Synagogue Cymbalista

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Synagogue Cymbalista de l'université de Tel-Aviv - vue en diagonale : les tours paraissent cylindriques.
Un autre aspect de la Synagogue Cymbalista - vue de face : les tours paraissent troncôniques.

L’architecture de la synagogue Cymbalista[1],[2] du campus de Tel Aviv est remarquable. Dues à l’architecte suisse Mario Botta et achevées en 1998, ses tours rappellent la tour cylindrique de la cathédrale d’Evry.

La synagogue comprend deux salles, une pour les juifs orthodoxes, l’autre pour le dialogue des religieux avec les laïcs.

Le nom de Cymbalista est celui du couple fondateur : Paulette et Norbert Cymbalista. Si on associe le nom de ces fondateurs à ce qu’évoquent les tours, on pourrait penser à la musique et donc à des tambours. Mais ces tours symbolisent les rouleaux de la Torah, voire les colonnes du temple de Salomon… ou plus tragiquement les cheminées des fours crématoires des camps de la mort nazis.

Des structures résolument modernes et des allusions mathématiques aux coniques sont caractéristiques de l'œuvre de Mario Botta : la tour de la cathédrale d'Evry est un cylindre tronqué par un plan oblique. La section dessinée est donc une ellipse. Ici, les tours de la synagogue Cymbalista sont constituées de quatre portions de conoïdes circulaires droits faisant passer d'un carré à la base à un cercle au sommet. Si on coupe ces tours par un plan horizontal la section dessine quatre portions d'ellipse. Ces ellipses ont un rayon de courbure infini à la base pour constituer le carré. Les ellipses se rapprochent de la section circulaire lorsque le plan se dirige vers le sommet pour ne former qu'un seul cercle sur la partie haute...

Vues suivant la direction des diagonales des carrés de base, les parois des tours semblent verticales. Vues de face, elles s’évasent vers le haut.

La transformation d’un cercle en carré rappelle « la quadrature du cercle », mais pas vraiment dans son sens d’origine puisque le carré est entièrement inscrit dans le cercle et donc de surface beaucoup plus faible.

La quadrature du cercle symbolise-t-elle la découverte de la transcendance de la Torah ou l’impossibilité d’une interprétation religieuse rationnelle de la Shoah ?

Références[modifier | modifier le code]

  1. Simon Griver, « Créations sur un campus », Ministère des affaires étrangères d'Israël,‎ août 2001 (consulté le 21 février 2008)
  2. (en) « La synagogue et le centre de l'héritage juif Cymbalista » (consulté le 23 septembre 2007)