Agence tunisienne d'Internet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir ATI (homonymie).
Plaque à l'entrée de l'ATI

L'Agence tunisienne d'Internet (الوكالة التونسية للانترنت) ou ATI, créée le 12 mars 1996, est le principal fournisseur d'accès à Internet public de Tunisie. Entreprise publique ayant la forme juridique d'une société anonyme, elle a pour mission de promouvoir Internet dans le pays.

Fonctions[modifier | modifier le code]

L'ATI assure la fonction principale du point d'échange TunIXP[1], permettant l'interconnexion des fournisseurs de services Internet (FSI) entre eux et à l'international, ainsi que le service de gestion des passerelles de messagerie internet pour les FSI, l'adressage IP en Tunisie, ainsi que la promotion du contenu à travers la promotion des noms de domaine nationaux.

Hormis les FSI publics, comme Tunisie Télécom, les cinq fournisseurs privés, à savoir Orange Tunisie Internet, GlobalNet, HexaByte, Tunet et Topnet, dépendent d'elle pour la gestion du réseau jusqu'au 11 janvier 2013[2].

Direction[modifier | modifier le code]

Moez Chakchouk, directeur de l'ATI

Depuis sa création, l'ATI est successivement dirigée par :

Censure[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Censure d'Internet en Tunisie.

Sous le régime de Zine el-Abidine Ben Ali, la Tunisie a procédé à des censures de sites web sur le réseau tunisien[3]. Dans le numéro de Jeune Afrique paru le 27 juin 2004, Fériel Béji répond aux accusations de censure en déclarant que « certaines voix calomnient la Tunisie en disant qu'Internet y serait censuré. La vérité, c'est que nous souhaitons une bonne utilisation du réseau, pour que cet outil serve réellement au peuple »[4].

Après la chute du président Zine el-Abidine Ben Ali suite à la révolution tunisienne de 2011, l'ATI affirme que la censure a été l'œuvre d'« équipes qui n'ont aucune relation avec l'ATI »[5]. Elle revendique alors un changement radical dans ses missions et sa communication, et d'être devenue un fervent défenseur de la liberté d'expression ainsi que de la neutralité d'Internet et s'opposant fermement à toute tentative de retour vers le passé[6]. Elle reçoit le 27 janvier 2013 le prix de l'organisme public le plus transparent par le groupe OpenGovTn[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Site officiel de TunIXP
  2. (fr) « Fin du monopole de l'ATI sur Internet en Tunisie », Leaders, 12 janvier 2013
  3. (fr) Rapport annuel 2007 sur la Tunisie (Reporters sans frontières)
  4. (fr) Jean-Philippe Von Gastrow, « Le numérique au jour le jour », Jeune Afrique, 27 juin 2004
  5. (fr) « Tunisie : L'ATI n'a jamais été responsable de la censure », Webmanagercenter, 24 janvier 2011
  6. (fr) Afef Abrougui, « « Internet c'est la liberté » : Entretien avec le P.D.G de l'Agence tunisienne d'Internet », Nawaat, 6 février 2012
  7. (fr) Welid Naffati, « OpenGov Awards : La revanche de l'ATI sur les adeptes de la censure sur Internet », Tunisie Haut Débit, 28 janvier 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]