Réduction dimensionnelle

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En physique, une réduction dimensionnelle est une procédure par laquelle, étant donnée une théorie formulée sur un espace-temps X_N\, de dimension N\,, on construit une autre théorie formulée sur un sous-espace Y_M\subset X_N\, de dimension M<N\, . Dans la suite nous allons décrire brièvement plusieurs procédures de réduction communément utilisées.

Réduction de Kaluza-Klein[modifier | modifier le code]

Article détaillé : théorie de Kaluza-Klein.

Dans cette approche, la plus simple, on contraint les champs de la théorie en N\, dimensions à ne dépendre que des M\, coordonnées du sous-espace Y_M\,. Par exemple si on considère Y_4=\mathbb{R}^4\,, c'est-à-dire l'espace de Minkowski et X_5=\mathbb{R}^4\times S_1\,, on parle de réduction sur un cercle et le cercle est appelé espace de compactification. Dans ce cas on contraint les champs à ne pas dépendre de la coordonnée angulaire sur le cercle. C'est le cadre historiquement considéré par Theodor Kaluza et Oskar Klein dans le contexte de la relativité générale à 5 dimensions pour tenter de reproduire la théorie de l'électromagnétisme et son invariance de jauge en 4 dimensions à partir de l'invariance par reparamétrisation de la théorie originale à 5 dimensions. Par usage, la généralisation de cette réduction dimensionnelle à d'autres espaces est alors communément appelée également réduction de Kaluza-Klein. Si on peut écrire X_N=Y_M\times K_{N-M}\, avec K_{N-M}\, une variété compacte de dimension N-M\, alors on continue à appeler K_{N-M}\, l'espace de compactification et on dit qu'on effectue une réduction sur K_{N-M}\,[1].

Si la théorie originale possède des équations du mouvement issues d'une action \mathcal{S}_N\, alors il est nécessaire de s'assurer que la restriction imposée aux champs de ne dépendre que des coordonnées de Y_M\, est compatible avec les équations du mouvements, c'est-à-dire que les champs restreints sont encore des solutions des équations du mouvement. On parle alors dans ce cas de troncation consistante. Les réductions sur des tores ou réductions toroïdales sont toujours consistantes. Pour des variétés de compactification plus compliquées(comme des sphères par exemple) la réponse n'est pas évidente et demande une analyse au cas par cas.

Réduction de Scherk-Schwarz[modifier | modifier le code]

Les champs ne sont pas indépendants des coordonnées de K_{N-M}\, mais leur dépendance est simple et dépend des symétries de la théorie originale.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On peut considérer en fait le cas plus général où X_N\, est une fibration sur Y_M\, de fibre K_{N-M}\,.

Voir aussi[modifier | modifier le code]