Affaire Airbus (France)

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L'affaire Airbus éclate le , lorsque le magazine allemand Der Spiegel a rapporté qu'une salariée d'Airbus récemment licenciée a déposé plainte devant un tribunal allemand pour licenciement abusif et mis en cause sa société dans une affaire de financements occultes. Selon elle, Airbus aurait financé illégalement la campagne présidentielle de Lionel Jospin.

Cette femme anonyme possède un doctorat de 3e cycle et avait travaillé précédemment chez BMW. Elle a ensuite été embauchée comme chef adjoint du marketing d'Airbus et s'était alors opposée à plusieurs reprises aux choix systématiques des dirigeants d'Airbus de choisir l'agence de pub Euro-RSCG, avec des honoraires importants.

La plaignante licenciée avait des doutes sur la qualité du travail fourni. C'est parce qu'elle s'inquiétait de ce systématisme, c'est-à-dire réalisé sans appel d'offres, qu'elle a cherché à en savoir plus.

Secrétaire national du Parti socialiste à la coordination et à la trésorerie, Alain Claeys, qui a été également mandataire financier du candidat Lionel Jospin, a formellement démenti « les allégations parues dans certains journaux français ou allemands, concernant le financement par Airbus de la campagne de Lionel Jospin », et a menacé d'attaquer la plaignante en diffamation.

M. Claeys avait également précisé que le candidat socialiste avait passé pour sa campagne présidentielle « un contrat en bonne et due forme avec la société Euro-RSCG, conseil en communication, pour un montant de 454 480,00 euros ». Le montant de ce contrat « n'a rien d'anormal par rapport aux prix du marché », avait alors précisé le secrétaire national du Parti socialiste chargé de la communication, Alain Bergounioux.

À noter que le , dans une affaire similaire et curieusement liée, le parquet de Paris a lancé une enquête préliminaire visant le financement de la campagne présidentielle de Lionel Jospin, en 2002, sur la base d'une lettre anonyme dénonçant un contrat entre EDF et Euro-RSCG.