Table de finale

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Chessboard480.svg
Pion noir sur case blanche h7
Roi noir sur case noire g3
Cavalier blanc sur case blanche b1
Roi blanc sur case noire e1
Cavalier blanc sur case noire g1
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6 6
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Les Blancs jouent et font mat en 102 coups

Une table de finale est une base de données qui contient des positions de finale du jeu d'échecs et leur évaluation (partie nulle ou distance au mat). Ainsi, on peut chercher à éviter ou à atteindre une position donnée. De telles bases de données de finales sont générées en utilisant une forme d'analyse rétrograde : les positions de trois pièces sont utilisées pour l'analyse des positions de quatre pièces, ces dernières participent à la génération de celles de cinq pièces, etc.

Les tables de finales disponibles[modifier | modifier le code]

Ken Thompson, peut-être plus connu comme concepteur clé du système d'exploitation UNIX, est un pionnier en ce domaine. Au fil du temps, d'autres formats ont vu le jour comme les tablebases de Steven J. Edwards, la De Koning Endgame Database (2002) et les tablebases d'Eugene Nalimov :

  • Edwards : renvoient la distance au mat. Elles sont volumineuses.
  • Nalimov : renvoient la distance au mat. Elles sont utilisables compressées.
  • Thompson : renvoient la distance à la promotion, sans évaluation (gain, nulle ou défaite). Elles sont difficilement utilisables compressées.

Les tables de Nalimov sont les plus répandues. Étant libres, la plupart des programmes les utilisent : Crafty, Shredder, Fritz, etc. La prise en passant est considérée mais par contre, le roque et la règle des cinquante coups[1] sont ignorés.

Actuellement, toutes les finales de trois, quatre, cinq et six pièces sont analysées (l'ensemble nécessite 1153 Go[2]), quelques finales de sept pièces sont disponibles.

Le jeu d'échecs ne peut probablement pas être résolu par ce biais : le nombre de parties différentes possibles (au moins 10120)[3] est plus grand que celui des atomes de l'univers connu (1078), ce qui induit un problème de stockage.

Mémoires de stockage[modifier | modifier le code]

Pour 3-4-5 pièces 938.39 MB (Syzygy Endgame Tablebases)

Pour 6 pièces 1 TB (l'ensemble nécessite 1153 Go)

Pour 7 pièces 140TB (Lomonosov Tablebases)

Exemple d'utilisation en 1999[modifier | modifier le code]

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8
Chessboard480.svg
Roi blanc sur case noire g7
Pion blanc sur case blanche g6
Pion noir sur case blanche d5
Reine blanche sur case noire d4
Reine noire sur case blanche f3
Roi noir sur case blanche b1
8
7 7
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
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G. Kasparov - Reste du monde,
Internet, 1999
Les Noirs au trait : perdent la partie.
Article détaillé : Kasparov contre le monde.

Les bases de données de finales se firent connaître en 1999, lorsque Garry Kasparov joua une partie contre « le reste du monde » en consultation sur Internet ; l'analyse de Garry Kasparov conclut à un gain inévitable des Blancs, comme le démontrent les tables de Nalimov après le 58e coup des Blancs (58. g6) : avec un jeu parfait les Noirs perdent en 79 coups tout en respectant la règle des 50 coups.

Logiciels d'étude de finale[modifier | modifier le code]

  • Freezer (Eiko Bleicher)
  • Shredder classic : Oracle et Jocker analyse
  • FinalGen (générateur de bases de finale)
  • Hoffman

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce site référence les plus longs mats calculés à partir des tablebases, par exemple un mat en 517 coups qui contrevient à règle des cinquante coups puisqu'il n'y a que 5 pièces et aucun pion sur l'échiquier.
  2. voir la page d'info du site Shredder Chess Computer
  3. C'est l'estimation du nombre de parties différentes ayant un sens échiquéen selon Claude Shannon ; voir l'article nombre de Shannon