Albert von Le Coq

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Albert von Le Coq
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Albert von Le Coq.

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Albert von Le Coq ou « Albrecht » von Le Coq, né le à Berlin et mort le à Munster, est un archéologue et explorateur allemand de l’Asie centrale.

Biographie[modifier | modifier le code]

D’une riche famille berlinoise d’origine huguenote, von Le Coq commença par étudier le commerce à Londres et en Amérique, avant d’entrer dans les affaires de son père. Les actions dans des brasseries et caves à vin d’Europe centrale et orientale dont il hérita à l’âge de quarante ans le mirent à l’abri du besoin et lui permirent de changer de carrière pour entreprendre des études au Musée d’ethnologie de Berlin et voyager.

Adjoint d'Albert Grünwedel, le directeur de la section indienne du musée, il organisa avec lui des expéditions en Asie centrale, en particulier dans des endroits sur la route de la soie. Grünwedel étant tombé malade avant le départ de la deuxième expédition de Tourfan, Le Coq le remplaça.

Au nord-ouest de la Chine, dans le Xinjiang, l’expédition découvrit une série de temples bouddhistes, – dont celui des grottes des mille Bouddhas de Bezeklik au nord-est de la région – et manichéens dans des cavernes. Beaucoup de manuscrits dans les grottes furent détruits au cours des fouilles. Le Coq spécula que la culture des quelques peintures retrouvées dans les grottes était peut-être d’origine aryenne (indo-européenne), par l’intermédiaire des Francs.

Avec l’aide de son assistant Theodor Bartus, il scia et arracha des supports pour plus de 360 kg de fresques, statues et autres œuvres d’art, de quoi remplir 305 caisses qu’il expédia à Berlin. Le Coq justifia ces « emprunts » par les troubles qui agitaient le Turkestan au moment de l’expédition. Une partie de l’art fit l’objet d’un dépôt dans ce qui était alors le Musée d’ethnologie de la Prinz-Albrecht-Strasse, jusqu’à ce qu’une bombe l’endommage lourdement en 1944. Cependant, de nombreux objets qui avaient déjà été exposés purent être réintégrés après la guerre. Ils reposent maintenant au musée d'art asiatique de Berlin.

Le Coq, qui a publié sous le nom de « Choros Zaturpanskij », repose au cimetière berlinois de Dahlem.

Publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Peter Hopkirk (trad. Carisse Beaune), Bouddhas et rôdeurs sur la route de la soie, Paris, Arthaud, coll. « Signes des temps », , 283 p. (ISBN 2-7003-0362-8).
  • Heinrich G. Franz, Kunst und Kultur entlang der Seidenstraße, Akademische Druck- und Verlagsanstalt, Graz 1986, (ISBN 3-201-01306-4).
  • Marianne Yaldız, Archäologie und Kunstgeschichte Chinesisch-Zentralasiens (Xinjiang), Brill, Leiden 1987, (ISBN 90-04-07877-0).
  • Die kleine Enzyklopädie, Encyclios-Verlag, Zürich, 1950, vol. 2, p. 29
  • Bruno J. Richtsfeld (Hrsg.), Der Briefwechsel Lucian Scherman–Albert von Le Coq und die Gründe für das Scheitern einer Serindien-Abteilung am Völkerkundemuseum München. Die Serindien-Sammlung des Staatlichen Museums für Völkerkunde München II. In: Münchner Beiträge zur Völkerkunde. Jahrbuch des Staatlichen Museums für Völkerkunde München. vol. 14. 2010/11. p. 129–193.

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