Albert Doyen

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Albert Doyen
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Albert Doyen, né le à Vendresse dans les Ardennes et mort le , était un musicien français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commença ses études musicales à l'École Niedermeyer et les poursuivit au Conservatoire de Paris, où il fut l’élève de Charles-Marie Widor pour la composition.

Il fut particulièrement sensible aux questions sociales, et, conscient de la valeur éducative de la musique, il souhaita la répandre dans le peuple.

En 1907, il s’associa à la communauté de l’« Abbaye de Créteil », fondée par Georges Duhamel et Charles Vildrac. Ce groupe rassemblait des poètes, des écrivains, des musiciens et des peintres (comme Albert Gleizes). C’est Albert Doyen notamment qui initia Georges Duhamel à la musique[2].

En 1917, il fonda Les Fêtes du peuple, une chorale d’ouvriers. Résolument populaire, la chorale fut complétée d'un orchestre. La première prestation de cet ensemble eut lieu pour un anniversaire de la Commune de Paris ; elle fut suivie de plus de deux cents autres concerts. Certains d'entre eux attirèrent plus de quatre cents personnes. Le dernier concert des Fêtes du peuple eut lieu en 1939.

En 1919, il organisa une Fête du Souvenir à la mémoire de Jean Jaurès.

Albert Doyen mourut d’une attaque cérébrale.

Dans un article qu'elle consacre aux Fêtes du peuple[3], Nancy Sloan Goldberg rattache le projet d'Albert Doyen à la tradition des utopies du XIXe siècle et particulièrement aux « principes universalistes de l'unanimisme ».

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

  • Symphonie funèbre à la mémoire de Zola
  • Chant triomphal, 1913
  • Le Chant de midi, 1919
  • Les voix du vieux monde, oratorio (sur des poèmes de Georges Duhamel), 1925
  • Le Juif errant, opéra

Albert Doyen a également écrit un quatuor à cordes (1910), un trio avec piano (1910), une sonate pour piano (1910) et des mélodies.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ne pas confondre avec Albert-Lucien Doyen (A. L. Doyen), compositeur et éditeur de musique originaire de Wattrelos qui a été primé aux concours de Bruxelles (Belgique), Lille, Saint-Etienne, Roubaix et Paris.[réf. nécessaire]
  2. [PDF]Deux maîtres germaniques de Georges Duhamel : Wagner et Beethoven par Urbain Blanchet, dans Études littéraires, vol. 15, no 1, 1982, p. 33-52.
  3. in The French Revue, vol. 65, no 5,

Liens externes[modifier | modifier le code]