Parerga et Paralipomena

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Les Parerga et Paralipomena (« Suppléments et omissions » en grec) est un recueil d'Arthur Schopenhauer publié en 1851. Écrits dans un style facile d’accès et abordant des sujets souvent familiers, les Parerga et Paralipomena connurent un grand succès et sont à l'origine de la reconnaissance tardive d'Arthur Schopenhauer.

L'ouvrage se répartit en deux volumes, les Parerga suivis des Paralipomena.

Les Parerga sont composés de six essais conçus comme compléments à la pensée de l'auteur.

  • Esquisse d'une histoire de la doctrine de l'idéal et du réel.
  • Fragments sur l'histoire de la philosophie.
  • Sur la philosophie dans les universités.
  • Spéculation transcendante sur l'apparente préméditation dans le destin de l'individu.
  • Essais sur les apparitions et les faits qui s'y rattachent.
  • Aphorismes sur la sagesse dans la vie.

Les Paralipomena, divisés en 31 courts chapitres, traitent de sujets non encore abordés par le philosophe mais qu'il jugeait complémentaires aux Parerga. C'est dans les Parerga que se trouve le fameux essai Sur les femmes.

En considération de l'accueil peu enthousiaste fait aux publications antérieures de l'auteur, les éditeurs hésitèrent à publier son dernier ouvrage. C'est seulement après de nombreuses difficultés et grâce à l'insistance du disciple du philosophe, Julius Frauenstädt, que Hayn à Berlin consentit à publier les deux volumes avec un tirage de 750 exemplaires dont seulement dix pour l'auteur.

Les Parerga et Paralipomena ont attiré l'attention de John Oxenford, un dramaturge et traducteur anglais de littérature allemande qui, de façon anonyme, en a fait une recension élogieuse pour l'English quarterly journal Westminster Review en 1852. L'année suivante, Oxenford rédigea pour cette revue un article sur la philosophie de Schopenhauer intitulé « Iconoclasme dans la philosophie allemande » qui, traduit en allemand et imprimé dans la Vossische Zeitung, suscita l'intérêt immédiat en Allemagne pour les travaux de Schopenhauer et propulsa l'obscur philosophe au premier plan. Fort de cet intérêt nouveau, Schopenhauer put faire éditer de nouvelles éditions de tous ses travaux antérieurs.

Aphorismes sur la sagesse dans la vie[modifier | modifier le code]

Première traduction en français de cet essai des Parerga en 1880 par Jean Alexandre Cantacuzène[1].

Schopenhauer introduit ainsi son essai : « Je prends ici la notion de la sagesse dans la vie dans son acception immanente, c’est-à-dire que j’entends par là l’art de rendre la vie aussi agréable et aussi heureuse que possible. Cette étude pourrait s’appeler également l’Eudémonologie ; ce serait donc un traité de la vie heureuse. »[2]

Table des matières[modifier | modifier le code]

Introduction

Chapitre I — Division fondamentale.

Chapitre II — De ce que l’on est.

  1. La santé de l’esprit et du corps.
  2. La beauté.
  3. La douleur et l’ennui. L’intelligence.

Chapitre III — De ce que l’on a.

Chapitre IV — De ce que l’on représente.

  1. De l’opinion d’autrui.
  2. Le rang.
  3. L’honneur.
  4. La gloire.

Chapitre V — Parénèses et maximes.

  1. Maximes générales.
  2. Concernant notre conduite envers nous-même.
  3. Concernant notre conduite envers les autres.
  4. Concernant notre conduite en face de la marche du monde et en face du sort.

Chapitre VI — De la différence des âges de la vie.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vincent Stanek, La métaphysique de Schopenhauer, Vrin,‎ 2010 (lire en ligne), p. 10
  2. Arthur Schopenhauer (trad. J.-A. Cantacuzène), Aphorismes sur la sagesse dans la vie, Librairie Germer Baillière et Cie,‎ 1880 (lire sur Wikisource), « Introduction »

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]