Victimologie

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La victimologie est le domaine des sciences criminelles qui, comme son nom l'indique, étudie la victime. Différents aspects sont étudiés variant de la prévention (étude de la relation victime-agresseur par exemple) à l'optimisation des modes de prise en charge par une meilleure connaissance des conséquences de l'acte délinquantiel sur la victime (stress, traumatisme, etc.). Les relations entre la victime et le système judiciaire sont aussi au cœur des préoccupations de cette discipline.

La victimologie est une discipline jeune qui s'est principalement développée à partir des années 1950, entraînant une considération plus importante des victimes par le corps social. La création de nombreuses associations d'aide aux victimes ou des cellules d'urgence médico-psychologique (CUMP) peut être citée en exemple de cette tendance.

Histoire[modifier | modifier le code]

La notion de victimologie est récente. Elle débute avant la Deuxième Guerre mondiale, mais prend son essor après, en raison du grand nombre de victimes qu’elle a causées. En 1937, Benjamín Mendelsohn (es), avocat pénaliste, est le premier à s’intéresser aux victimes. La querelle s’ouvre entre deux conceptions de la victimologie, l’une humaniste d’origine européenne, l’autre typologique d’origine nord-américaine qui cherche à définir les différents types de victimes.

France[modifier | modifier le code]

En France, la victimologie actuelle est héritée de la victimologie humaniste, dont les grands noms sont : Hans von Hentig (1948), Ezzat Faltah (1971), Micheline Baril (1984), qui a réalisé une thèse intitulée « l’envers du crime » (Montréal), et qui fonda la 1re association de victimes du Canada. Gérard Lopez, fondateur du premier diplôme universitaire français de victimologie en 1993 (université Paris 5) a publié l'ouvrage de référence, actuellement épuisé (Lopez G. Victimologie. Paris, Dalloz, 1997). Robert Cario, professeur de sciences criminelles, a créé un DESS de victimologie à la faculté de droit de Pau et publié un ouvrage de référence constamment mis à jour (Cario R. Victimologie. De l'effraction du lien intersubjectif à la restauration. Paris, L'Harmattan, 2006). Enfin, Jo-Anne Wemmers, professeure à l'École de criminologie de Montréal, a publié un ouvrage de référence (Wemmers JA. Introduction à la victimologie. Montréal, PUM, 2003).

Criminologie et victimologie[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, la recherche en criminologie s'est concentrée sur l'acte et l'auteur des infractions, ignorant par là même un pan important du phénomène criminel : la victime. Au cours des années 1980, les chercheurs ont donc commencé à se focaliser également sur la victime, par l'étude des conséquences du crime, mais également par l'étude des possibilités d'aide aux victimes. Une des avancées primordiales au niveau de la recherche a été l'apparition des sondages de victimisation. Ces derniers permettent en effet d'évaluer le phénomène criminel en prenant l'information chez la victime elle-même, donnant ainsi accès à tous les actes n'étant pas parvenus jusqu'aux autorités.

Au sens strict, la victimologie est l'étude des victimes de délits ou de crimes, leur statut psycho-social et leurs éventuelles relations avec les agresseurs ou leur simple qualité de cible dans une perspective de criminologie économique. Mais elle conduit également à explorer d'autres pistes, par exemple, à ce qui peut prédisposer certaines personnes à devenir des victimes, comme une singularité dans la physionomie, l'appartenance à une minorité culturelle, etc. (En opposition à la victimologie classique, qui ne considère la victime que comme un objet de droit passif). Mais on ne doit pas la réduire à ses aspects purement psychotraumatologiques. Pour d'autres, comme pour S. Schafer (in Victimology : The victim and his criminal) ce serait plutôt l'étude de la relation entre le criminel et la victime.

Les dimensions de la victimologie[modifier | modifier le code]

La victimologie présente 4 dimensions :

1. Juridique :

  • droit civil,
  • droit pénal,
  • droit social...

2. Empirique (C'est l'étude du coupable et de la victime):

  • étude sociologique (sondage, questionnaire...)
  • étude ethnologique
  • étude des facteurs victimologiques

3. Psychologique :

  • Psychotraumatologie : l'étude et les soins des personnes atteintes par un événement potentiellement traumatique

4. Humanitaire.

  • C'est un ensemble de mouvements associatifs fondamentaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]