Susan George

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Susan George

Description de l'image  Susan George (political scientist) - Kirchentag Cologne 2007.jpg.
Naissance 1934
Akron (Ohio)
Nationalité Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Profession Essayiste et romancière
Autres activités
Animatrice d'organisation altermondialiste
Formation
Thèse en sciences politiques (EHESS)
Famille
3 enfants, 4 petits-enfants

Susan George est une écrivaine franco-américaine, militante altermondialiste et présidente d’honneur d'ATTAC.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née aux États-Unis en 1934, Susan George vit depuis longtemps en France et a acquis la nationalité française en 1994. Après des études de littérature française et de sciences politiques au Smith College de Northampton (Massachusetts), elle vient s'installer à Paris, se marie, a trois enfants, puis reprend ses études et obtient une licence de philosophie à La Sorbonne en 1967. Après la publication de son premier livre en 1976, elle s’inscrit à l'École des hautes études en sciences sociales, où sa thèse en sciences politiques sur le transfert du système alimentaire américain au reste du monde obtient la mention « très honorable » en 1978[1].

Activités militantes[modifier | modifier le code]

« On ne promet pas la lune. On ne dit pas que l'on a réponse à tout, mais l'on a des solutions. Notre but est de faire des sociétés décentes et rationnelles où les gens vivent à peu près bien, où il y a relativement peu d'inégalités, et où à peu près tout le monde a un emploi, est bien soigné et peut offrir une bonne éducation à ses enfants. »

— Susan George, Susan George au Devoir - Récompenser les coupables, punir les victimes[2]

Susan George est très engagée dans les combats internationaux. Elle se sert notamment de ses livres pour communiquer ses idées.

Elle a participé à la fondation du Transnational Institute à Amsterdam et en est maintenant Présidente du Conseil[2]. Elle a été au centre de la coordination rassemblant l’ensemble des mouvements français contre l’AMI (Accord multilatéral sur les investissements) et pour la réforme de l'OMC. Elle a été présidente de l’Observatoire de la mondialisation aujourd'hui dissous, et a été membre du Conseil d’administration de Greenpeace International et de Greenpeace France, de 1990 à 1995. Elle est enfin membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Plusieurs dizaines de ses articles en anglais et en français sont disponibles sur son site (http://www.tni.org/george ) du Transnational Institute.

Personnalité fondatrice de la première organisation Attac depuis sa création à Paris en 1998, elle a écrit un livre Attac sur l'OMC[3] et a été vice-présidente d'Attac France et membre de son Bureau de 1999 à 2006. En 2005-2006, elle a joué un rôle important dans le mouvement de remise en cause de son ancienne direction en appelant notamment à deux reprises à voter pour une liste de ses opposants et en protestant contre la fraude avérée concernant les élections de juin 2006 à son Conseil d'administration. Depuis le remplacement de l'ancienne équipe par des dirigeants en accord avec ses conceptions, Susan George a demandé à ne plus participer à la direction d'Attac France, restant seulement membre de son collège des Fondateurs et de son conseil scientifique. En 2003, le conseil d'administration d'Attac la nomme présidente d'honneur.

En 2011, elle présente la conférence d'ouverture de la deuxième édition de l'université d'été des Nouveaux cahiers du socialisme tenue à l'Université du Québec à Montréal[2].

En mars 2012 elle participe à la création du Collectif Roosevelt avec l'aide de Stéphane Hessel, Edgar Morin et Michel Rocard et de nombreux intellectuels et personnalités publiques de la société civile et politique. Ce collectif présente 15 propositions pour éviter un effondrement économique, élaborer une nouvelle société et lutter contre le chômage endémique et créer une Europe démocratique[4].

En 2013, elle participe au nouveau parti politique Nouvelle Donne aux côtés de Pierre Larrouturou.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Susan George, Les Stratèges de la Faim, Editions Grounauer, 1982, Genève.
  2. a, b et c Éric Desrosiers, « Susan George au Devoir - Récompenser les coupables, punir les victimes », Le Devoir,‎ 26 août 2011
  3. Susan George, Remettre l'OMC à sa place, Editions Mille et une nuits, Fayard, 2001.
  4. Collectif Roosevelt, site officiel

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]