui visiteront ton tombeau seront sauvées, sauf s'ils le visitent et continuent dans le péché, abusant de la grande grâce que par toi Je leur accorde. Afin que toutes celles qui visitent ton tombeau se sauvent, elles ont besoin d'autres grâces, qui ne sont pas nécessaires à ceux qui visiteront ton lit, celles-ci leur seront accordées par toi.[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]