Roue libre
Un système mécanique peut fonctionner en roue libre s'il est capable d’interrompre momentanément l’entraînement en rotation d’un organe entraîné qui peut néanmoins continuer de tourner librement.
Ce système peut être utilisé comme un antiretour dans un système de levage, par exemple un treuil ou un cabestan. (voir cliquet (mécanique))
Exemples d'emploi :
- pignon arrière de bicyclette.
- démarreur à ficelle (tondeuses, tronçonneuses, modèles réduits)
- démarreur de moteur à combustion interne. La roue libre permet au démarreur de se désolidariser du moteur lorsque le régime du moteur dépasse celui du démarreur, généralement de l'ordre de 400 à 600 tr/min.
- rotor principal d'hélicoptère. La roue libre permet de conserver la rotation de rotor en cas de panne moteur, et ainsi de se poser en autorotation.
Technologies employées :
- à cliquet (par obstacle).
- à éléments roulants (par coincement), composants standards.
- à cames
Ces ensembles sont disponibles prêts à l'emploi, et figurent dans les mêmes catalogues que les roulements à billes.
Histoire (bicyclette - vélo) [modifier]
Dès 1869, un brevet US88238[1] est déposé par William Van Anden. Il y décrit une amélioration de vélocipède avec un système à cliquet monté dans le moyeu de la roue avant permettant d'arrêter de pédaler dans les descentes.
En 1895, Harmon D. Moise dépose un brevet US533912[2] de bicyclette à transmission par chaîne qui possède un système de roue libre sur le moyeu de la roue arrière. En 1896 Humbert Steyner améliore ce système avec un mécanisme à billes dans une roue à cliquets.
En 1897, Ernst Sachs (de) produit et commercialise des moyeux avec roue libre.