Alexandre Radichtchev

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Alexandre Radichtchev
Radishchev color.jpg

Alexandre N. Radichtchev

Biographie
Naissance
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Radischevo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Formation
Activités
Père
Nikolaï Radichtchev (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Anna V. Radishcheva (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Afanassi Radichtchev (d)
Nikolaï Radichtchev (d)
Pavel Radichtchev (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres réputées

Alexandre Nikolaïevitch Radichtchev (en russe : Александр Николаевич Радищев), né le 20 août 1749 ( dans le calendrier grégorien) à Moscou et mort le 12 septembre 1802 ( dans le calendrier grégorien) à Saint-Pétersbourg, est un écrivain, philosophe, poète russe, directeur des douanes de Saint-Pétersbourg et membre de la Commission d’élaboration des lois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est issu d’une famille de propriétaires nobles. Après avoir achevé ses études à l’université de Leipzig, qu'il fréquente en même temps que Goethe et où il découvre les idéaux des Lumières, il retourne en Russie et intègre l’administration impériale. Parallèlement à cette carrière de fonctionnaire subalterne, il poursuit son activité littéraire. En 1789, la publication de La Vie de Fiodor Vassiliévitch Ouchakov provoque déjà des réactions contrastées parmi ses lecteurs.

En raison d’une écriture peu raffinée, celle-ci serait restée inaperçue si elle n’avait donné naissance au premier livre « contestataire » de la littérature russe : Voyage de Pétersbourg à Moscou, publié en 1790, où il dénonce sévèrement le servage, le système judiciaire et l'administration russes sous le règne de Catherine II.

Dès la publication de son ouvrage, il est arrêté et torturé physiquement et psychologiquement. Condamné à mort, il voit sa peine commuée en dix années de bagne à Ilimsk en Sibérie. Cependant, ses conditions de détention sont assez douces[1] : sur les dix ans de bagne, il n'en passe que cinq en Sibérie. Il peut se marier, conserve des domestiques...

Libéré par Paul Ier de Russie, après la mort de Catherine II, Radichtchev tenta à nouveau de faire pression pour réformer le gouvernement russe. Brièvement employé sous le règne d’Alexandre Ier pour aider à la révision de la législation russe dont il avait rêvé toute sa vie, sa fonction dans ce corps administratif s’avéra courte et infructueuse. Peut-être découragé par la menace d’un autre exil en Sibérie, Radichtchev mit fin à ses jours en s’empoisonnant.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1782 : Lettre à un ami qui vit à Tobolsk ;
  • 1789 : Vie de Fiodor Vassiliévitch Ouchakov ;
  • Décembre 1789 : « Conversation sur ce qu'est un fils de la patrie » (article paru dans la revue Le Citoyen conversant)
  • 1790 : Voyage de Pétersbourg à Moscou,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alexandre Soljénitsyne (trad. du russe), L'archipel du goulag (Essai), , partie II, chap. 1 (« Les vaisseaux de l'Archipel ») : « Radichtchev portait des fers lorsqu'on le transporta jusqu'au convoi, et, comme il faisait froid, on jeta sur ses épaules la "misérable pelisse" d'un gardien. Mais Catherine II donna aussitôt l'ordre de lui ôter ses chaînes et de lui fournir tout ce dont il aurait besoin pour la route. »

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]