Acha Leke

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Acha Leke, né en novembre 1972, est un consultant camerounais chez McKinsey, et un des cofondateurs de l'African Leadership Academy (en) (ALA), une école de Johannesbourg destinée à se substituer aux écoles occidentales, puis de l'African Leadership Network (en) (ALN), un réseau de décideurs africains.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 30 novembre 1972 au Cameroun, son père, gynécologue et sa mère, immunologiste, famille anglophone du Cameroun s'envolent avec lui vers le Canada à la mi 1973. Acha Leke vit alors à Montréal ses 10 premières années De retour au Cameroun, il ne reste qu'à peine six ans avant de partir pour la Belgique puis les États-Unis[1]. Il effectue ses études supérieures aux États-Unis. Il est diplômé de Georgia Tech, et de l'université Stanford en 1999[2]. Destiné à travailler dans la Silicon Valley, il choisit finalement de vivre en Afrique, et de mettre ses acquis au service des entreprises africaines, en s'impliquant dans le développement social du continent[3]

Il fait son retour en Afrique en mars 2001, au Nigeria pendant 6 mois. Il conseille une banque locale en pleine restructuration. Il obtient alors d'être transféré au bureau de Johannesbourg, où avec deux collègues, il se met à parcourir le continent. Alors que le bureau travaille essentiellement pour des entreprises sud-africaines, lui prospecte au Nigeria, au Sénégal, au Kenya. Il est un des membres fondateurs de l'African Leadership Academy (ALA), un lycée qui veut former la future élite africaine, durant deux années, avant l'entrée dans les universités et les grandes écoles de la planète. Puis, deux ans plus tard, il crée l'African Leadership Network, un réseau de décideurs africains[2].

En 2008, il est désigné Young Global Leader par le World Economic Forum[1]. En 2010, il joue un rôle déterminant dans l'élaboration du rapport de Mc Kinsey Lions en mouvement, les progrès et potentiels des économies africaines[2],[3]. Il devient également patron Afrique chez McKinsey[4]. Il travaille en l'Afrique du Sud[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Benjamin Neumann, « Acha Leke ou le choix du retour », L'Express,‎ (lire en ligne)
  2. a, b et c « Acha Leke, ou l’ambition d’un jeune père de l’Afrique », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  3. a, b et c Christophe Le Bec, « Acha Leke, mentor d'élite chez McKinsey », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  4. (en) « Acha Leke », sur McKinsey & Company (consulté le 20 juin 2017)