Yi Yuk-sa

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Yi Yuk-sa
이육사

Description de l'image  Yiyuksa 264.jpg.
Naissance 18 mai 1904
Flag of Korea 1882.svg Andong, Empire coréen
Décès 16 janvier 1944 (à 43 ans)
Flag of the Republic of China-Nanjing (Peace, Anti-Communism, National Construction).svg Pékin, Chine
Profession Résistant, poète

Yi Won-rok (이원록, 李源祿) est un résistant et poète coréen connu sous son nom de plume, Yi Yuk-sa (이육사), choisi à partir de son numéro de matricule en prison.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1904 à Andong, ayant étudié au Japon[1], il entre en 1925 dans le groupe de résistance Uiyoldan qui se bat pour mettre fin à la dépendance du Japon. Suite à l'attentat à la bombe de la banque de Chosen de Daegu en 1927, il est condamné à trois ans de prison. À sa sortie, il passe un an à Pékin dans un camp d'entrainement militaire, l'académie militaire de Joseon. Cependant, sa santé ne lui permet plus de continuer sur cette voie et il utilise dès lors la poésie pour faire passer son message et stimuler l'esprit de résistance. Ses œuvres majeures sont Cheval, Crépuscule, Le sommet, Raisin blanc et Vaste plaine.

Décès[modifier | modifier le code]

Alors qu'il se trouvait en Corée pour des affaires personnelles, Lee est arrêté une nouvelle fois en 1943 pour être extradé en Chine. Il meurt en prison le 16 janvier 1944 à Pékin à l'âge de 43 ans. En 1960, le corps de Lee fut inhumé près de sa ville natale et en 1968, un monument commémoratif a été érigé à Andong. Le musée Yuksa Lee, dédié à la mémoire de sa littérature et à ses luttes indépendantistes a été fondé juste à côté de sa ville natale[2].

Statue de Lee Yuksa au Musée qui lui est dédié

Œuvre[modifier | modifier le code]

Lee n'a officiellement écrit qu'une quarantaine de poèmes de son vivant, mais ses actes de résistance et son appel au soulèvement du peuple coréen contre le gouvernement colonial japonais a fait de son travail une référence littéraire en Corée. En 1939, Lee publie son poème le plus célèbre Raisins verts. Lee prenait soin d'écrire dans la tradition de la poésie lyrique coréenne, en écrivant en Hangeul à un moment ou la langue coréenne était interdite par le gouvernement japonais. En raison de la censure japonaise, Lee a dû développer une écriture à la fois symbolique et métaphorique. Néanmoins, le sens de ses poèmes est clair pour les Coréens, et c'est cette caractéristique qui fait que son travail est inclus dans la plupart des manuels scolaires en Corée du Sud.

Après la mort de Lee en 1946, son frère a publié quelques œuvres à titre posthume.

Références[modifier | modifier le code]

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Lien interne[modifier | modifier le code]