Occitanie

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Carte représentant la plupart des villes importantes de l'Occitanie.
Aire d'influence de la langue d'oc (dialectes et parlers interférentiels confondus).

L'Occitanie (en occitan, Occitània[1] ou Óucitanìo[2]) désigne l'espace où la langue occitane est parlée aujourd'hui ou dans un passé récent. L'Occitanie est inséparable de la culture occitane qui représente depuis le Moyen Âge le second versant de la culture romane en France, mais aussi dans une moindre mesure, en Italie, Espagne et à Monaco[3]. Cette partition entre langue d'oc et langue d'oïl dans l'espace gallo-roman est fort ancienne puisqu'elle débuta avec la romanisation elle-même[4]. En France, l'Occitanie est confrontée à un problème de reconnaissance puisque le français est seule langue de la République dans l'administration.

L'Occitanie couvre une majeure partie du sud de la France, les vallées occitanes italiennes, le Val d'Aran espagnol et Monaco[5]. Elle compte environ quinze millions d'habitants[6] dont environ 20% d'habitants nés en dehors du territoire[7]. On ne connaît qu'imparfaitement le nombre de locuteurs de l'occitan[8].

Sommaire

[modifier] Désignations

Pour désigner l'Occitanie, on trouve dans un premier temps le terme de Pays d'Oc : Frédéric Mistral emploie le premier le mot dans le journal l'Aiòli et Perbosc le reprend le Discors a l'Escòla Carcinòla en 1896[9].

L'Occitanie est l'idée que toutes les personnes qui parlent occitan appartiennent à un « espace culturel commun ». Certains la considèrent comme une nation[10]. Ces notions ne sont pas acceptées par tout le monde : d'un côté, certains ne se considèrent pas comme occitans et récusent l'existence d'une langue d'oc unique au profit de plusieurs "langues d'oc"[11] ; le terme de Domaine d'Oc[12] est un terme concurrent forgé par des linguistes de cette tendance[13] pour désigner l'espace où se parleraient pour eux des langues d'oc ; de l'autre, certains y voient une menace à l'unité de la France et au pacte républicain[14].

[modifier] Historiographie du concept d'Occitanie

La langue d'oc est une langue territorialisée, c'est-à-dire parlée principalement sur un territoire dont on peut décrire les frontières. Cette partie s'attache à décrire les fondements du concept d'Occitanie (1.1), les différents noms qu'a pu prendre ce territoire (1.2) et la création du concept moderne d'Occitanie (1.3).

[modifier] Un objet d'étude unique : la culture d'oc

Les locuteurs de la langue d'oc n'emploient pas une seule acception de leur langue car l'occitan n'est pas une langue monolithique avec par exemple un seul dictionnaire où chacun des locuteurs retrouve exactement son vocabulaire, mais une juxtaposition de dialectes. Aussi, de nombreuses études se sont focalisées sur les différences entre les provençaux, les languedociens, etc. Il faut aussi rappeler les nombreuses caractéristiques communes de l'espace culturel occitan et qui ne sont généralement considérées comme partisanes :

  • La conscience d'une culture commune. Robert Lafont développe cette idée dans l'introduction de l'Histoire et anthologie de la littérature occitane[15]. La référence aux troubadours est essentielle. Cet argument socio-linguistique est modulé selon les auteurs mais il est accepté par tous les courants, y compris chez les auteurs qui parlent de "domaine d'oc" puisque par définition, leur étude du domaine d'oc repose sur la conscience de l'existence d'une culture commune.
  • L'intercompréhension. Les différents locuteurs de la langue partagent de nombreux traits communs (l'accentuation tonique, un vocabulaire proche, l'emploi fréquent du subjonctif, etc.) qui permettent une compréhension mutuelle. Pour les occitanistes, cette intercompréhension signifie que l'Occitan est une seule langue, pour les autres, elle signifie que ces langues sont très proches mais tous acceptent que les locuteurs de cet espace se comprennent.
  • Des caractéristiques sociales communes. L'exemple le mieux étudié est celui du droit romain qui se maintient mieux dans la société alto médiévale occitane que dans le Nord de la France[16]. Ces caractéristiques sociales ne sont pas non plus éternelles et intangibles car le jeu des influences européennes, notamment avec le Nord de la France, peut estomper ces particularités sociales[17]. Cela est remarquable par exemple pour l'éducation au XVIIIe siècle : Pierre Goubert et Daniel Roche écrivent, pour expliquer la faible alphabétisation en Occitanie, qu'il existe sur ces territoires une confiance maintenue dans les vieux langages vulgaires[18]. Autre exemple : De nombreux débats ont eu lieu aussi autour de l'expression Midi rouge forgée par Maurice Agulhon[19] pour savoir si le "pays d'oc" avait été plus "républicain" que la moitié nord de la France. Enfin, pour André Armengaud[20], ces caractéristiques sociales communes permettent d'écrire une synthèse historique. Mais depuis 1979, aucune autre Histoire d'Occitanie n'a été entreprise.

[modifier] Différents noms de l'Occitanie ou de ses régions

Tout comme la langue d'Oc, l'Occitanie a été désignée sous diverses appellations successives[21]. Les termes ne sont pas exclusifs : on peut, à un même période, trouver des auteurs qui emploient des termes différents. Occitanie ou Pays d'Oc sont les termes les plus fréquemment employés aujourd'hui. Toutefois le terme de Provence est encore usité quand les félibres chantent la Coupo Santo par exemple lors de la fête annuelle de l'Estello.

  • Diocesis Viennensis' ou Septem Provinciae, sous Dioclétien et Constantin lors d'une division de l'Empire romain, la Gaule est divisée en diocèses et celui de Vienne a sa frontière sur la Loire, contourne le Massif Central et passe le Rhône entre Lyon et Vienne[22]. C'est le début de la bi-partition entre langue d'oc et langue d'oil[4].
  • Royaume d'Aquitaine: en 781, Charlemagne crée le premier royaume d'Aquitaine, il nomme son fils Louis à sa tête. Ce nouvel État comprenait l'Aquitaine proprement dite (région entre Garonne et Loire et le Massif central) ainsi que la Vasconie. En 806, Charlemagne partage son empire. Louis reçoit en plus de l'Aquitaine : la Gascogne, la Navarre, le duché de Toulouse, le comté de Barcelone, la Septimanie et la Provence.
  • Aquitaine jusqu'au XIe siècle : ce terme regroupait le Languedoc, la Gascogne et l'ancienne province romaine du même nom.
  • Provence ou Provincia du XIe siècle et ensuite : ensemble des pays de langue d'oc (aussi appelée langue provençale) du sud de la Loire.
  • Occitania (Languedoc) créée en latin par l'administration capétienne avec la combinaison de la particule Oc (oui) et de la prestigieuse Aquitania (Aquitaine)[23] pour désigner les nouveaux territoires royaux conquis au sud de la Loire. Ce terme servit, après l'annexion de la quasi-totalité des pays du Midi par la France, à désigner uniquement le Languedoc.
  • Respublica Occitania et Patria Linguæ occitanæ au cours du XIVe siècle[24].
  • Gascogne après l'édit de Villers-Cotterets, « on appelle du nom général de Gascogne ou de Gascons, les pays et les peuples situés à gauche de la Loire où on parle encore l'ancien provençal »[25].
  • Provinces de l'Union ou Provinces-Unies du Midi: en février 1573 les huguenots et les catholiques modérés créent une république fédérative où chaque province jouit d'une grande autonomie face au pouvoir central[26].
  • Pays d'Oc : 1892 (Frédéric Mistral), repris par Antonin Perbosc quatre ans plus tard.
  • Occitanie (au sens de l'ensemble des parlers d'oc) : au XIXe siècle, dans le Trésor du félibrige, et en 1911 dans les Statuts du félibrige[27] ; en 1927, Estieu et Salvat fondent le Collège d'Occitanie[28]. Pour Nicolas Quint, « l'adjectif occitan est couramment utilisé par l'ensemble de la population pour désigner des concepts et objets mais pas des êtres humains »[29].
  • Domaine d'oc.

Le terme Occitanie recouvre aujourd'hui une région linguistique. Ce sens était utilisé à l'époque médiévale attestée depuis 1290[30]. Le 29 mai 1308, lors du consistoire de Poitiers, il ressort que le roi de France règne sur deux nations : l'une de lingua gallica et l'autre de lingua occitana. En 1381, le roi Charles VI considère que son royaume comprend deux parties: les pays de langue d'oc ou Occitanie et les pays de langue d'oil ou Ouytanie « Quas in nostro Regno occupare solebar tam in linguae Occitanae quam Ouytanae »[31]. Occitanie reste en vigueur dans l'administration jusqu'à la Révolution française de 1789. Il est repris au XIXe siècle par l'association littéraire du Félibrige[32] puis il est à nouveau revendiqué depuis le XXe siècle, notamment depuis la fin des années 1960. Un certain nombre d'intellectuels et de mouvements culturels ou politiques aspirent à une renaissance littéraire en langue d'oc, et parfois, à une autonomie, voire une indépendance totale (politique, culturelle et économique) des zones qu'ils considèrent comme occitanes.

[modifier] L'invention du concept moderne d'Occitanie

Si le terme Occitanie apparaît au cours du XIXe siècle, il ne devient courant qu'au milieu du XXe siècle. Dans l'entre-deux-guerres, une école félibréenne, l'Escòla Occitana est créée en 1919 en Languedoc toulousain. La Société d'études occitanes voit le jour en 1930. Ces initiatives (ainsi que d'autres) restent très liées, notamment par la double appartenance de leurs principaux animateurs, au Félibrige, dont les statuts de 1911 mentionnaient d'ailleurs l'Occitanie.

Après la Seconde Guerre mondiale, la création de l'institut d'études occitanes, « issu de la résistance » (à une époque où le Félibrige comme la SEO, étaient entachés par des procès de collaboration), mais surtout son action en matière de réforme linguistique, notamment sa volonté d'adapter la norme classique au provençal, marquent une rupture avec une fraction importante du Félibrige. [33].

[modifier] Géographie de l'Occitanie

Voir aussi : Géographie de l'Occitanie.

[modifier] Généralités

L'Occitanie s'étend sur quatre États :

  • En France : l'Occitanie correspond à peu près à la notion vague de « Midi » qui comprend l'essentiel du Massif central et presque toutes les régions du sud, sauf la Corse, le Roussillon où l'on parle catalan et le Pays basque.
  • En Italie : les Vallées Occitanes, dans les Alpes (rattachées aux régions Piémont et Ligurie.
  • En Espagne : le Val d'Aran.
  • À Monaco : qui est un cas particulier puisque le ligure y est aussi largement présent.

Dans l'ensemble, ce qui caractérise ces pays d'oc est leur ossature montagneuse avec trois refuges « quasi inexpugnables », les Pyrénées, le Massif Central et les Alpes[34] et de nombreuses vallées et plateaux.

Les régions d'Ancien-Régime qui composent l'Occitanie sont les suivantes : Auvergne, Bourbonnais (moitié sud), Couserans, Dauphiné (moitié sud), Comté de Foix, Comté de Nice, Périgord, Gascogne, Guyenne, Languedoc, Angoumois (extrémité orientale), Limousin, Poitou (extrémité sud-est), Marche, Provence, Comtat Venaissin, Velay, Vivarais.

Les régions administratives couvrant l'Occitanie sont les suivantes : Aquitaine (sauf les périphéries où l'on parle basque et saintongeais), Auvergne (sauf le nord de l'Allier), Limousin, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon (sauf les Pyrénées-Orientales où l'on parle majoritairement le catalan bien que la région du Fenouillèdes, au Nord-Ouest du département, soit de langue et de culture occitane), Provence-Alpes-Côte d'Azur, Rhône-Alpes : dans la moitié sud, à savoir presque toute la Drôme et l'Ardèche, le sud de l'Isère et quelques franges de la Loire. Dans les autres départements, la langue régionale est l'Arpitan, Poitou-Charentes : dans l'est de la Charente et dans le sud-est de la Vienne, Région Centre : dans quelques communes au sud, Piémont (Italie): dans les Vallées Occitanes, Ligurie (Italie): dans quelques communes à l'est, rattachables aux Vallées Occitanes, Catalogne (Espagne) : dans le Val d'Aran (voir : "Régions occitanes" pour plus de précisions).

La pratique des parlers d'oc n'est pas la même uniformément sur tout le territoire : il existe une zone de transition linguistique appelée Croissant où les parlers d'oil et d'oc interfèrent fréquemment. Il peut arriver qu'ailleurs dans le monde, on rencontre des locuteurs de la langue d'oc

  • Grandes villes d'Occitanie

Ce tableau donne le classement des grandes villes occitanes selon la population de leur aire urbaine (recensement de 1999). Il inclut toutes les communes de plus de 100 000 habitants. Aix-en-Provence est la seule commune dans ce cas.

L'aire urbaine englobe l'agglomération (pôle urbain) ainsi que les communes de la couronne périurbaine dont au moins 40% de la population résidente ayant un emploi travaille dans l'agglomération ou dans des communes attirées par celle-ci (définition INSEE).

Les chiffres indiqués sont ceux de la population totale (avec doubles comptes) pour les communes, et sans doubles comptes pour les agglomérations et aires urbaines.

[modifier] Statistiques sur l'usage de l'occitan

La part des personnes capables de communiquer en langue d'oc est inférieure à la majorité en France mais supérieure dans l'espace occitanophone espagnol. Ces écarts sont le résultat de politiques linguistiques différentes d'un pays à l'autre. A l'intérieur des régions françaises, des écarts importants sont notables. Ils proviennent de différences dans la maintient de l'usage de la langue mais aussi beaucoup des méthodes statistiques utilisées (sondages, recensements). Il est à noter l'absence d'une étude synchronique concernant directement l'Occitanie. Enfin, les chiffres dépendent en partie des questions posées : en effet, la question "Savez-vous parler occitan ?" n'appelle pas la même réponse que "pratiquez-vous régulièrement l'occitan ?". Ainsi les écarts, notamment concernant l'Auvergne et la Provence sont-ils très importants.

Les méthodes employées ont été spécifiées dans la mesure du possible pour chaque enquête. Les études régionales sont classées dans l'ordre chronologique décroissant (du plus récent au plus ancien).

[modifier] Auvergne (2006)

L'enquête estimant le nombre des locuteurs en Auvergne est un sondage, c'est à dire une projection à partir des résultats d'un échantillon. La marge d'erreur peut être assez importante, surtout si les sondeurs ne disposent pas de données concernant les dernières années.

Auvergne (enquête IFOP menée en juin 2006) :

Auvergne
Comprend l'occitan 61 %
Parle occitan 42%


[modifier] Provence (1999)

En Provence a eu lieu une enquête intitulée "histoire familiale" (E.H.F.) au cours du recensement général de la population française de mars 1999. Il resterait à peu près 100 000 provençaux qui parlent la langue d'oc[35], soit à peu près 2% de la population. Cette enquête a donné lieu a une publication dans la revue Marges linguistiques[36]. En nombre de locuteurs, la langue d'oc n'est que la sixième langue parlée en Provence après le français, l'anglais (644 000 locuteurs), l’arabe (dans l'ensemble de ses dialectes), l’espagnol (castillan) et l’italien.

[modifier] Aquitaine (1997)

Aquitaine
Sondage du Conseil Régional d'Aquitaine réalisé par téléphone Média Pluriel Méditerranée en 1997[37]

Pratiques et représentations de la langue occitane en Aquitaine- Décembre 1997

Aquitaine Bordeaux Gironde (avec Bordeaux et hors zone saintongeoise) (département 33) Dordogne (département 24) Landes (département 40) Lot-et-Garonne (département 47) Pyrénées-Atlantiques hors Pays basque (Dpt 64)
Comprend l'occitan 11 % 27 % 54 % 48 % 42 % 41 %
Parle occitan 3 % 13 % 34 % 28 % 25 % 22 %


[modifier] Languedoc-Roussillon (1991)

Languedoc-Roussillon[38] :

  • Une personne sur deux comprend l'occitan
  • Une personne sur quatre sait parler occitan
Languedoc-Roussillon
Comprend l'occitan 48 %
Parle occitan 28 %


[modifier] Val d'Aran (1991)

Il s'agit ici d'un recensement en 1991.

Val d'Aran (Catalogne) [3] :

Val d'Aran
Comprend l'occitan 92,3 %
Parle occitan 60,9 %


[modifier] Débat autour de l'Occitanie

[modifier] Une identité commune ?

En 1979, paraît l'Histoire d'Occitanie co-édité par l'Institut d'études occitanes et les éditions Hachette. Le titre fait penser à l'histoire d'un pays. L'ouvrage est paru sous la direction Robert Lafont et défend la thèse qu'on peut écrire l'histoire du peuple occitan comme celle de n'importe quel autre peuple. Il n'est pas rare de trouver sous la plume des occitanistes des références à la colonisation française[39] ou au peuple occitan[40].

[modifier] Le problème de la standardisation de l'écriture

Au XIXe siècle : l'effort d'unification a surtout porté à unifier le « pays d'oc » (comme on disait alors) autour de la graphie utilisé par Frédéric Mistral. Au XXe siècle, la graphie classique devient majoritaire mais elle coexiste avec des graphies minoritaires au global mais parfois majoritaires dans une région (ex : la graphie mistralienne en Provence).

Gui Martin et Bernard Moulin, dans leur Grammaire provençale, établissent le parallèle entre la graphie classique et l'occitanisme culturel[41].

Il existe - comme en français - une palatisation du CA et du GA latins en CHA et en JA. Elle est toujours vérifiable dans la partie septentrionale de l'Occitanie et définit ce que les linguistes ont dénommé le « nord-occitan ». À titre d'exemple, canta devient chanta, castel, chastel et plaga, plaja[42].

[modifier] Des symboles communs ?

Articles détaillés : Croix occitane et Étoile à sept branches.

Deux symboles sont généralement employés pour désigner l'Occitanie : l'étoile à sept branches (astrada en graphie classique, astrado en graphie mistralienne) et la croix occitane (crotz occitana, crous óucitano), parfois aussi appelée croix de Toulouse. Ces deux symboles sont souvent utilisés seuls[43] et ils entrent alors en concurrence entre eux. Mais ces symboles sont aussi plus souvent associés pour symboliser l'unité du pays d'oc.

La croix occitane est de geules à la croix vidée, cléchée (ou pattée) et pommetée d'or. Il en existe plusieurs espèces : dans certains cas, les pommetées forment un rond (ci-contre), dans d'autres un carré.

La première apparition de la croix, concernant le Comté de Toulouse, date du règne de Raymond V. Il existe notamment une description du sceau de ce comte datée de 1165.

Pour le moment, les documents ne permettent pas de déterminer une origine unique incontestable.

[modifier] Mouvements culturels et politiques

Il y a une distinction fondamentale entre les mouvements dont la vocation est culturelle et les mouvements strictement politiques qui se présentent aux élections. Les associations culturelles comme le Félibrige ont toujours voulu être hors des partis politiques pour mieux rassembler l'ensemble des locuteurs de la langue d'oc.

Politiquement, comme le dit Henri-Irénée Marrou ou le linguiste occitaniste Patrick Sauzet dans les années 1970 l'Occitanie n'existe pas, c'est-à-dire qu'elle n'a pas d'État[44]. Depuis, il y a eu l'apparition des eurorégions qui dépassent le cadre régional de 1956 mais sans voir la création d'une eurorégion "Occitanie" (Le Midi-Pyrénées, le Languedoc-Roussillon, la Catalogne et l'Aragon se sont associés de leur côté alors que le Rhône-Alpes, la PACA, la Ligurie, le Piémont et le Val d'Aoste se sont associés du leur). Les difficultés politiques de l'Occitanie se retrouvent aussi dans les mouvements politiques qui s'en réclament. Ces partis n'ont jamais eu d'élu, ni au parlement français, ni dans les conseils régionaux, généraux, ni dans les municipalités d'une ville de taille grande, moyenne ou petite. Contrairement aux partis politiques corse, basque ou catalan, le mouvement politique occitan n'a pas trouvé de représentativité dans la population. Quelques actions sont tout de même à souligner comme la constitution d'un gouvernement alternatif. Ces partis sont aussi des organes de réflexion sur le rôle des minorités dans l'État.

[modifier] Culture

La plus ancienne association est le Félibrige. Une partie de ses membres a fondé un mouvement distinct sous le nom d'IEO après la Seconde Guerre mondiale.

Mouvements reconnaissant l'unité de la langue d'Oc :

Mouvements prônant une identité provençale distincte :

[modifier] Politique

Parmi les anciens mouvements politiques, on peut citer :

  • Comitat Occitan d'Estudis e d'Accion (COEA): autonomiste de gauche
  • Comitats d'Accion Occitana (CAO): gauche
  • Corrent Revolucionari Occitan (CRÒC), indépendantiste lié à l'extrême gauche révolutionnaire.
  • Entau País: autonomiste de gauche implanté en Gascogne
  • Federacion Anarquista-Comunista d'Occitània (FACO), indépendantiste, communiste libertaire
  • Lucha Occitana: groupe d'intellectuels, d'étudiants et de syndicalistes agricoles, idéologiquement de gauche révolutionnaire, autonomiste et socialiste.
  • Movimento Autonomista Occitano (MAO): branche du Parti nationaliste occitan dans le Piémont occitan italien. Seul son journal Ousitanio Vivo continue de paraître.
  • Partit Provençau: autonomiste
  • Pòble d'Òc: indépendantiste et libertaire
  • Le mouvement Volèm Viure al País (VVAP): mouvement socialiste composé de différents groupes locaux autogestionnaires. Il n'existe plus mais le slogan qu'il a en fait repris reste souvent employé.

[modifier] Langue et culture

Voir aussi : Occitan

C'est au Moyen Âge qu'apparaît une langue littéraire, le limousin, depuis désigné comme la koinê (langue commune) des troubadours[45]. L'importance qu'elle prit dans toute l'Europe occidentale fut rendue possible par la création d'un état occitano-catalan puissant ayant pour suzerains les comtes de Toulouse et de Barcelone[46]. Cette langue désignée aussi sous le terme de proençau (provençal) fut nommée pour la première fois comme « langue d'oc » par Dante dans ses ouvrages De Vulgaris Eloquentia (I, chap. VIII) et La vita Nuova (XXV)[23].

[modifier] Langue et littérature

Ensembles supradialectaux de la langue d'oc

L'occitan ou langue d'oc et le français ou langue d'oil sont relativement proches. Ces deux langues ont non seulement une même origine mais ce sont celles qui interfèrent le plus au niveau culturel[47]. Selon certains linguistes, l'occitan se compose de quatre groupes dialectaux[48] :

Article détaillé : Occitan.
Article détaillé : Littérature occitane.

[modifier] Médias en langue d'Oc

Bien que parlée ou comprise par plusieurs millions de personnes, la langue occitane ne possède pas une seule chaîne de télévision spécifique mais d'émissions hebdomadaires, de divers médias en langue d'Oc et principalement dans la presse écrite.

[modifier] Divers aspects culturels

La culture en langue d'oc comprend de nombreux chants traditionnels et une création diversifiée.

La gastronomie méridionale est réputée.

  • Jeu de quilles de 9
  • La course landaise, qui est la version actuelle des anciennes courses de taureaux lâchés dans les rues.
  • La course camarguaise, pratiquée le Gard, les Bouches-du-Rhône (région de la Camargue) et dans une moindre mesure l'Hérault et le Vaucluse, et dont le but est d'aller chercher des attributs placés sur les cornes du taureau.
  • La pelote basque, ancêtre du jeu de paume français. Malgré les interdictions de jouer en France, ce jeu est resté pratiqué traditionnellement au Pays basque et en sud-Gascogne.
  • Le rugby possède en Occitanie un fort côté identitaire qui est lié aux origines de l'implantation de ce sport. À une époque, les syndicats d'ouvriers et même les regroupements étaient interdits. Le rugby a permis le développement des luttes sociales. En effet, les vestiaires du rugby étaient le seul lieu pour échanger des idées politiques entre de petits groupes. Les rencontres entre équipes originaires de différentes régions ont permis une propagation d'idéaux sociaux. L'entraide et le soutien mutuel entre rugbymans liés à cette époque ont aussi contribué à mêler sport, social et identité commune. Le rugby à XIII est solidement ancré dans l'Aude, en Provence, Lot-et-Garonne et dans la région toulousaine. On trouve aussi le rugby à XV (les équipes de Brive, de Toulouse, de Béziers, de Narbonne, d'Agen, de Toulon, d'Auch et de Montferrand comptent parmi les plus réputées).
  • La pétanque (de "pe" signifiant "pied", et de "tanca" signifiant « pieu, attache » en occitan provençal)
  • Le pilou, lo pilo sur la côte niçoise (pièce trouée avec un floc servant de guide)
  • La balle au tambourin joué dans la région de Montpellier
  • La joute nautique (joutes languedociennes pratiquées de Béziers au Grau-du-Roi, joutes provençales pratiquées en Provence et sur la Côte d'Azur).

Parmi les fêtes remarquables :



[modifier] Orientations bibliographiques

La bibliographie sur l'Occitanie a un caractère très disparate. Elle comporte plusieurs aspects remarquables : D'abord, les nombreuses publications sur le sujet (qui ne peuvent d'ailleurs pas toutes trouver leur place ici) sont souvent des textes engagés en faveur ou en opposition à l'idée d'Occitanie. De plus, le champ d'étude étant à cheval sur plusieurs pays, la bibliographie a un caractère fortement transnational et plurilingue. Enfin, le classement proposé ici suit l'ordre chronologique décroissant des années de publication.

Ouvrage utilisé pour la rédaction de cet article : source utilisée pour la rédaction de cet article.

[modifier] Bibliographie en français

  • Henriette WALTER, Aventures et mésaventures des langues en France, Nantes, Éditions du temps, 2008, 288 pages . Ouvrage utilisé pour la rédaction de cet article
  • Jean LAFITTE et Guilhem PEPIN, "Langue d'oc, princesse d'ambiguïté. Mistral, la langue d'oc et ses dialectes", in La France latine, n°145 - 2007, "Enjeux de recherches interdisciplinaires sur le domaine d'oc", pages 49-130 (ISSN 0222.0326) . Ouvrage utilisé pour la rédaction de cet article
  • Collectif, Langues d'oc, langues de France. Aspects politiques et juridiques, linguistiques et sociolinguistiques, Princi Negue Editour, 2006, 118 pages (ISBN 2.84618.320.1) . Ouvrage utilisé pour la rédaction de cet article
  • Hervé TERRAL, La langue d'oc devant l'école, 1789-1951 : entre lutte et répression, la place accordée à l'occitan dans l'enseignement / textes choisis, Puylaurens, Institut d'études occitanes, 2005, 347 pages (ISBN 2-85910-383-X) .
  • Pierre LAVELLE, L'Occitanie, histoire politique et culturelle, Puylaurens, Institut d'études occitanes, 2004, 587 pages (ISBN 2-85910-350-3) . Ouvrage utilisé pour la rédaction de cet article
  • Michel BANNIARD (dir.), Langages et peuples d'Europe : cristallisation des identités romanes et germaniques, VIIe-XIe siècle : colloque international / organisé par le Centre européen d'art et civilisation médiévale de Conques et l'université de Toulouse-Le Mirail, juillet 1997, Toulouse : CNRS, université de Toulouse-Le Mirail, 2002, 269 pages (ISBN 2-912025-09-5) .
  • Philippe BLANCHET et Paul PONS (dir.), Les langues et cultures régionales ou minoritaires de l'Arc alpin : actes du colloque international, Gap, les 12 et 13 juillet 2002, Gréoux-les-Bains, Les Isles, Unioun prouvençalo, 2003, 95 pages (ISBN 2-7449-0493-7) .
  • Laurent ABRATE, Occitanie 1900-1968, des idées et des hommes : l'émergence et l'histoire de la revendication occitane, Puylaurens, Institut d'études occitanes, 2001, 622 pages (ISBN 2-85910-280-9) . Ouvrage utilisé pour la rédaction de cet article
  • Pierre PASQUINI, Le pays des parlers perdus, Montpellier, Presses du Languedoc, 1994, 190 pages, préface de Robert Lafont . Ouvrage utilisé pour la rédaction de cet article
  • Gilles REBULL, “Nationalité et régionalisme en Provence de 1859 à 1893 : une interprétation de l'évolution felibréenne au regard de l'expérience catalane”, Lou Félibrige - La revisto, n°222, premier trimestre 1997 .
  • Henriette WALTER, L'aventure des langues en Occident, 1994 (ISBN 2-221-05918-2) .
  • René MERLE, Une mort qui n'en finit pas ? L'écriture de l'idiome natal de la fin de l'Ancien régime à la naissance du Félibrige, Nîmes, MARPOC ; Montpellier, CNRS-Montpellier III, 1990, 215 pages (ISBN 2-907690-02-7) .
  • Eliza Miruna GHIL, L'Âge de parage : essai sur le poétique et le politique en Occitanie au XIIIe siècle, New York-Bern-Paris, P. Lang, 1989, 407 pages , Collection "University studies in medieval and Renaissance literature", trad. de l'américain (ISBN 0-8204-1072-1) . Ouvrage utilisé pour la rédaction de cet article
  • Yves ROUQUETTE, Occitanie, Centre international de documentation occitane, 1984, 260 pages (ISBN 2901191207) . Ouvrage utilisé pour la rédaction de cet article
  • Daniel BORZEIX, René PAUTAL et Jacques SERBAT, Révoltes populaires en Occitanie : Moyen Âge et Ancien Régime, Le Loubanel, les Monédières, 1983, 394 pages (ISBN 2-903438-29-3) .
  • Alain ALCOUFFE, Pierre LAGARDE, Robert LAFONT avec la collaboration de Jean-Claude Lugan, Pour l'Occitanie, Toulouse, Privat, 1979, 210 pages (ISBN 2-7089-4604-8) . Ouvrage utilisé pour la rédaction de cet article
  • René NELLI, Mais enfin, qu'est-ce que l'Occitanie ?, Toulouse, Privat, 1978, 202 pages . Ouvrage utilisé pour la rédaction de cet article
  • Michel BANNIARD, Langue et culture occitanes en Limousin aujourd'hui, Limoges : CRDP, 1977, 19 pages .
  • Gaston BALZAGUES, "Les Organisations occitanes", Paris, revue Les Temps modernes, num. 324-326 août-septembre 1973 .

[modifier] Bibliographie en occitan

  • J. FOURIE, “La premsa d'oc pendent la darrièra guerra: l'exemple de Terra d'Oc”, Lo gai saber .
  • Pierrette BERENGIER, Li discours di Capoulié à la Santo-Estello : 1941-1982, Bras (les Terres blanches, 93149), Parlaren, 1994, 291 pages (ISBN 2-284-00024-X) .

[modifier] Bibliographie en catalan et castillan

  • Felip GARDY, “Occitània: un enjòc”, IV Jornades del CIEMEN del 16 al 23 d'agost del 1979 “Fet nacional: llengua, territori i migracions, publicada a Nationalia V .
  • Alain ROCH, “Occitània: ensenhament e mass-media”, V Jornades del CIEMEN del 24 al 28 d'agost del 1980 “Ensenyament de la llengua i mitjans de comunicació social, publicat a Nationalia VI .
  • Pèire LAGARDA, “Occitania e Occitanisme”, I Jornades del CIEMEN del 22 al 29 d'agost del 1976 in “Relacions lingüístiques Occitània-Catalunya” .
  • Joan-Pèire BALDIT, Occitània, Barcelone, La Magrana, Collecció Alliberament, 1982, traduction en Catalan de Jordi Bolòs et Maria Dolors Duran .
  • Imma TUBELLA et Carles VINYAMATA, Les nacions de l'Europa capitalista, Barcelone, La Magrana, 1978 .
  • Jesús MESTRE i GODES, Els càtars. Problema religiós, pretexte polític, Barcelone, Col. A l'Abast, 1994 .
  • Xosé Lois GARCIA, Naciones colonizadas de Europa Occidental, Cruña, Follas Novas, 1978 .
  • Jordi VENTURA, Les cultures minoritàries europees, Barcelone, Selecta, 1963 .
  • Joan GROSCLAUDE, Pèire LAGARDA, ALCOUFFE Alem, Jordi VENTURA et Alem SURRE-GARCIA, «Occitània. L'última oportunitat», El Temps 15 février 1999 .
  • Xavier LAMUELA, Català, occità i friülà: llengües subordinades i planificació lingüística, Barcelone, Quaderns Crema, Assaig Minor, 1987 .
  • Xosé M. NUÑEZ SEIXAS, Movimientos nacionalistas en Europa en el siglo XX, Madrid, Ed. Síntesis, Col. Historia Universal Contemporánea, 1998 .
  • Jordi VENTURA, «La revolució francesa i les llengües no oficials de l'Estat francès», Revista de Catalunya núm. 38 febrer 1990 .
  • Jordi VENTURA, "L'edicte de Villiers-Cottêrets", Revista de Catalunya núm. 58, décembre 1991 .
  • FIGUERES i TRULL, «Ieu conessi un païs. Occitània i l'occità del 1945 als nostres dies», Revista de Catalunya núm 125 gener 1998 .
  • Aureli ARGEMí et Ricard VARGAS GOLARONS, «Dossier Occitània», Altres Nacions núm 2 1981 .

[modifier] Voir aussi / Liens

[modifier] Articles historiques et politiques

[modifier] Articles linguistiques et culturels

[modifier] Liens et documents externes

[modifier] Notes et références

  1. Écriture selon la graphie classique
  2. Écriture selon la graphie mistralienne
  3. Pierre Bec, La langue occitane, Éd. Presses Universitaires de France, Paris, 1986, p. 3.
  4. ab Pierre Bec, op. cit., p. 21.
  5. Il existe aussi une variante d'occitan monégasque autochtone (quartier du Port à la Condamine et de Saint Roman) - dite patois - qui est appelée moneguier. (René ANFOSSO, locuteur de moneguier p. 51 in REVEST Laurenç Nissa e Occitània per Garibaldi. Anthologie garibaldienne d'Oc, SERRE éd., Nice, 212 p.)
  6. Plus de détails dans l'article Géographie de l'Occitanie.
  7. "Environ 20% de la population actuelle est née en dehors du territoire (de 30 à 35% en Provence, moins de 20% à l'ouest du territoire). Cette immigration s'est produite surtout entre 1975 et 1993. Les langues parlées par les nouveaux venus sont majoritairement le français et ensuite les langues de l'immigration (arabe, berbère, etc.)." [1]
  8. Seulement 583000 pour Philippe Martel : langues et cité
  9. Notamment sous la plume de Frédéric Mistral en 1892. Avant 1892, dans les années 1878-1886, Frédéric Mistral écrit dans Lou Tresor dòu Felibrige, page 430 du deuxième tome : La langue d'oc, ainsi nommée à cause de cette affirmation qui lui est particulière et qui usitée depuis Nice jusqu'à Bordeaux. En 1896, Antonin Perbosc l'emploie auss. Cf. Jean Lafitte et Guilhem Pépin, Ibid., 2007.
  10. Un autre point de vue, défendu d'une certaine manière par ce site, dépasse la notion d'espace culturel uni et parle de nation.
  11. Position de l'I.B.G. Certains Gascons ne se sentent pas du tout occitans. André Ariès tout en étant locuteur de la langue d'oc n'était pas occitan.
  12. Philippe Blanchet, directeur de la revue France Latine
  13. Henriette WALTER, Jean LAFITTE, Philippe BLANCHET, etc.
  14. Par exemple, Henri-Irénée Marrou, historien et musicologue né à Marseille, écrivit dans la revue Esprit lors de la sortie d'Histoire d'Occitanie dirigé par Robert Lafont : Il n'y a jamais eu d'Occitanie !. Marrou se revendiquait français et voyait dans la notion d'Occitanie une atteinte à l'unité nationale.
  15. Robert Lafont, L'âge classique, tome I de l'Histoire et anthologie de la littérature occitane, Montpellier, Les Presses du Languedoc, 1997.
  16. Droit privé comparé Par Jean-François Gerkens
  17. voir sur ce sujet les chapitres 2, 3 et 5 du présent ouvrage. Jean-François Gerkens, Ibid, pages 74-75.
  18. Goubert et Roche
  19. « Le Midi rouge » est - il bien une réalité ? Entretien avec Jean-Jacques Becker et Gilles Candar, parution dans la revue Arkheia n°17-18.
  20. André Armengaud et Robert Lafont (dir.), Histoire d'Occitanie, Paris, Hachette, 1979, 949 pages
  21. Revista tolsana Infòc, no 265, Genièr 2008.
  22. Pierre Bec, op. cit., p. 20.
  23. ab Pierre Bec, op. cit., p. 64.
  24. Pierre Bec, op. cit., p. 65.
  25. Dom Vaissette
  26. Musée virtuel du protestantisme français [2]
  27. Article Óucitanìo (en norme mistralienne, pour Occitània en norme classique) dans : Frédéric Mistral (1879-1886) Lou Tresor dóu Felibrige, Dictionnaire provençal-français, Aix-en-Provence : Remondet-Aubin [rééd. 1979, Aix-en-Provence : Edisud, 2 vol.] [consultable en ligne à http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7486f]. Voir aussi les statuts du Félibrige adoptés en 1911, à l'article 11: Tóuti li Felibre majourau o manteneire soun coumparti dins de seicioun terrenalo dicho mantenènço e courrespoundènto, tant que se pòu, is anciano prouvinço de l'Óucitanìo o i grand dialèite de La Lengo d'O. « Tous les félibres majoraux ou mainteneurs sont répartis dans des sections territoriales dites maintenances et correspondant, autant que possible, aux anciennes provinces de l'Occitanie ou aux grands dialectes de la langue d'oc »
  28. Pierre Pasquini, Le pays des parlers perdus, préface de Robert Lafont, Montpellier, Presses du Languedoc, 1994, voir la page 160 pour plus de précisions.
  29. Nicolas Quint, Le Languedocien ou Occitan central de poche, Assimil, 2007, citation de la page 86
  30. Robèrt Lafont (1986) La nominacion indirècta dels païses, Revue des langues romanes nº2, tome XC, pp. 161-171
  31. André Dupuy, Marcel Carrières et André Nouvel, Histoire de l'Occitanie, Éd. Connaissance de l'Occitanie, Montpellier, 1976 p. 58.
  32. Article Óucitanìo (en norme mistralienne, pour Occitània en norme classique) dans : Frédéric Mistral (1879-1886) Lou Tresor dóu Felibrige, Dictionnaire provençal-français, Aix-en-Provence : Remondet-Aubin [rééd. 1979, Aix-en-Provence : Edisud, 2 vol.] [consultable en ligne à http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7486f]. Voir aussi les statuts du Félibrige adoptés en 1911, à l'article 11: Tóuti li Felibre majourau o manteneire soun coumparti dins de seicioun terrenalo dicho mantenènço e courrespoundènto, tant que se pòu, is anciano prouvinço de l'Óucitanìo o i grand dialèite de La Lengo d'O. « Tous les félibres majoraux ou mainteneurs sont répartis dans des sections territoriales dites maintenances et correspondant, autant que possible, aux anciennes provinces de l'Occitanie ou aux grands dialectes de la langue d'oc »
  33. Simon Calamel et Dominique Javel, La langue d'oc pour étendard, p. 203 : IEO... organisme concurrent mais mas forcément ennemi...créé en 1945.
  34. Pierre Bec, op. cit., pp. 12-13.
  35. Enquete Histoire Familiale
  36. Marges linguistiques : site archivée : Le volet linguistique du recensement français de 1999 Résultats et analyse appliqués à la Provence et au provençal, par Philippe Blanchet, Louis-Jean Calvet, Damien Hilléreau et Ewen Wilczyk, numéro 10, novembre 2005.
  37. Sondage du Sondage du conseil régional d'Aquitaine Média Pluriel Méditerranée
  38. Sondage réalisé en 1991 par Média Pluriel Méditerranée – Montpellier
  39. Maryse ROUY : une langue restée vivante après huit siècles de colonisation française
  40. Il existe un peuple occitan
  41. Gui Martin et Bernard Moulin, Grammaire provençale et cartes linguistiques, Aix-en-Provence, Comitat Sestian d'Estudis Occitans, C.R.E.O.Provença, p. 5.
  42. Pierre Bec, op. cit., p. 34.
  43. L'astrada est utilisée seule sur la carte de membre du Félibrige, la croix est utilisée seule sur le sigle de l'IEO.
  44. Revue Esprit, janvier 1975. Patrick Sauzet a par ailleurs écrit dans le Bulletin de l'Institut occitan de Pau : « C'est parce qu'il n'y a jamais eu d'Occitanie qu'il est intéressant de la faire ». (octobre 1998)
  45. Pierre Bec, op. cit., p. 38.
  46. Pierre Bec, op. cit., p. 22.
  47. Pierre Bec, op. cit., p. 4.
  48. Pierre Bec, op. cit., p. 34.



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