Albert Dock

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Albert Dock
The Albert Dock - geograph.org.uk - 7527.jpg
Présentation
Type
Entrepôt (d), groupe de constructions et de bâtiments (d), musée (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Architectes
Construction
Occupant
Statut patrimonial
Monument classé de Grade I (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Adresse
Coordonnées
Albert Dock

L’Albert Dock est un complexe de docks flottants et d’entrepôts. Il se situe en Angleterre, à Liverpool. Il a été construit en 1846 et conçu par Jesse Hartley et Philip Hardwick.

Au XIXe siècle, alors que le pays est en pleine révolution industrielle, le port de Liverpool devient le plus important de l’Empire britannique en termes de trafic et sert de lieu d’arrivée de produits exotiques comme le brandy, le coton, le thé, la soie, le tabac, de l'ivoire et le sucre. Le port servait aussi de point de départ pour le transport commercial des innovations anglaises.

L'histoire des docks[modifier | modifier le code]

L'avant renaissance des docks[modifier | modifier le code]

Les docks de Liverpool sont alors capables d’accueillir plus de 100 navires à la fois et jouent un grand rôle dans le développement du port. La position du port permet aux marchands de Liverpool d’avoir accès à tous les produits de leur pays. Ces marchands entretiennent aussi des relations avec Londres et Amsterdam, ce qui les aide à s’approvisionner en coton, en soie, en verreries, etc. qu’ils revendent ensuite aux colonies d’Amérique. Ces produits sont aussi envoyés en Afrique de l’Ouest pour être échangés contre des esclaves qui sont à leur tour vendus aux colonies d’Amérique. Ces échanges avec les colonies d’Amérique sont très fructueux car les navires reviennent à Liverpool avec des produits coloniaux variés (sucre, tabac, café...). En 1790, le port contrôle 40 % du trafic d’esclaves en Europe et le port vit son âge d’or.

Mais cela ne dure pas. En 1807, la Grande-Bretagne interdit le trafic d’esclaves, ce qui ne met cependant pas en péril le port qui a continué à faire du commerce avec l’Amérique. Les docks du port, qui étaient appelés ‘’Les vieux docks’’, sont complètement saturés et la ville essaie d’enclencher des démarches pour les renouveler. Mais le Parlement ne donne pas son autorisation pour les travaux. Les docks sont dès lors fermés en 1826.

La renaissance des docks[modifier | modifier le code]

Liverpool n’a plus de docks pendant une décennie, jusqu’à ce que Jesse Hartley se propose pour les renouveler. Hartley est un ingénieur spécialisé en construction de quais et de docks. Les travaux commencent en 1841, et les nouveaux docks sont terminés en 1846 [1]. Ils sont inaugurés par le prince Albert qui leur donne son nom.

Au moment de sa construction, l'Albert Dock est considéré comme un système d'amarrage révolutionnaire parce que les navires sont chargés et déchargés directement à partir des entrepôts. Deux ans après son ouverture, il est modifié pour installer le premier dispositif au monde de grues hydrauliques. En raison de sa conception ouverte, mais sécurisée, l'Albert Dock devient un magasin populaire pour les cargaisons de valeur tels que le coton, le thé, le tabac, la soie, le brandy et le sucre. Toutefois, en dépit de la conception avancée de l'Albert Dock, le développement rapide de la navigation maritime pendant plus de 50 ans entraine un besoin d'élargissement et de modernisation des entrepôts.

L’Albert dock est constitué d’entrepôts entourant un bassin de 3 hectares, et c’est l’une des plus importantes constructions portuaires d’Angleterre. Les docks de Liverpool sont aussi les premiers docks totalement fabriqués en matériaux incombustibles[2]. Jesse Hartley a aussi installé des grues hydrauliques pour faciliter le chargement et le déchargement des navires, ce qui était une idée révolutionnaire à cette époque. Il a aussi instauré un système aux quais qui empêche l’eau de monter au-dessus d’un certain niveau.

L'après renaissance des docks[modifier | modifier le code]

L’Albert Dock devient alors le symbole de la prospérité de Liverpool. Les docks stockent énormément de marchandises qui viennent du monde entier. Ils s'agrandissent de plus en plus et s’étendent bientôt sur plus de 10 kilomètres.

Pendant la 2de guerre mondiale, le port est occupé par l’Amirauté et sert de base pour les bateaux de la flotte atlantique britannique[3]. Les docks subissent des raids aériens dont le blitz de mai 1941 [4].

En 1960, le transport des marchandises se développe encore. Les bateaux sont devenus trop larges et ils ne peuvent plus atteindre le port ; cela va donc plonger le port de Liverpool dans une grande crise.

Après la guerre, les propriétaires commencent à avoir des problèmes financiers et ils ne réussissent pas à sauver le quai malgré plusieurs tentatives. Ils doivent fermer le quai en 1972. Le quai est réaménagé en 1981 et il reprend ses activités officiellement en 1988.          

L'Albert Dock en 2017[modifier | modifier le code]

L’Albert dock est maintenant l’une des plus importantes attractions touristiques de Liverpool. L’UNESCO l’a inscrit au patrimoine mondial de l’humanité. C’est le site touristique le plus visité à Liverpool, et même en Angleterre, Londres excepté. Il y a environ 5 millions de visiteurs par an.

Le design des docks[modifier | modifier le code]

À sa construction, l’Albert Dock est considéré comme une œuvre d’art de l’architecture portuaire. Il est presque entièrement construit de fonte, de briques et de pierres. Il est construit dans le but d’être ininflammable. Il est d’ailleurs le premier système de stockage incombustible. Les entrepôts occupent une surface de 120 000 m2 au total.

Son prix d’achat est, en 2017, estimé à environ 270 millions euros.      

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Historic Facts 1824 – 1854 », sur albertdock.com (consulté le 19 octobre 2017)
  2. (en) « History », sur albertdock.com (consulté le 19 octobre 2017)
  3. (en) « Construction, heyday and decline of the Albert Dock », sur National Museums Liverpool (consulté le 19 octobre 2017)
  4. (en) « Historic Facts 1860 – 1970 », sur albertdock.com (consulté le 19 octobre 2017)